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11/9 : L’Histoire des 28 pages – et leur contenu... (vidéos)

par Les crises 26 Avril 2016, 12:48 11-9 USA Confidentiel 28 pages Documents

1ère partie de la longue vidéo que nous avons réalisée pour le blog, et qui présente les fameuses 28 pages – enfin, fameuses aux États-Unis, car en France, vu nos médias…

Vous aurez demain l’émission 60 minutes, que des millions d’Américains ont vue…

En attendant, première vidéo :

Voici le script de la vidéo précédente, pour disposer des sources facilement.

1/ Prologue

Rappelons-nous : le 11 Septembre 2001, 3000 personnes décèdent suite aux attentats-suicides qui se produisent en plein New-York.

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« 11 Septembre 2001 : Discours de George W. Bush » (source : INA)

De 0’47 à 1’06

George W. Bush : « Les recherches sont en cours afin d’identifier ceux qui sont derrière cet Axe du Mal. J’ai demandé à toutes nos ressources de renseignement et de police de trouver les responsables et de les traduire en Justice. Nous ne ferons aucune distinction entre les terroristes qui ont commis ces faits et ceux qui les ont protégés. »


« 21 Septembre 2001 : Discours de George W. Bush » (source :YouTube)

De 0’36 à 0’50

George W. Bush : « Notre peine s’est transformée en colère, et notre colère en détermination. Que nous livrions nos ennemis à la Justice, ou que nous fassions Justice nous-mêmes, Justice sera faite. »


« Richard Clarke témoigne de la réaction du gouvernement le 12 septembre 2001. » (source : Viméo)

Richard Clarke a été le Coordinateur national pour la sécurité et le contre-terrorisme aux États-Unis de 1998 à 2003, dans les gouvernements Clinton et Bush.

De 41’49 à 42’56


« 22 juillet 2004 : Rapport officiel de la Commission du 11 Septembre »

« Il ne semble pas qu’un gouvernement autre que celui des Talibans ait soutenu Al-Qaïda financièrement avant le 11 septembre, même si des sympathisants au sein de certains gouvernements ont pu fermer les yeux sur les activités de collecte de fonds d’Al-Qaïda

L’Arabie saoudite a longtemps été considéré comme la source principale de financement d’Al-Qaïda, mais nous n’avons trouvé aucune preuve que le gouvernement saoudien en tant qu’institution, ou de hauts responsables saoudiens aient financé individuellement l’organisation. »
et

« À ce jour, le gouvernement américain n’a pas été capable de déterminer l’origine de l’argent utilisé pour commettre les attentats du 11 septembre. Mais en définitive, c’est un point qui a une faible importance pratique…. »

Ensuite :

« Ce rapport a fait l’objet de très fortes controverses dès le début, l’Administration Bush refusant de témoigner sous serment, et le public critiquant des nominations comportant de nombreux conflits d’intérêt. Beaucoup d’associations de familles des victimes ne furent pas satisfaites des conclusions. »

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« Cette commission n’eut qu’un budget initial de 3 millions de dollars, finalement porté tardivement à 14 millions.

À titre de comparaison, les enquêtes sur les explosions des navettes Challenger (1986) et Columbia (2004) bénéficièrent d’un budget de 75 et 50 millions de dollars, et 40 millions de dollars furent alloués à l’enquête sur l’affaire Clinton-Lewinsky.

La Maison Blanche voulait imposer un délai de 12 mois pour que la Commission finalise son enquête. Le temps imparti fut en définitive porté à 16 mois. »


« En 2006, Le vice-Président de la Commission d’enquête sur le 11/09, Lee Hamilton, se plaignit des conditions de leur enquête (source :Xenomorph)

Première moitié de la vidéo

Lee Hamilton : « Plusieurs éléments nous laissent penser que nous avons été créés pour échouer. Nous avons eu très peu de temps – et ce malgré la prolongation obtenue. Nous n’avons pas eu assez d’argent… […] Ils avaient peur qu’on pende quelqu’un, qu’on le montre du doigt… »

Dans la même interview

Lee Hamilton : « Il y avait beaucoup de sceptiques à ce moment-là, qui ne voulaient pas que la commission se crée. Les politiques n’aiment pas que quelqu’un examine le passé pour voir s’ils ont commis des erreurs. […] Beaucoup de personnes se sont fortement opposées à ce que nous faisions. Nous avons eu beaucoup de difficultés à accéder aux documents et aux personnes. Nous connaissions l’histoire des commissions ; personne n’y a prêté beaucoup d’attention. Il y avait donc toutes sortes de raisons de penser que nous avions été mis en place pour échouer. »


« Bush et la coopération avec la Commission 911 » (source : Viméo)

De 36’52 à 37’03

George W. Bush : « Nous avons apporté toute notre coopération aux Présidents Kean et Hamilton ».

Thomas Kean : « Nous avons réclamé des documents que nous n’avons pas obtenus. Et maintenant, c’est trop tard. ».


« Cependant, dès 2002, un Rapport parlementaire américain sur l’activité des services de renseignement en lien avec les attaques du 11 septembre fut publié.

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« Mais, l’administration Bush décida d’en censurer 28 pages qui traitaient du financement et de l’aide aux terroristes. »

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« Bien que 46 Sénateurs sur 100 (dont Hillary Clinton et John Kerry) aient demandé la déclassification en 2003, l’administration Bush refusa.

Les langues se délièrent donc peu à peu… »

2/ Les témoignages

1. Stephen Lynch, député démocrate du Massachusetts, 10 septembre 2015 (source : 28Pages.org)

De 1’54 à 2’17

« Ces pages donnent les noms de personnes et d’organismes qui, je crois, ont été complices des attaques du 11 septembre. Ils ont été les animateurs de ces attaques. Ils sont clairement identifiés… Comment ces gens ont été financés, où ils ont été logés, d’où venait l’argent, les filières utilisées et les connexions entre certains de ces individus.

2. Thomas Massie, député Républicain du Kentucky, 12 mars 2014 (source : 28Pages.org)

« Les familles méritent de connaitre cette information. Cela fait une décennie – plus d’une décennie en fait, 13 ans – que cet événement est arrivé, et nous avons eu un récit, une narrative, dans les médias et dans la presse, et donc dans la conscience collective américaine, de ce qui est arrivé ce jour-là. Mais je ne pense pas que nous soyons pleinement informés, et nous ne serons pas pleinement informés avant que tout le monde ne puisse lire ces 28 pages. »

« En écho aux propos du député Lynch, sachez que si je suis là pour les familles, je suis aussi là pour le futur de notre pays : nous devons décider comment empêcher qu’un autre événement du type 11 septembre ne se reproduise. Tant que vous n’aurez pas eu l’image complète de ce qui est réellement arrivé, avec la vision des services de renseignement, comment pouvez-vous participer à ce débat ? Comment pouvons-nous savoir que ce que nous faisons va bien empêcher qu’un autre 11 septembre ne se produise ? Et comment pouvons-nous savoir que des actions que, peut-être, nous aurions réalisées différemment, pourraient être des réactions excessives ? »

« Mais je veux aussi parler de l’expérience de se retrouver dans ce souterrain et de lire ces 28 pages. Cela se passe dans une pièce insonorisée, où vous êtes escorté dedans, où vous êtes escorté dehors, et où il est interdit de prendre des notes. Mais c’est vraiment quelque chose, c’est un vrai choc quand vous les lisez. Quand je les ai lues, et nous avons tous eu notre propre expérience, j’ai dû m’arrêter toutes les deux pages afin de simplement absorber, et essayer de réorganiser ma compréhension de l’histoire des 13 dernières années et des années qui ont mené à cela. Ceci vous oblige à tout repenser. Et donc, je pense que l’ensemble du pays doit passer par là ; cela va être difficile et cela pourrait être gênant, mais cela ne justifie pas de cacher la vérité au peuple américain. »

« Je veux en finir avec deux appels : je veux dire à tous les membres du Congrès qui n’ont pas lu ces 28 pages, qui ont la capacité d’aller lire ces 28 pages, de le faire pour vos électeurs. Il y a 435 circonscriptions dans ce pays ; chaque membre du Congrès a besoin de voir ces 28 pages. Puis, je les encourage à soutenir la proposition de loi de dé-classification des députés Jones et Lynch, comme je l’ai fait. »

« Et enfin, le dernier appel que je veux lancer, est à destination de ceux qui refusent de rendre publics ces documents : vous devez tenir votre propre conférence de presse, vous devez répondre aux questions, et expliquer pourquoi vous voulez garder ces 28 pages secrètes. À mon avis, aussi choquantes que soient ces 28 pages, et bien qu’elles aient notablement modifié ma compréhension de ce qui est arrivé, je ne pense pas que ce serait nuire à notre sécurité nationale que de les rendre publiques ; cela donnerait également aux familles les réponses qu’elles méritent. »

3. Walter Jones, député Républicain du Kentucky, 12 mars 2014 (source : Peter Boyles)

De 10’46 à 11’00

« Je confirme [les propos du député Massie]. Il y avait 28 pages, et il m’a probablement fallu une bonne heure et demie pour les lire, parce que j’ai dû en relire certaines parties que je n’arrivais pas à croire. »

4. Walter Jones, député Républicain de la Caroline du Nord, 12 septembre 2013 (source : International Business Times)

« J’ai été absolument choqué par ce que j’ai lu. Ce qui était surprenant c’est que ceux à qui nous pensions pouvoir faire confiance m’ont vraiment déçu. Cela n’a rien à voir avec la sécurité nationale en soi ; il s’agit plus de relations internationales. L’information est essentielle à l’amélioration de notre politique étrangère et devrait donc être disponible pour le peuple américain.

Si les pirates de l’air du 11 Septembre ont reçu une aide extérieure – en particulier d’un ou plusieurs gouvernements étrangers – la presse et le public ont le droit de savoir ce que notre gouvernement a fait ou n’a pas fait pour traduire les responsables en justice. »

5. John F. Lehman, ancien ministre de la Marine, ancien membre de la Commission d’enquête sur le 11 septembre, Témoignage sous serment, 2013

De 0’42 à 1’40

« J’ai personnellement lu les 28 pages classifiées… À mon avis, en aucun cas la publication de ces pages ne mettrait en jeu ni ne nuirait à nos intérêts de sécurité nationale. Au contraire, je crois que la divulgation de ces 28 pages du rapport d’enquête conjoint aiderait grandement les décideurs et le public à mieux comprendre un grand nombre des menaces auxquelles nous sommes confrontés aujourd’hui. »

6. Rick Nolan, député Démocrate du Minnesota, 14 avril 2016 (source :MPR News)

Journaliste : « Pourquoi ce document a-t-il été classé secret quand le rapport sur le 11 Septembre du Comité du renseignement du Congrès a été publié en 2002 ? »

Rick Nolan : « Eh bien c’est la grande question. Et honnêtement, j’estime que cela n’a rien à voir avec la sécurité nationale, mais plutôt avec le fait que cela aurait embarrassé beaucoup de personnes. Très franchement, j’ai d’abord été alerté de ce sujet par des électeurs de ma circonscription, qui l’avaient appris par Internet. Et comme je ne fais pas une confiance aveugle à Internet, j’ai décidé d’enquêter par moi-même.

Et j’ai appris que l’ensemble des 28 pages avaient été classifiées, et qu’elles détaillent qui a en réalité financé les attaques du World Trade Center et du Pentagone, et qui est responsable du financement des attaquants. J’ai en conséquence entamé le processus pour pouvoir obtenir l’autorisation de lire ces 28 pages. Et la lecture en a vraiment été dérangeante. »

De 1’56 à 3’11

« Je peux dire qu’il y a une description très détaillée de qui a financé la plupart des attaquants – et vous savez que 15 des 19 pilotes étaient saoudiens, c’est public –, et les informations dans ces 28 pages sont assez détaillées : qui leur a fourni l’argent, ce qu’étaient ces comptes, quelles quantités d’argent, qui en étaient les bénéficiaires…

Ce ne sont pas des hypothèses. Je peux confirmer qu’il n’y a aucun doute que la rhétorique qui a précédé l’attaque américaine et la guerre contre l’Irak était terriblement fausse. Le peuple américain a le droit de savoir ceci, qui pose de sérieuses questions sur la guerre et la paix, sur ce qui a couté des milliers de milliards de dollars, qui a mis en jeu la vie de soldats américains et de patriotes, c’est sérieux.

Le peuple américain ne peut pas décider ce qui est juste ou non, si on ne lui dit pas toute la vérité… »

7. Byron Dorgan, ancien sénateur démocrate du Dakota du Nord, 12 avril 2016 (source : KF Go)

De 2’08 à 2’31

« J’ai lu les 28 pages et j’ai quitté la pièce. Ces 28 pages sont vraiment très importantes pour que les Américains puissent comprendre et savoir exactement ce qui s’est passé le 11 Septembre, et qui est responsable, qui a aidé à financer, etc. Il est donc très important de publier enfin ces pages. »

De 2’41 à 3’12

Journaliste : « Pourquoi le peuple américain est-il laissé dans le noir ? Ne devrions pas avoir le droit de savoir ce qu’il y a dans ces 28 pages, afin de savoir ce qu’il s’est vraiment passé. »

Byron Dorgan : « Sans ces informations, le peuple américain ne dispose pas de toute l’histoire. Il a un rapport de la commission d’enquête sur le 11 Septembre, sur ce qui s‘est passé, mais le peuple américain n’a pas toute l’Histoire, car ces 28 pages sont classées secrètes. »

De 5’10 à 5’39

Byron Dorgan : « Rappelez-vous du film Jerry Maguire : « Suivez l’argent ». Voilà ce que fait ce rapport. En fin de compte, qui a financé, qui a aidé, qui a organisé, qui était impliqué, à quel niveau ? Mais cette partie du rapport a été rendu secret, ce qui fait que le peuple américain ne peut pas le voir. C’est dommage, car je pense que la transparence est toujours la meilleure politique… »

De 8’51 à 9’12

Byron Dorgan : « Il y a beaucoup de mystification. Cela a été classifié délibérément par ceux qui pensaient qu’il y aurait des dommages, d’une manière ou d‘une autre, si le peuple américain voyait ces 28 pages. C’est absurde. Il n’y aurait aucun dommage, il y aurait un savoir conséquent pour tout le monde afin de savoir ce qui s’est exactement passé, qui a attaqué notre pays. »

« La célèbre émission d’enquête américaine 60 minutes s’est intéressée à ces 28 pages le 10 avril 2016 (à suivre…) »

[A suivre]

Source: http://www.les-crises.fr/recommande-lhistoire-des-28-pages-et-leur-contenu/

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