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La force française Sangaris "demeurera" en Centrafrique pour "accompagner" son armée (AFP)

par AFP 22 Avril 2016, 09:02 France Centrafrique Sangaris Françafrique Impérialisme néocolonialisme Colonialisme François Hollande

La force française Sangaris "demeurera" en Centrafrique pour aider à encadrer l'armée du pays, a déclaré mercredi le président François Hollande en recevant à Paris son homologue Faustin Archange Touadéra, qui s'était inquiété de la fin annoncée de cette opération.

La force française Sangaris "demeurera" en Centrafrique pour aider à encadrer l'armée du pays, a déclaré mercredi le président François Hollande en recevant à Paris son homologue Faustin Archange Touadéra, qui s'était inquiété de la fin annoncée de cette opération.

Tout en louant les progrès réalisés en Centrafrique, où des élections "incontestables" ont pu se tenir "après une période particulièrement tumultueuse", le président Hollande a souligné que "beaucoup restait à faire pour la sécurité" et "le désarmement" des anciens combattants.

"C'est pourquoi Sangaris qui n'a plus de raison d'être au niveau qu'on a pu connaître (...) demeurera en Centrafrique", a-t-il ajouté devant la presse à l'issue de sa rencontre avec M. Touadéra.

"Nous ferons en sorte que (...) la présence de nos militaires vous accompagne dans la tache d'encadrement de l'armée centrafricaine qui est essentielle pour assurer la sécurité", a encore dit le chef de l'Etat français .

Entre 2013 et 2015, des milices majoritairement chrétiennes anti-balaka et des ex-rebelles à dominante musulmane de la Séléka ont mis la Centrafrique à feu et à sang. Ces violences ont ravagé l'économie du pays, déjà un des plus pauvres au monde.

L'intervention de la force française Sangaris fin 2013 et le déploiement de 12.000 Casques bleus de la Minusca ont fait retomber les violences, si bien qu'ont pu se tenir des élections législatives et présidentielle entre la fin 2015 et le début 2016.

Estimant sa mission accomplie, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a annoncé en mars que la France mettrait fin en 2016 à la mission Sangaris, qui compte encore environ 900 hommes dans le pays contre 2.500 au plus fort des tensions.

M. Touadéra s'était alors inquiété du départ des Français, qui doivent passer le relais à la Minusca. "Ces deux entités se complètent dans leurs actions", avait-il estimé.

Mercredi, il a redit qu'il lui faudrait "le soutien de la communauté internationale" pour réussir "le désarmement, la démobilisation et le rapatriement des anciens combattants".

Sur le plan économique, il a annoncé l'organisation prochaine d'une "table-ronde pour mobiliser nos partenaires (...) et financer un certain nombre de projets prioritaires pour le redressement de notre pays".

Là encore, "la France sera présente avec son aide économique, avec l'Agence française de développement et avec l'Europe", lui a promis François Hollande.

M. Touadéra, 58 ans, effectue cette semaine sa première tournée à l'étranger depuis son élection en février. Avant sa visite dans l'ancienne puissance coloniale, il s'était rendu au Vatican où il s'est entretenu lundi avec le pape François.

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