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Le FBI a payé plus d'un million pour débloquer l'iPhone de Syed Farook (La Presse.ca)

par La Presse 22 Avril 2016, 07:06 Syed Farook FBI Iphone Apple Decryptage

La police fédérale américaine FBI a payé plus d'un million de dollars à des pirates informatiques pour débloquer l'iPhone d'un des auteurs de l'attentat de San Bernardino, a indiqué jeudi James Comey, le directeur du FBI.

Interrogé lors d'une conférence sur la sécurité à Londres sur le montant payé par le FBI pour pénétrer dans le smartphone, M. Comey a répondu : « Beaucoup ».

« À coup sûr, davantage que ce que je vais gagner jusqu'à la fin de ce poste, dans sept ans et quatre mois. Mais, selon moi, ça les valait », a-t-il relevé, d'après une retransmission vidéo de la conférence Aspen security forum.

Le salaire de M. Comey est de 14 900 dollars par mois. La facture du déblocage par des pirates serait par conséquent supérieure à 1,3 million de dollars.

Apple s'est retrouvé cette année au centre d'un bras de fer avec la justice américaine, en refusant d'aider la police à contourner les mesures de sécurité pour accéder au contenu crypté de plusieurs iPhone, appartenant notamment à l'un des auteurs de l'attentat de San Bernardino en Californie (14 morts le 2 décembre) ou à un trafiquant de drogue à New York.

Concernant l'affaire de San Bernardino, la procédure en justice a finalement été abandonnée lorsque le FBI a réussi à déverrouiller l'appareil grâce à des tiers.

Selon M. Comey, ces poursuites ont entraîné la création d'un « marché à travers le monde » pour pirater un iPhone 5C sous système d'exploitation iOS 9, modèle utilisé par Syed Farook qui est décédé avec son épouse dans une fusillade avec la police après leur attaque.

« Quelqu'un n'appartenant pas au gouvernement nous a approché et dit "nous pensons que nous avons trouvé une solution". Nous l'avons testée et testée et testée, et nous l'avons achetée », a raconté M. Comey.

« Un litige judiciaire n'est pas le meilleur endroit pour résoudre d'importantes questions de valeurs qui impliquent toutes sortes de choses qui nous tiennent à coeur », a-t-il relevé. « Nous devons trouver comment faire cohabiter vie privée et sûreté sur internet et sur nos appareils avec la sécurité publique ».

LaPresse.ca

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