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Les crimes de guerre dans le Donbass que l’Occident ne veut pas connaître (Russie Politics)

par Karine Bechet-Golovko 7 Avril 2016, 10:58 Occident Ukraine Crimes contre l'humanité Donbass OTAN

 

Les crimes de guerre dans le Donbass que l’Occident ne veut pas connaître

Les crimes de guerre dans le Donbass, commis par l’armée ukrainienne et les structures néo-nazies affiliées, ne peuvent être oubliés et doivent être punis. La simplicité et l’évidence du propos ne suffisent pas à masquer le manque d’enthousiasme de l’Occident, pourtant si prompt à condamner toute atteinte aux droits de l’homme. Exposition, ouvrage, classification des preuves, un gros travail est en train de se faire dans le silence total des médias et organismes « de l’ouest », qui préfèrent parler des crimes russes.

 

Le 28 mars, la Douma a inauguré une exposition intitulée « Le fascisme ordinaire; les crimes de guerre des militaires ukrainiens 2014-2016″. Elle met en évidence des faits, bruts, sur les armes utilisées par les ukrainiens dans le Donbass, sur les victimes civiles, sur les exactions contre les populations civiles, sur la destructions des ouvrages civils, etc.

Le Président de la Douma S. Narychkine a rappelé que les faits restent les faits et que malgré les lenteurs du processus de Minsk, l’Ukraine n’a pas encore tourné totalement la page de ses heures les plus noires. Les Ukrainiens doivent prendre conscience de l’impasse dans laquelle les conduisent les dirigeants issus du Maïdan.

Parallèlement, une table ronde s’est tenue, à l’occasion de laquelle l’ouvrage de M. Grigoriev, portant le même nom, a été présenté. Cet ouvrage est une pierre de plus sur le long chemin du rétablissement de la vérité. Le député Jelezniak a affirmé qu’aucun criminel de guerre ne doit pouvoir rester impuni et c’est également le rôle de l’Europe de commencer, ici, à défendre les intérêts justement européens.

Il est vrai que la liste peut être longue. Le ministère de la défense de la République de Donetsk a également commencé à préparer un travail systématisant les crimes commis contre Donetsk par les militaires ukrainiens. La présentation eut lieu ce 27 mars. Des dossiers ont été montés sur tous lescommandants ukrainiens ayant commis des crimes de guerre à Donetsk. Un travail incomplet et encore maladroit, comme le souligne justement le Colonnel Cassad, mais un travail qui a le mérite d’être fait … sans les ressources technologiques de la CIA.

Par exemple, la 93e brigade:

Donbass 1 20160331

Ainsi, les militaires de la 93e brigade, sous le commandement de V. V. Klotchkov, sont responsables de la mort de plus de 50 civils et de la destruction de plus de 70 bâtiments d’habitation dans les villes de Iacinovata, Spartak et le quartier Petrovsky de Donetsk.

Ou encore à Zaïtsevo:

 Donbass 2 20160331

Ainsi, la 30e brigade mécanisée de l’armée de terre ukrainienne, sous le commandement de V. A. Yakubov, déclaré « héros de l’Ukraine » pour ses faits d’armes récents dans le Donbass, du 14 au 20 mars a utilisé plus de 15 fois l’artillerie, 30 fois tiré des obus de tanks, 241 mines de calibres 82 et 120 mm et utilisé systématiquement les armes plus petites. Menaçant ainsi la vie des civils et détruisant l’infrastructure de la ville.

Pourtant, ces ouvrages, expositions, comptes-rendus en images n’intéressent pas l’Occident, où le discours, malheureusement, doit être formaté. Et l’espace de mouvement se réduit de plus en plus. Hier, afin d’apporter leur contribution au renforcement des valeurs humanistes européennes, la Lettonie a interdit l’agence russe d’information Sputnik. La formulation expliquant les raisons de la fermeture du site font froid dans le dos, rappelle les heures sombres du totalitarisme:

D’après le document qui évoque une demande déposée par le ministère letton des Affaires étrangères, l' »enregistrement du nom de domaine sputniknews.lv viole les conditions du décret du Conseil de l’Union Européenne relatif aux mesures restrictives en lien avec la menace à l’intégrité territoriale, à la souveraineté et à l’indépendance de l’Ukraine ».

Donc, si vous ne tenez pas la ligne officielle, celle déterminée par nos gouvernements, comme la presse est libre, car nous sommes en Europe, nous vous interdisons. Logique. C’est la dictature démocratique, comme disait Tocqueville. Un monstre issu de nos faiblesses.

En attendant, afin de contribuer à enfoncer le clou de « leur vérité », celle d’une Russie criminelle et dangereuse pour le « monde libre », un député polonais a préparé un rapport et va le présenter devant le tribunal de La Haye, afin qu’une enquête soit ouverte contre les russes responsables de crimes de guerre dans l’Ukraine de l’Est. Sa présentation est attendue, certainement, pour le 5 avril. Et tout aussi certainement, il s’apprête à faire une tournée européenne ensuite, pour répandre la bonne parole.

A n’en pas douter, l’ouvrage de Grigoriev ou l’exposition sur les crimes de guerre ukrainiens auront beaucoup plus de mal à passer le mur de la désinformation derrière lequel l’UE veut cantonner ses populations.

 

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