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Bouclier de l'Otan : La France, contre...pour le moment (Press TV)

par Press TV 21 Mai 2016, 04:41 OTAN France USA Bouclier antimissile Nucleaire Opposition Russie Impérialisme

La France reste le seul pays de l’alliance à s’opposer à une décision lourde de conséquences pour l’Europe et le monde. Tous les autres membres de l’OTAN, le nez dans le guidon, se sont précipités pour accepter ce qui, pour le Pentagone, n’est qu’un moyen de pouvoir déclencher une troisième guerre mondiale dont, non seulement l’Europe en sera la première victime, mais surtout, elle en assumera l’entière responsabilité.

A supposer que les tergiversations de la France ne soient pas que du vent, la question est de savoir si elle tiendra longtemps contre les différentes pressions qu’elle ne manquera pas de subir pour lui faire changer d’avis. On a vu ce que ça a donné avec les Mistral. C’est peut-être le moment de faire bloc derrière le gouvernement et l’aider à tenir bon dans cette affaire que l’on peut voir comme une cause nationale (une vraie, cette fois), ou même mondiale. Elle est au moins aussi importante, sinon plus, que quand Jacques Chirac avait refusé de suivre G.W. Bush dans sa guerre contre l’Irak. Car, il ne faudra se faire aucune illusion, le jour où le bouclier ABM passera à l’OTAN, la guerre mondiale, avec l’Europe en ligne de mire, ne dépendra plus que du bon vouloir des patrons du Pentagone et de l’OTAN.

***

Les fonctionnaires français s’opposent à ce que le bouclier antimissile américain installé en Europe soit passé sous le contrôle de l’Otan, rapporte le Wall Street Journal, citant des sources anonymes au sein du gouvernement américain et de l’Alliance atlantique.

D’après le Wall Street Journal, l’Elysée se dit préoccupé par le fait que le bouclier antimissile, remis de jure sous le contrôle de l’Otan, reste de facto sous la tutelle du Pentagone.

« En l'occurrence, il ne s’agit pas d’une simple question technique, dénuée d’implications politiques », a confié au journal un fonctionnaire français.

« A présent, le système intégré de gestion et de contrôle élaboré par l’OTAN n’est pas encore en mesure d’assurer le fonctionnement du bouclier antimissile. Ce système, nommé C2, nécessite des améliorations avant que le bouclier ne passe sous le contrôle de l’Alliance », a précisé un autre fonctionnaire.

La Maison Blanche, poursuit le Wall Street Journal, craint pour sa part que tout retard dans la procédure de cession ne soit considéré par la Russie comme une preuve de faiblesse et d’impuissance. Toujours est-il que les Etats-Unis et l’Otan comptent faire changer d’avis à leurs homologues français avant le sommet de l’OTAN qui se tiendra à Varsovie en juillet prochain.

Auparavant, le chef du Pentagone Ashton Carter avait placé la Russie en première position parmi les « menaces globales » pour les Etats-Unis, alors que le chef d’Etat-major des armées des Etats-Unis Joseph Dunford avait lancé la notion de « menace existentielle », reprise par des hommes politiques et des militaires dans leurs propos sur la Russie.

Le nouveau Commandant suprême des forces alliées en Europe, le général américain Curtis Scaparrotti, a appelé les membres de l’alliance à être prêts à faire face aux menaces de la « Russie renaissante ».

De son côté, le Kremlin a à plusieurs reprises souligné que la Russie ne cherchait pas à fomenter une confrontation, mais qu’elle était prête à apporter une riposte appropriée aux actions de l’Occident.

Avec Réseau international et Sputnik

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