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Chasse aux sorcières à Tremblez en France ? État de folie (Collectif des parents)

par Collectif des parents 12 Mai 2016, 09:00 Trenblay Salah Lamrabi Chasse aux sorcieres Etat d'urgence Liberté d'expression Censure Police Colege Romain Rolland

Chasse aux sorcières à Tremblez en France ? État de folie (Collectif des parents)
Chasse aux sorcières à Tremblez en France ? État de folie
Collectif des parents / Comité de Valmy

Un comité de soutien à Salah Lamrani se constitue

État de folie
Collège Romain Rolland


Ce qui se passe à Tremblay en France est grave. A L’heure où j’écris ces quelques lignes, Salah Lamrani est en train de subir une expertise psychiatrique dans une structure policière. ( Cela ne se passe ni dans l’URSS de Brejnev ni dans la Russie de Poutine…)

Nous avons rencontré Salah lundi 9 mai et avons abouti à la même vision des choses que celle qui est décrite ci-dessous, par le collectif de parents d’élèves qui soutient ce jeune professeur.

Avec d’autres, nous pensons qu’il est possible ou probable que toute cette affaire, sans fondement sérieux, ait pour origine réelle le contenu du blog de Salah Lamrani, un blog antisioniste, favorable à Poutine et au Hezbollah libanais. Il pourrait s’agir d’un simple délit d’opinion ou d’une attaque idéologique et politique souterraine et manipulatrice.

Nous appelons à la désescalade, au retour à la raison et à une situation rationnelle.

Comité Valmy, le 11 mai 2016

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État de folie
Collège Romain Rolland


Une lettre d’un collectif de parents

Le but du collectif est de vous informer sur la réalité des événements et sur les dangers que nous encourons en restant passif dans cette affaire.

Comme nous l’avons annoncé, voici les réponses aux ques-ons posées et les résultats de nos investigations.

Depuis des semaines, nos enfants sont témoins d’une situa-on qu’ils qualifient d’injuste envers un professeur qu’ils apprécient et qui, selon eux, défend simplement sa réputation et ses droits.

Nous craignons (au regard de leurs propos, souvent violents) qu’ils ne construisent une haine à l’encontre de nos institutions de la République :

-l’Education Nationale, qu’ils considèrent comme auteur,

-les forces de l’ordre, qu’ils considèrent comme complice.

Le Collège « a cessé le travail » (du 11 au 15 avril) avec le soutien (ou complicité ?) de l’inspection académique.
Pour quel motif : grève ? droit de retrait ? Les droits de grève et de retrait sont soumis à une législation stricte :
⇒ Des grévistes ne peuvent se trouver à l’intérieur de leur lieu de travail.

Le 11 avril 2016, nos enfants étaient dehors sous la pluie et les enseignants, à l’intérieur, bien au sec !
Le reste de la semaine les enseignants étaient bien présents à l’intérieur de l’établissement.
⇒ Le droit de retrait doit répondre à un danger grave et imminent sur le lieu de travail. Or, l’établissement (lieu de travail) est sécurisé. La prétendue agression du surveillant a eu lieu sur la voie publique (rappelons que les élèves ont vu l’inverse : un professeur se faire agresser par un surveillant).

Un salarié qui exercerait un droit de grève ou de retrait s’il avait à craindre une pseudo agression à l’extérieur de l’entreprise encourt sanction, licenciement et/ou perte de salaire ! Mais les salaires de ces personnes sont payés par nos impôts donc il n’y aura surement aucune sanction en cas d’abus.

Le vrai danger se trouve dans l’attitude du collège qui menace de sanctions les enfants (ou d’appeler les parents) qui s’approchaient ou parlaient à leur professeur. Le 08 avril 2016, vers 15h20, les élèves ont vu un surveillant (envoyé par la Directrice pour faire partir les enfants se trouvant autour du professeur) agresser violemment leur professeur. Le collège affirme que nos enfants ont mal vu : c’est le professeur qui a agressé le surveillant !

Nous n’avons recueilli aucun témoignage confirmant des pseudo troubles durant les nave*es alors que leur prétendu danger est présent depuis février (sit-in du professeur). La présence physique de ce professeur devant la grille, chaque jour, ne dérange pas nos enfants mais le collège, en leur rappelant leurs actes.

Ces pressions et ces mensonges portent atteinte au bon développement psychologique de nos enfants.

L’Ecole a pour mission de faire partager aux élèves les valeurs de la République telles que celles de la Laïcité et de l’égalité devant la loi de tous les citoyens. La laïcité de l’Ecole offre aux élèves les conditions de se forger leur personnalité… d’exercer leur libre arbitre… les protège de toute pression les empêchant de faire leurs propres choix… implique le rejet de toutes les violences et discriminations ( Extraits Charte de Laïcité).

Ce prétexte (fausse agression, fermeture du collège) avait pour simple but de manipuler les parents car le collège avait besoin d’appui pour se débarrasser de son problème.

Nous avons mobilisé nos ressources dans le but d’obtenir des réponses des hautes sphères et au final nous concluons que tout ce petit monde (FCPE, inspec-on académique et syndicats) est bien embêté ! Personne n’a été capable d’expliquer la suspension de 4 mois de ce professeur et on entend : « c’est l’omerta, ici… rien dans le dossier… dossier sensible… on n’obtient pas de réponses précises… nos questions gênent… ».

Trois courriers en particulier ont conduit à la suspension du professeur :
Un courrier de « signalement » du blog privé (suspicion de terrorisme ? peur d’endoctrinement ?) datant de novembre, le moment où ces rumeurs ont été propagées dans tout l’établissement.

Un courrier de la Direction qui fait référence, entre autres, à :

⇒ une discussion houleuse lors d’un Conseil d’Administra-on : le professeur souhaitait parler de la fermeture des clubs qu’il animait. (peur d’un endoctrinement ?). Celui-ci avait protesté et exigé une notification écrite et motivée. La Direction avait donc trouvé un prétexte bidon pour obtenir la fermeture effective des clubs :
un non respect de « procédure » ! On lui reproche seulement d’avoir fait des listes d’émargement au lieu de feuilles d’inscription. (Un simple rappel de la « procédure » aurait pu suffire.)
⇒ une réunion d’incita-tion contre Mr Lamrani organisée par la FCPE le 25 janvier durant laquelle nous avons vu une directi-on, en pleine crise d’hystérie (hurlant, courant dans tous les sens et menaçant d’appeler la police) voulant forcer le professeur (non suspendu à cette période) à quitter l’établissement. Le professeur a attendu dans la cour pour parler aux parents qui le souhaitaient. Il a pu dénoncer le harcèlement dont il était victime et a obtenu le souti-en des parents. (le rapport de la Directrice relate une histoire bien différente).
⇒ des problèmes relationnels entre le corps enseignant, le personnel et ce professeur.
Un courrier signé par la FCPE exigeant sans aucun fondement et sous peine de scandale le remplacement de ce professeur. (Nous sommes nombreux à l’avoir reçu dans notre boîte aux
lettres).

 

 

Au moment de sa suspension aucun fait ne remettait en cause la compétence de ce professeur et n’était constitutif d’une faute professionnelle justifiant une suspension de 4 mois. Dans les faits, ce professeur n’était pas soumis à un lien dit « de subordination » lors de ces deux réunions. Concernant les autres éléments, il explique qu’il n’avait pas envie de faire causette à des personnes qui l’accuseraient d’être un terroriste dans son dos. Il revendique aussi « son droit d’opinion et sa liberté d’expression de bloggeur ».

Par la suite, nous découvrons les faits reprochés dans la lettre de convocation au conseil de discipline (datée du jour de la prétendue agression et rendue publique par le professeur) : manquements à l’obligation d’obéissance hiérarchique, manquements à l’obligation de réserve, de neutralité ; atteinte à l’image de l’Éducation Nationale et menaces. Nous constatons l’apparition de nouveaux faits et postérieurs à la suspension.

Tout cela pour une simple question d’image ? Ils cherchent par tous les moyens à se sortir du bourbier dans lequel ils se sont mis en faisant croire que ce professeur était un danger pour les élèves, un terroriste. Tout d’abord en délivrant une suspension qui paraît infondée (voir illégale ?), en inventant une prétendue agression, en prenant en otage les cours de nos enfants ( « on ne fera rien si vous ne bougez pas « ), puis en véhiculant leurs mensonges dans les médias. Dans l’article Le Parisien du 12 avril (après la prétendue agression) on y lisait qu’un enseignant suspendu empêche un établissement de fonctionner. Dans le dernier article du 26 avril 2016 (après les actions du Collectif), on y lit la version des deux partes mais Le Parisien n’évoque toujours pas la pression quotidienne subie par nos enfants pourtant dénoncée par des parents aux autorités compétentes et au Maire de Tremblay.

Ils espèrent obtenir gain de cause lors de ce4e parodie de conseil de discipline (commission paritaire Administration / Syndicats) car le sort de ce professeur a déjà été décidé en haut lieu, sa révocation ayant été annoncée par l’Inspectrice Académique en réunion publique le 11 avril 2016. (un exemple pour l’Etat qui veut museler ses fonctionnaires en bafouant leurs droits constitutionnels ?).

Nous notons dans les témoignages reçus que le Collège cherche à nous faire croire que ce professeur est fou et dangereux en nous renvoyant à son blog. Il est vrai que ce blog reflète beaucoup de « colère » depuis cette suspension mais toute personne ayant un fond d’humanité peut comprendre que ce monsieur a été blessé par ces événements (calomnie, suspension, agression…) et indigné par les menaces exercées contre les enfants qui lui parlent.

Nous voulons rassurer les parents. Ce monsieur n’est pas un « fou, un forcené  » : il défend simplement sa réputation et ses droits bafoués. Il ne représente aucun danger pour les enfants.
Ce sont les mensonges et les mesures de rétorsion de la Direction (menaces, convocations, liberté de parole bafouée) qui portent préjudice à nos enfants.

Le 28 avril 2016
Rédigé par un Collectif de Parents

Courriel : collectifparentsromainrolland@gmail.com
Page Facebook : Collectif Parents Romain Rolland

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