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L'ex numéro 1 français de la lutte antidrogue protégeait le plus gros trafiquant de cannabis de France, révèle "Libération" (Nouvel Obs.com)

par Nouvel Obs.com 23 Mai 2016, 12:31 Trafic Police François Thierry France

Il était connu dans les médias depuis plusieurs années comme le visage de la lutte anti-drogue. Le quotidien "Libération" révèle ce dimanche soir le rôle central de François Thierry, ex-commissaire divisionnaire de l'Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), dans l'importation en France de plusieurs dizaines de tonnes de cannabis en lien avec un des plus gros trafiquants européens.

Il était connu dans les médias depuis plusieurs années comme le visage de la lutte anti-drogue. Le quotidien "Libération" révèle ce dimanche soir le rôle central de François Thierry, ex-commissaire divisionnaire de l'Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), dans l'importation en France de plusieurs dizaines de tonnes de cannabis en lien avec un des plus gros trafiquants européens.

Un système d'une ampleur inédite que le quotidien qualifie même de "trafic d'Etat". L'enquête dénonce notamment une technique très prisée des services de stups, qui permet (légalement) de laisser passer de la drogue sous le contrôle d'un magistrat, afin de démanteler les réseaux de revendeurs à l'arrivée... Sauf que certains intermédiaires, qui bénéficiaient d'une protection en haut lieu, ont pu poursuivre leurs activités, jouant un double rôle d'indicateur et de trafiquant sans jamais être inquiétés.

Parmi eux, le mystérieux Sofiane H., baron du trafic international et considéré comme le plus gros importateur de cannabis en France ces dernières années. Condamné en avril 2011 à 13 ans de prison, le Français avait bénéficié, contre toute attente, d'une remise de peine exceptionnelle suivie d'une libération conditionnelle.

En mars dernier, M6 révélait la mutation imminente de François Thierry à la sous-direction antiterroriste (SDAT), en évoquant les récents démêlés de l'office anti-drogue avec la justice. Il devait alors être entendu par la justice pour expliquer les dysfonctionnements supposés de son futur-ex service.

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