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Burkina Faso – Bientôt un procès sur l'assassinat de Thomas Sankara et le Coup d'Etat de septembre 2015 (Le Congolais)

par Le Congolais 13 Juin 2016, 10:13 Thomas Sankara Assassinat Proces Coup d'Etat Burkina Faso Blaise Compaoré

Le procès du putsch de septembre dernier et celui de l'assassinat de Thomas Sankara en octobre 1987 auront lieu avant la fin de cette année 2016, si les appels devant la Cour de cassation ne freinent pas la procédure, a annoncé la justice militaire burkinabè.

Le procès du putsch de septembre dernier et celui de l'assassinat de Thomas Sankara en octobre 1987 auront lieu avant la fin de cette année 2016, si les appels devant la Cour de cassation ne freinent pas la procédure, a annoncé la justice militaire burkinabè.

Thomas Sankara a été assassiné le 15 octobre 1987. Ce chef d'Etat a dirigé la révolution dans son pays du 4 août 1983 jusqu'à son assassinat lors d'un coup d'État qui a porté Blaise Compaoré au pourvoir. Outre cette affaire, la justice burkinabè va organiser le procès contre les éléments du général Gilbert Diendéré qui avaient pris le pouvoir par les rames, le 15 septembre 2015.

Selon le nouveau commissaire du gouvernement près le tribunal militaire de Ouagadougou, Alioune Zanré, qui a donné cette information, la justice militaire du Burkina est, par ailleurs, revenue sur le mandat d'arrêt contre Guillaume Soro, le président du parlement ivoirien.

La justice burkinabè lui reproche une implication dans le putsch de septembre dernier. En janvier 2016, un mandat d'arrêt avait été lancé contre sa personne avant d'être annulé quelques semaines plus tard par la cour de cassation pour vice de procédure.

« Ce mandat ne sera pas relancé, a dit le commissaire du gouvernement. Pour le cas Guillaume Soro, la justice burkinabè opte désormais pour la dénonciation, un acte qui consiste à exposer les faits aux autorités judiciaires ivoiriennes et demander que celles-ci engagent des procédures contre lui ».

En clair, la justice militaire du Burkina Faso a renoncé à relancer un nouveau mandat contre le président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire et demandé à Abidjan de poursuivre Guillaume Soro. Cela s'explique, d'après le commissaire du gouvernement, entre autres, par des obstacles juridiques liés à l'application des conventions bilatérales entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso – conventions qui interdisent l'extradition en matière d'infractions politiques ou militaires. A cela s'ajoute le refus d'Interpol d'exécuter l'ancien mandat émis par le Burkina Faso contre Guillaume Soro.

NN/LDDBV

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