On a l'habitude d'entendre Emmanuel Macron disserter d'économie, de philosophie, de "renouveau" des pratiques politiques mais aussi de "costards", à l'occasion. Il est en revanche beaucoup plus rare d'écouter le ministre de l'Économie s'aventurer sur le terrain des relations internationales de la France. En l'occurrence, ce sont les rapports France-Afrique que le ministre "En Marche" a abordés, lors d'une rencontre avec une centaine d'entrepreneurs africains, comme le rapporte Paris Match.
Vendredi 3 juin, Emmanuel Macron rencontrait en effet les lauréats du prix "Choiseul 100 Africa 2016", à Paris. Et d'après le récit qu'en fait le site de l'hebdomadaire, il a notamment évoqué l'histoire coloniale de la France, déplorant que ce passé n'ait pas été assumé, ce qui a conduit selon lui à se "désintéresser de l'Afrique".Paris Match écrit :
Le ministre a trouvé regrettable que 'certains en France aient voulu oublier l'histoire coloniale, faire comme si cela n'avait jamais existé'. 'En espérant enfouir une histoire qu'on a jugé honteuse, on s'est éloigné et désintéressé de l'Afrique.'
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Plus largement, l'ambitieux Macron a développé un plaidoyer pour une modernisation des relations entre la France et le continent africain. L'hebdo relate en effet :
Face à un parterre d'entrepreneurs de moins de 40 ans, Emmanuel Macron, âgé de 38 ans, a livré un discours… générationnel. Premier point commun entre les Français et les Africains de cette génération : le ras-le-bol de leur classe politique. [...] 'Le rôle qui est le vôtre dans chacun de vos pays est voisin de celui qui est le mien ici en France, a conclu Macron. Il faut réussir à dépasser ce qui a emprisonné nos aïeux.' Le ministre est en campagne, mais on ne sait pas encore pour qui. Il a semblé roder certains slogans : 'Notre passé c'est notre richesse quand on a retrouvé le goût de l'avenir.' Ou encore : 'L'histoire de la France et l'Afrique, un passé qui ne veut pas passer.'
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Un discours qui s'imbrique impeccablement bien avec ce qu'il prône en matière de politique intérieure, lui qui se veut le champion d'une nouvelle génération, débarrassée des clivages traditionnels et tenante de nouvelles "méthodes" de gouvernement.
Son intervention était aussi teintée d'économie :