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Attentat de Nice : la réponse de «Libération» à Bernard Cazeneuve (Libération)

par Libération 21 Juillet 2016, 10:58 Nice Cazeneuve Liberation Police Attentat Polemique France

Le 14 juillet après 20h30, seule la police municipale était à l'entrée Ouest de la zone piétonne de la promenade des Anglais. Photo DR

Le 14 juillet après 20h30, seule la police municipale était à l'entrée Ouest de la zone piétonne de la promenade des Anglais. Photo DR

Ce mercredi dans la nuit, le ministre de l'Intérieur a vivement réagi à l'enquête que nous avons publiée sur les incohérences de la parole publique après le drame du 14 Juillet à Nice. Nous répondons point par point à ses accusations.

Un communiqué de près d’une page et demie envoyé à 1 heure du matin, des accusations de «contre-vérités» interrogeant la «déontologie» de notre travail, qui emprunterait, d’ailleurs, «aux ressorts du complotisme». Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, n’a pas lésiné sur les moyens (et la sémantique) en préparant sa réponse à l’enquête publiée ce jeudi à la une de Libération, consacrée au dispositif du 14 Juillet à Nice et à la communication des autorités après l’attaque meurtrière de Mohamed Lahouaiej Bouhlel. Pourtant, sur le fond du dossier, Bernard Cazeneuve confirme intégralement nos informations. Et donc, par ricochet, son propre manque de transparence.

Jeudi matin, le ministre de l’Intérieur, dans un nouveau communiqué, a annoncé sa décision de saisir l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) afin de procéder «à une évaluation technique du dispositif de sécurité et d’ordre public tel qu’il a été conçu puis mis en œuvre à Nice dans la soirée du 14 Juillet et dans la nuit qui a suivi». «Cette enquête, poursuit Bernard Cazeneuve, [permettra d’établir la réalité de ce dispositif] sans préjudice de l’enquête judiciaire en cours.» Aussi vertueuse qu’elle puisse être, l’enquête de l’IGPN se concentrera uniquement sur la vérification de l’application du dispositif tel qu’il a été co-élaboré entre la ville de Nice et la préfecture. Bien loin d’une enquête parlementaire qui, elle, comme on l’a vu pour les attentats du 13 Novembre, a le loisir de procéder à de multiples auditions, de questionner la dimension politique de la gestion des événements, et d’émettre des préconisations.

Quoi qu’il en soit, Libération, qui n’a à aucun moment remis en cause le travail des fonctionnaires en première ligne ce soir-là, répond point par point aux accusations du ministère de l’Intérieur...

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