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Hillary trop stupide pour être méchante ? (Sputniknews)

par Sputniknews 14 Juillet 2016, 14:58 Hillary Clinton E-mail USA FBI

Lors d’une audience du Congrès cette semaine, le directeur du FBI, James Comey, a justifié sa décision de ne pas procéder à des poursuites judiciaires à l’encontre de l’ex-secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, pour sa gestion désastreuse de documents classifiés, par le fait quelle était trop stupide pour avoir agi dans l’intention de commettre un crime, a rapporté Sputnik.

Il y a une règle commune à tous les procureurs pénalistes : la plupart des accusés sont coupables, mais certains d’entre eux sont trop bêtes pour se rendre compte qu’ils ont fait quoi que ce soit de mal. Les procureurs se montrent généralement indulgents avec de tels prévenus, et à en croire les déclarations de James Comey devant le Congrès, il semblerait que la raison pour laquelle Hillary Clinton a échappé à la case prison ne serait pas parce qu’elle a le bras long, mais purement et simplement à cause de sa stupidité.

Lors de son discours, Comey a confirmé qu’Hillary Clinton avait envoyé ou reçu 110 documents classifiés depuis son email privé, dont le contenu était stocké sur un serveur privé encore moins bien sécurisé que les systèmes commerciaux comme Gmail.

Il a poursuivi en disant qu’aucune « personne sensée » ne pourrait croire qu’un serveur privé était un endroit approprié pour conserver les documents classifiés qu'elle savait – ou du moins qu'elle aurait dû savoir – qu’elle allait recevoir sur son système.

Comey a en outre indiqué que plusieurs documents contenaient des informations de type HUMINT (renseignement humains) et SIGINT (renseignements d’origine électromagnétique), lesquelles avaient été obtenues par des agents de la CIA au péril de leur vie. Ce sont ces mêmes informations que l’ancienne secrétaire d’État a laissé pendre sous le nez des agents étrangers comme autant de morceaux de viande.

Il a de plus été établi que les emails d’Hillary Clinton contenaient les identités d’au moins 47 agents infiltrés de la CIA en mission dans divers pays du monde, et qu’il est probable que son système a été piraté à plusieurs reprises, non seulement à cause de son serveur privé, mais aussi parce qu’elle a utilisé son téléphone Blackberry pour accéder à son système de messagerie alors qu’elle était à l’étranger.

Bien évidemment, l’équipe et les avocats d’Hillary Clinton ont essayé, sans grand succès, d’effacer tout élément prouvant que son système avait été piraté.

Nous savons, grâce au témoignage de son assistante Huma Abedin, qu’Hillary Clinton avait utilisé son serveur privé à dessein de contourner le Freedom of Information Act (en français, « Loi pour la liberté d’information ») qui oblige les agences fédérales à transmettre leurs documents à quiconque en fait la demande.

Nous savons également que son système de messagerie a été déconnecté au moins une fois, suite à une apparente faille de sécurité.

Comey a déclaré qu’Hillary Clinton avait manipulé sans précaution des informations classifiés et que cela constituait une négligence extrême, mais le directeur du FBI a argué que l’inculpation de l’ancienne secrétaire d’État requerrait une intention plus fermement établie, connue dans le droit américain sous le nom d’intention criminelle.

Toutefois, une telle condition n’est nullement requise au regard de la loi américaine, qui dispose que les agents des services répressifs et judiciaires ne doivent pas tenter d’interpréter la lettre de la loi si sa formulation est claire.

« Il est évident que la signification d’une loi doit, en première instance, être recherchée dans les mots qui ont été utilisés pour la formuler, et si ceux-ci sont clairs, alors la seule tâche des tribunaux est d’en appliquer fidèlement les termes », a rétorqué William Day, juge de la Cour suprême.

En tout état de cause, l’opposition à Hillary Clinton au sein du Congrès a astucieusement souligné que même si l’on admettait qu’une intention criminelle était requise et qu’Hillary n’avait pas eu l’intention de mettre à la portée d’acteurs malveillants des informations classifiées, il ne faisait aucun doute qu’elle avait eu l’intention de contourner le Freedom of Information Act, et savait donc pertinemment qu’elle contrevenait à la loi.

C’est à ce moment que Comey a révélé sa botte secrète : Hillary était certes coupable, mais tellement stupide, à un point frisant l’incompétence la plus totale, qu’il n’était pas juste de gaspiller l’argent des contribuables en la mettant en examen.

Selon lui, elle n’est pas la sournoise Lady Macbeth de la tragédie de Shakespeare, comme l’imaginent souvent les Américains, mais plutôt la godiche qui vous dit de fermer la porte parce que vous laissez les ondes wifi s’échapper de la pièce, comme le dit une boutade populaire aux États-Unis.

Il a également expliqué à plusieurs reprises qu’Hillary Clinton n’était pas « aussi subtile que le pensent les Américains » et qu’elle était même en fait un peu « simplette ».

Trop stupide pour la prison : reconnaissons qu'il y a une certaine ingéniosité dans la façon dont Hillary Clinton est parvenue à se dépêtrer de son dernier scandale.

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