Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le peuple syrien ne permettra pas de se laisser transformer en une autre copie de ce qui est arrivé en Libye... (LGS)

par Bachar al-Jaafari 30 Juillet 2016, 21:44 Syrie Alep France Impérialisme Colonialisme USA Libye Bachar al-Jaafari

« … La ville d’Alep est désormais assiégée. La route de Castello, sa dernière voie d’approvisionnement en eau, en vivres et en médicaments, a été coupée par les forces alliées au régime… À bien des égards, Alep est à la Syrie ce que Sarajevo était à la Bosnie : une ville symbole, une ville carrefour, une ville martyre. Alep, cette ville symbole plusieurs fois millénaire classée au patrimoine mondial de l’humanité, cette ville carrefour où se sont entrechoquées et entremêlées tant de cultures qui ont laissé sur la ville une empreinte profonde et diverse, est aujourd’hui une ville martyre. Ce symbole de la civilisation est l’objet d’un siège de type médiéval. Quelle régression, et franchement, quelle honte !... La mécanique du GISS, les taskforces à Genève, l’action de Staffan de Mistura que nous appuyons, les appels à réunir l’opposition, tout ceci est réduit à néant par le siège d’Alep… ».

C’est là un extrait du discours du 25 juillet de M. François Delattre, représentant permanent de la France auprès des Nations Unies [*], que les Aleppins apprécieront à sa juste valeur. Monsieur Delattre pleure sur Alep, parce que les espoirs de partition de la Syrie sont réduits à néant devant l’avancée de l’Armée nationale syrienne et que la route du Castello qui alimentait les terroristes venus de Turquie, en hommes, en armes et en argent, pour martyriser ses habitants et les obliger à remettre les clés de leur ville aux prétendus opposants révolutionnaires, couvés par le gouvernement français, « a été coupée par les forces alliées du régime ». Comprenez, par l’Axe de la Résistance et la Russie car, pas question de saluer l’exploit de l’Armée syrienne. Comprenez que les terroristes et leurs maîtres sont le type même de la modernité, tandis que les Syriens qui leur résistent sont de type médiéval.

Voici le texte intégral de l’intervention du Dr Bachar al-Jaafari, représentant permanent de la Syrie, suite à son discours calqué sur celui des représentants des États-Unis et de la Grande Bretagne.

Nous nous autoriserons une simple question : « M. Delattre, si Alep est ce bijou que vous décrivez, pourquoi collaborez-vous avec ceux qui s’acharnent à la transformer en un Sunnistan ? ». [NdT].

* * *

Aujourd’hui, le Conseil de sécurité discute du 28ème rapport du Secrétaire général de l’ONU sur la situation humanitaire en Syrie. Dans ce but, il s’est appuyé sur quatre résolutions successives adoptées depuis ce qu’il est convenu de désigner par « la crise syrienne » : les résolutions 2139, 2165, 2191 et 2258.

Cependant, malgré ces résolutions, la situation humanitaire en Syrie n’a pas progressé dans le sens espéré et les Syriens sont donc en droit de s’interroger sur les raisons qui empêchent de mettre fin aux souffrances qu’ils endurent, après presque cinq ans et demi d’une guerre terroriste internationale menée contre mon pays par les gouvernements de plusieurs pays, dont certains sont des États membres de ce Conseil.

Le représentant de l’Angola a vu juste lorsqu’il a posé la question de savoir : « Pourquoi ne pas interroger les parties prenantes régionales et internationales sur leur responsabilité dans la pérennisation de cette crise humanitaire ? » ; la question clé en l’occurrence !

Monsieur le Président,

Mettre fin à la souffrance des Syriens d’une manière durable ne peut se concrétiser en la laissant s’éterniser et soumise au chantage politique exploité par certaines capitales pour imposer au peuple syrien le choix entre deux maux : soit continuer à subir le terrorisme, soit se résoudre à confier le pays au chaos.

Mettre fin à cette souffrance ne peut se concrétiser ni par la rédaction de dizaines de rapports ; ni par la tenue de réunions régulières ; ni par l’organisation de congrès spectaculaires ; ni même par la fourniture d’aides humanitaires à telle ou telle région, bien que nous reconnaissions leur utilité et que le gouvernement syrien participe à leur acheminement vers toutes les régions du pays ; ni par les actions de ladite « Coalition » menée par les États-Unis, aboutissant à la destruction des silos de grains, des infrastructures et des installations électriques qui ont coûté au peuple syrien des dépenses et des efforts difficilement indemnisables ; ni en jouant sur la géographie du sang syrien ; ni encore, par la formation de coalitions douteuses pour prétendument éradiquer le terrorisme ; mais passe par un combat sérieux contre le terrorisme comme le font le gouvernement syrien en coopération avec la Fédération de Russie, et d’autres amis, suite à une demande officielle des autorités syriennes, ce qui a contribué à améliorer la situation dans nombre de régions en Syrie.

La solution est parfaitement connue de tous, aussi bien par ce Conseil que par Monsieur O’Brien, et consiste à traiter les raisons fondamentales de cette crise imposée au peuple syrien, car c’est bien une « crise imposée » et non l’œuvre du peuple syrien.

Certains membres de ce Conseil persistent sciemment et avec arrogance à ignorer la vraie raison ayant mené à l’émergence de cette crise humanitaire et à son aggravation, comme ils persistent à prétendre ignorer les raisons de la fuite d’un nombre effarant de Syriens vers les régions contrôlées par l’État syrien ou vers l’étranger. La raison est le terrorisme, Mesdames et Messieurs. Le terrorisme !

S’agissant d’Alep, dès les débuts de cette crise nous avions informé ce Conseil que cette ville n’avait subi aucun acte terroriste durant la première année et demie. Au nom du gouvernement syrien, nous avions sollicité votre aide pour exercer vos pressions sur le gouvernement turc afin qu’il interdise aux terroristes de se rendre dans cette ville. Mais nul n’a répondu. Ce qui a conduit à l’irruption de dizaines de milliers de terroristes « génétiquement modérés » venus de tous les pays du monde et baptisés « opposition modérée » ou encore, « groupes armés non étatiques ». Quant à la route du Castello, j’aimerais préciser que le gouvernement syrien ne l’a pas « coupée », mais tente de l’ouvrir et de la libérer des terroristes qui empêchent l’acheminement de l’aide humanitaire par cette voie et continuent de l’emprunter à partir de la Turquie.

Le terrorisme est la principale raison de cette crise humanitaire, l’autre raison étant la paralysie de la vie économique du pays du fait desdites « mesures coercitives unilatérales ». C’est pourquoi, la solution durable réside dans la lutte contre le terrorisme passant par l’exécution des résolutions prises par ce même Conseil et la coordination ainsi que la pleine coopération avec le gouvernement syrien, loin des politiques à double standard et de l’hypocrisie pratiquées par certains dans leur prétendu combat contre le terrorisme, loin des tentatives de transformation de la Syrie en un aimant attirant le terrorisme international takfiriste.

La déléguée des États-Unis a parlé de l’enfant de douze ans, réfugié palestinien du camp de Handarat à Alep, égorgé par des éléments de « Harakat Nour al-Din al-Zenki », un mouvement dont le nom indique, à ceux qui connaissent l’histoire de la région, son origine turque. Elle a qualifié les égorgeurs de « Rebels fighters ». Elle ne les a pas qualifiés de terroristes, mais de combattants rebelles ! Idem pour les autres organisations terroristes telles que Jaïch al-Islam, Ahrar al-Cham, Jaïch al Fath, etc.

Il faut arrêter le soutien accordé par les gouvernements turc, saoudien, qatari et d’autres pays aux organisations terroristes armées, lesquelles ont étendu leur terrorisme sur des villes et des villages syriens, commettant les plus horribles crimes contre leurs habitants, les utilisant comme boucliers humains.

Tout comme il faut cesser d’essayer de légitimer les exactions de ces organisations terroristes en usant d’appellations telles que « organisations pacifiques », « organisations armées modérées » ou « groupes armés non étatiques » ; lesquelles, comme vous le savez, sont d’une extrême neutralité et ne correspondent absolument pas aux prescriptions de vos propres résolutions en matière de lutte contre le terrorisme.

Ne pas nommer le terrorisme par son vrai nom envoie à des milliers de terroristes un message d’erreur, leur disant que leur terrorisme est légitime tant qu’il consiste à défier l’autorité de l’État syrien, à détruire ses infrastructures et ses institutions ; ce qui ne peut qu’ouvrir la porte à encore plus de drames humains et matériels.

Dernièrement [le 19 juillet], l’aviation militaire française a bombardé le village d’Al-Tokhar dans le gouvernorat d’Alep, tuant 164 civils pris en otage par Daech. En fait, les terroristes avaient reçu l’ordre de déguerpir du village dès qu’ils ont entendu que le Président français voulait se venger de ce qui s’était passé à Nice. Et le Président français a voulu se venger de ce qui est arrivé à Nice, tuant 164 civils du village d’Al-Tokhar en Syrie. Deux fois plus de victimes que le terroriste de Nice ! Mais qui détenaient ces civils en tant que boucliers humains ? N’est-ce pas Daech ? Et qui a tué des civils sous prétexte de lutter contre Daech ? N’est-ce pas l’aviation militaire française ?

Les forces de l’air étatsuniennes agissent de même et il y a des dizaines d’autres exemples que nous avons confiés à votre attention par des lettres officielles distribuées et redistribuées à maintes reprises. Je ne suis pas aussi doué que la déléguée des États-Unis pour vous citer des noms. Nous avons des millions de noms et, si je devais vous en donner lecture, cela nous prendrait des semaines avant que je ne puisse vous donner la liste de toutes les victimes syriennes du fait des exactions des organisations terroristes.

Pourquoi ne qualifie-t-on pas d’opposition armée modérée ceux qui ont attaqué le Bataclan, Nice ou Charlie Hebdo, à Paris ? Pourquoi le terroriste qui sévit en Syrie est-il qualifié d’opposant modéré, alors qu’il est nommé terroriste lorsqu’il commet des actes terroristes, que nous condamnons, en France, aux États-Unis ou ailleurs ?

Le terrorisme est du terrorisme ! Nous l’avons dit il y a cinq ans et nous le répétons. Il n’y a pas un terrorisme hallal et un terrorisme haram.

Le terrorisme est du terrorisme ! C’est nous qui endurons ce terrorisme. C’est notre peuple qui endure ce terrorisme.

Monsieur le Président,

La meilleure preuve de ce que je dis est justement le fait que ce mouvement de Nour al-Din al-Zinki -lequel a donc horriblement et publiquement décapité cet enfant palestinien de 12 ans il y a quelques jours- soit qualifié d’opposition armée modérée par des gouvernements dont certains sont membres de ce Conseil, en plus d’être soutenu par ces mêmes gouvernements en armes, en argent et en couverture médiatique depuis fin 2011.

Les pratiques de ce mouvement terroriste ne diffèrent en rien de celles d’autres organisations terroristes qu’il a plu à certains membres de l’ONU, à l’extérieur et à l’intérieur de ce Conseil, de qualifier d’opposition armée modérée, telles Jaïch al-Islam, Ahrar al-Cham, Jaïch Mouhammad, Liwa’ al-Tawhid, Liwa’ Chouhada’ Badr, liwa’ al-Mouhajirine, Al-jabhat al-Islamiya, Jaïch al-Fath, Liwa’ du Sultan Mourad, le Parti de l’Union du Turkestan islamique, et bien d’autres organisations qui ont commis et commettent encore des crimes indescriptibles. Imaginez-vous que certains membres de ce Conseil en sont arrivés à prétendre que la dernière organisation citée, qui est celle d’un mouvement au Turkestan, est une opposition syrienne modérée !

Certains ont créé ces monstres cannibales et amateurs de selfies décapitant leurs victimes, ces monstres qui balancent leurs victimes vivantes du haut des immeubles, les grillent dans les fours à pain comme à Adra ou les massacrent par projection de bonbonnes de gaz comme à Alep, ces monstres qui enlèvent et emprisonnent des milliers de femmes et enfants des villages de Lattaquié, Hama et Homs… Autant d’horreurs que les Syriens ne pardonneront pas. Autant de crimes contre l’humanité. Désormais, vous n’avez nul besoin d’enquêteurs, de preuves ou de chiens policiers pour en découvrir les auteurs. Le criminel est notoirement connu ainsi que son souteneur.

Ce qui reste inexplicable et inadmissible est comment est-il possible que certains États membres de ce respecté Conseil puissent toujours refuser de porter certains de ces groupes sur la liste des organisations terroristes de l’ONU, alors qu’ils prétendent porter la bannière des droits humains et de l’autorité du droit ? Comment est-ce encore possible, alors que ces États réalisent parfaitement que ce refus autorise les terroristes à poursuivre leurs crimes et décapitations, prouve le manque de sérieux de leurs gouvernements dans la lutte contre le terrorisme, en plus de prouver leur utilisation du terrorisme comme instrument politique pour faire pression sur le gouvernement syrien ?

Monsieur le Président,

Le gouvernement syrien assume son obligation constitutionnelle de protéger ses citoyens et de combattre le terrorisme, mais nous ne pouvons le combattre tout seuls afin de minimiser son danger pour nous, pour la région et pour le monde. C’est un danger qui a commencé à menacer vos États et je suis convaincu, Monsieur le Président, que tous les citoyens des pays qui se sont vus dernièrement submergés par la vague des actions terroristes ont le droit de s’interroger sur les raisons ayant poussé leurs dirigeants à fermer les yeux sur les départs de leurs concitoyens vers la Syrie pour s’exercer au terrorisme, avant de revenir et de le pratiquer dans leur pays d’origine.

Combattre le terrorisme et lever les mesures coercitives unilatérales m’amènent à parler de la démarche suivante nécessaire à la résolution de la crise humanitaire, qui n’est autre que le soutien de la solution politique, car le combat contre le terrorisme augmentera les chances de réussite d’une telle solution, laquelle doit garantir la souveraineté de la Syrie, son indépendance, son unité territoriale et sa sécurité, conformément à toutes vos résolutions relatives à la Syrie.

Le peuple syrien ne permettra absolument pas de se laisser transformer en une autre copie de ce qui est arrivé en Libye, en Irak, en Somalie, au Soudan, en Afghanistan et d’autres pays, d’autant plus que cette volonté est conforme aux principes du Droit international, et afin que ces principes ne soient plus dépassés par certains pour recommencer ce qu’ils ont infligé à l’Irak, à la Libye et ailleurs.

C’est dans ce but que mon gouvernement a suivi avec attention les déclarations consécutives à la visite du Secrétaire d’État des États-Unis à Moscou, ce 10 juillet, lesquelles ont assuré l’accord des deux parties, américaine et russe, sur la lutte contre le terrorisme, Daech et le Front al-Nosra.

La République arabe syrienne qui se trouve en première ligne face à ce mal global accueille favorablement ces déclarations et en même temps déclare, encore une fois, qu’elle tient à une solution politique qui devra répondre aux aspirations du peuple syrien et obtenir son assentiment, tout comme elle est prête à poursuivre le dialogue entre Syriens, sans conditions préalables, dans l’espoir que cette solution relève des seuls Syriens, sans ingérences étrangères, mais avec le soutien des Nations Unies et de la Communauté internationale.

Monsieur le Président,

J’affirme, une fois de plus, que le gouvernement syrien est déterminé à respecter ses obligations et à assumer ses responsabilités dans le but d’alléger le fardeau pesant sur son peuple. Dans cet objectif, nous sommes toujours prêts à prendre toutes les dispositions nationales nécessaires. Ainsi, nous poursuivrons notre coordination avec l’Organisation des Nations Unies et faciliterons ses missions, en sachant que cette coopération n’est pas à sens unique. En retour, l’ONU devra coordonner, coopérer et dialoguer avec nous sur toutes les questions humanitaires, au lieu de recourir à la suspicion et aux critiques injustifiées.

L’ONU et d’autres organisations travaillant en Syrie n’auraient jamais réussi à aider des millions de Syriens, ces dernières cinq années, sans le concours, le soutien et la protection du gouvernement syrien. Nous continuerons à ce faire, tant que le bénéfice concernera l’ensemble des Syriens dans le besoin, tant que la distribution des aides respectera la souveraineté de l’État et s’accordera avec les clauses de la Résolution 46/182 qui ont institué l’OCHA [Office for the Coordination of Humanitarian Affairs].

Monsieur le Président,

Avant de conclure, j’aimerais vous rappeler ce qu’a déclaré l’ex-ministre français des Affaire étrangères, Fabius, à Marrakech le 12 décembre 2012 lorsqu’avec ses amis ils cherchaient à créer une opposition syrienne : les jihadistes « font du bon boulot » en Syrie, tandis que l’ex-premier ministre français de l’époque, devenu aujourd’hui ministre des Affaires étrangères, disait : « je ne peux rien faire pour empêcher les jihadistes français d’aller en Syrie ». Et maintenant que le « terrorisme jihadiste français » a frappé le Bataclan, Charlie Hebdo et Nice, le Président français bombarde un village près de Manbej et tue 164 civils !

 

 

Je pourrais vous citer beaucoup d’autres exemples, mais je respecte le temps qui m’est imparti et vous remercie.

 

 

 

Reprise de parole en fin de séance, suite aux conclusions de M. O’Brien [Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonateur des secours d’urgence]

Monsieur le Président,

Je ne serai pas long, mais je voudrais partager avec les membres du Conseil des informations non abordées dans cette session.

Premièrement : il est regrettable que nul n’ait mentionné l’exploit des terroristes installés à Wadi araba, une localité menant vers Madaya que beaucoup ont prétendu encerclée par « le régime ». Ils ont fait exploser la source principale d’eau potable nourrissant Damas. Résultat : sept millions de civils syriens privés d’eau potable à Damas !

Deuxièmement : à Raqqa, les terroristes de Daech ont brûlé sur la place publique, trois membres vivants d’une même famille parce qu’ils avaient tenté de fuir la ville : le père, la mère et une enfant de deux ans. Je n’ai pas entendu M. O’brien en parler, non plus.

Troisièmement : Concernant les bombardements d’Alep, certains ont parlé d’Alep est et d’Alep ouest en disant que les frappes fusent de l’est et de l’Ouest, mais M. O’Brien ne nous a pas qui bombarde les civils. Il ne nous a pas dit qui sont les terroristes que la Coalition internationale prétend combattre. Il ne nous a pas dit qu’ils sont nourris par la Turquie et les régimes de la corruption des Pays du Golfe : l’Arabie saoudite et le Qatar. Nous souhaiterions que lorsque Monsieur le Secrétaire adjoint nous reparlera de ce qui se passe en Syrie, il précise qui sont ceux qui bombardent délibérément nos civils.

Quatrièmement : Hier, plus de 100 victimes, entre tués et blessés, à Damas. Je vous notifierai leurs noms par courriers officiels. Des femmes et des enfants tombés à Damas et à Alep dans des restaurants et des jardins publics. Qui les a bombardés ? Pourquoi M. O’Brien n’en a pas parlé ?

Merci, Monsieur le Président.

Dr Bachar al-Jaafari

Envoyé permanent de la Syrie auprès des nations Unies

25/07/2016

 

 

Source : Vidéo / Syria - Security Council, 7744th meeting

http://webtv.un.org/meetings-events/security-council/watch/syria-security-council-7744th-meeting/5049333063001

[*] La France appelle à une trêve humanitaire à Alep. Situation humanitaire en Syrie - Intervention de M. François Delattre, représentant permanent de la France auprès des Nations unies - Conseil de sécurité - 26 juillet 2016

http://www.franceonu.org/La-France-appelle-a-une-treve-humanitaire-a-Alep

Transcription et traduction de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal

Haut de page