Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Omerta onusienne sur les allégations de viols d'enfants par des soldats français en Centrafrique

par Billets d'Afrique 16 Juillet 2016, 14:24 Centrafrique Viols Crimes contre l'humanité Armée française France Omerta Anders Kompass Articles de Sam La Touch

Omerta onusienne sur les allégations de viols d'enfants par des soldats français en Centrafrique
Omerta onusienne
Billets d'Afrique

Anders Kompass, le fonctionnaire de l’ONU sans lequel n’aurait sans doute jamais éclaté le scandale des viols commis par des militaires français et des casques bleus sur des mineurs en Centrafrique, a fini par jeter l’éponge et démissionner de l’institution. Dans un texte intitulé « Pourquoi j’ai démissionné des Nations unies », il revient sur ce qu’on savait déjà en partie : s’il a fait fuiter le dossier, c’est parce que tous les cadres de l’ONU semblaient disposés à l’enterrer. En avaient en effet connaissance « la chef de cabinet du secrétaire général, Susana Malcorra, le haut commissaire aux droits de l’homme Zeid Ra’ad al-Hussein, la patronne du Bureau des services de contrôle interne des Nations unies, Carman Lapointe, Hervé Ladsous et probablement le secrétaire général Ban Kimoon lui-même. D’autres, plus bas dans la hiérarchie, avaient également regardé ailleurs. La numéro deux des droits de l’homme, Flavia Pansieri, l’avait gardé sur son bureau pendant huit mois sans le lire, disait-elle, de même que le général Babacar Gaye, responsable des casques bleus en Centrafrique. De tout cet aréopage, seul Babacar Gaye a payé les pots cassés, en étant renvoyé en 2015. Lui et… Anders Kompass qui a été l’objet d’une enquête interne pendant de longs mois. Le fonctionnaire a été placardisé et ostracisé par une partie des équipes de l’ONU quand il a repris ses fonctions », résume Médiapart (09/06). Le français Hervé Ladsous, patron des Opérations de maintien de la paix, a notamment cherché à l’évincer. Cette situation n’est pas une première, selon Kompass, et l’omerta est la règle : « Le personnel a peur et cette peur est fondée sur une vaste expérience. (…) En revanche, les personnes trouvées responsables d’avoir dissimulé des abus sexuels d’enfants ou d’avoir eu une conduite douteuse ne sentent pas qu’elles doivent démissionner et l’organisation ne cherche pas non plus à les licencier. »

Haut de page