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Rediffusion de «Complément d'enquête» : le groupe Bolloré réclame 50 millions d'euros à France 2 (Russia Today)

par Russia Today 24 Juillet 2016, 07:58 Bollore France 2 Complement d'enquête Plainte France Françafrique

Le groupe Bolloré, dénonçant «une volonté avérée de lui nuire en le dénigrant gravement», a annoncé vendredi qu'il réclamait 50 millions d'euros à France 2, pour avoir rediffusé le 21 juillet un «Complément d'enquête» consacré à Vincent Bolloré.

Vincent Bolloré, le 15 janvier 2016 à Ergue-Gaberic dans l'ouest de la France: (C) AFP

Vincent Bolloré, le 15 janvier 2016 à Ergue-Gaberic dans l'ouest de la France: (C) AFP

«Afin de mettre un terme à cette campagne insidieuse et de protéger tant les intérêts de ses salariés que de ses actionnaires, le groupe Bolloré a assigné France 2 afin d'obtenir réparation devant le Tribunal de commerce de Paris de son préjudice évalué à 50 millions d'euros», indique le communiqué.

La chaîne publique a en effet rediffusé le 21 juillet au soir le programme intitulé «Bolloré, un ami qui vous veut du bien» initialement diffusé en avril dernier. L'enquête porte sur les activités en Afrique de la multinationale, dont le groupe tire 80% de ses bénéfices.

«Cette rediffusion, qui intervient quelques semaines après la diffusion de cette émission totalement à charge et tendancieuse à l'encontre du groupe Bolloré, caractérise désormais une volonté avérée de lui nuire en le dénigrant gravement», a estimé le groupe Bolloré dans son communiqué. «Ceci porte atteinte à ses intérêts commerciaux», d'autant que l'émission «avait déjà décidé le 9 juin 2016 de revenir sur ce sujet», a souligné le groupe.

Le présentateur de l'émission, Nicolas Poincaré, avait répondu ce jour-là à des accusations de bidonnage, portées par Vincent Bolloré quelques jours plus tôt, concernant le témoignage de deux salariés adolescents d'une plantation du groupe au Cameroun qui dénonçaient leurs conditions de travail. Le journaliste avait démenti «formellement» que ces jeunes garçons mineurs aient été payés pour mentir sur leur âge dans le documentaire sur le groupe Bolloré.

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