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"The Ghost Writer" : le film de Polanski sur Tony Blair (vidéos)

par SLT 10 Juillet 2016, 09:05 Polanski Tony Blair "The Ghost Writer" Crimes de guerre CIA USA Grande-Bretagne Articles de Sam La Touch

"The Ghost Writer" : le film de Polanski sur Tony Blair (vidéos)

Résumé :
À Londres, un nègre littéraire (écrivain privé, en anglais ghostwriter ou ghost) à succès est engagé pour terminer les mémoires d'Adam Lang, ancien Premier ministre britannique. Mais dès le début de leur collaboration, le projet semble périlleux car le prédécesseur du nègre de Lang est décédé « accidentellement », probablement après être tombé d'un ferry. Le nègre prend l'avion pour travailler sur le projet, au milieu de l'hiver, dans une maison au bord de l'océan sur l'île de Martha's Vineyard, située au large des côtes de la Nouvelle-Angleterre. Mais le jour même de son arrivée, un ancien ministre du cabinet Lang accuse celui-ci de complicité de crimes de guerre pour avoir autorisé l'arrestation illégale de terroristes présumés et les avoir livrés à la CIA qui les aurait soumis à la torture. La controverse attire des journalistes et des manifestants sur l'île où résident Lang, sa femme Ruth et son assistante (et maîtresse) Amelia. Au cours de son travail, le nègre découvre des indices laissant entendre que son prédécesseur aurait révélé la liaison de Lang à la CIA et au complexe militaro-industriel.

(Source : Wikipedia)

Le film, traité comme un film policier, est surtout une parabole politique, étroitement articulée à l'actualité. On n'a en effet aucune peine à reconnaître en Lang — dont un de ses collègues fait observer qu'il n'a jamais pris une seule mesure susceptible de déplaire aux États-Unis — la figure de Tony Blair, premier ministre britannique au moment de la guerre en Irak. De multiples détails le prouvent. L'un d'eux est la présence répétée du panneau liar (menteur) chez les manifestants anti-Lang : on sait que les manifestants anti-Blair se plaisaient à écrire son nom sous la forme de l'anagramme Tony B. Liar. De même, l'entreprise d'armements qui prête significativement un jet privé à Lang porte un nom qui est presque l'homonyme de la multinationale Halliburton, un des principaux fournisseurs de l'armée américaine, soupçonnée de maintes accointances avec le monde politique. Le film apparaît donc au total comme une charge contre l'impérialisme américain et la docilité des gouvernants européens.


(Source : Wikipedia)

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