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Iran : la base militaire de Nojeh à Hamedan accueille les bombardiers russes (Agoravox)

par Romain Garev 17 Août 2016, 13:58 Iran Russie Base militaire Nojeh Syrie Cooperation

Iran : la base militaire de Nojeh à Hamedan accueille les bombardiers russes

Pour la première fois depuis 1946 l’aviation russe est déployée en Iran. Les trois premiers bombardiers supersoniques russes à géométrie variable et long rayon d’action Tu-22M3 viennent d’atterrir à Hamedan, à l’ouest de l’Iran. Une équipe de service, ainsi qu’une unité de garde y sont déjà déployées. Les Iliouchine Il-76 russes y transportent déjà des munitions. Quant à la défense contre-aérienne de l’aérodrome, pas besoin d’y installer un S-400 comme en Syrie, vu que le ciel iranien est gardé par des S-300 déjà fournis à la République islamique.

 

 

 

 

La base aérienne russe en Iran servirait à intensifier des bombardements des terroristes en Syrie (et en Irak par la suite ?). Vu que la base syrienne de Hmeimim n’est pas capable de recevoir des bombardiers stratégiques, jusqu’à présent les Tu-22M3 ont été obligés de s’envoler de la base russe de Mozdok (Caucase du Nord), à 2000 km de la Syrie, pour y revenir ensuite. (En août les six Tu-22M3 ont bombardé en Syrie trois fois, à savoir le 8, le 11 et le 14 de ce mois.) Ce long trajet, entre autre, réduisait le nombre de bombes et de missiles portés.

L’actualité de ce 16 août : ces trois bombardiers viennent d’effectuer la frappe en Syrie (en russe).

À noter que ce 15 août le ministère russe de la Défense a demandé à l’Iran et à l’Irak la permission de lancer des missiles de croisière au-dessus leurs territoires. Donc un cadeau de plus attend les terroristes.

Cette nouvelle surprise russo-iranienne pour l’Occident a dû provenir du sommet de laConférence tripartite Iran-Russie-Azerbaïdjan tenu pour la première fois ce 8 août à Bakou.

Pourtant la décision de créer une base militaire russe en Iran n’était évidemment pas le seul résultat de cette conférence. Il s’agissait aussi sans doute du Corridor de Transport Nord-Sud qui bouleverse le Grand Jeu du Moyen-Orient.

Donc on est libre de spéculer sur la soi-disant isolation de la Russie (avec son économie déchirée en miettes d’après et par les soins d’un certain B. Obama) de la communauté internationale. Cette notion même d’une communauté internationale qui aurait un point de vue commun sur la situation mondiale s’avère inappropriée.

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