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Sacrifice humain et cannibalisme en Grèce Antique ? (The Guardian)

par Mazin Sidahmed 12 Août 2016, 13:35 Grece Antiquite Sacrifice humain Cannibalisme Archeologie

En Grèce, sur un site connu pour être un ancien lieu où l’on pratiquait le sacrifice animal, des archéologues ont mis au jour un squelette humain vieux de 3 000 ans, lequel viendrait confirmer l’une des légendes les plus sombres de l’antiquité, la pratique du sacrifice humain et du cannibalisme.

Ce mercredi 10 août 2016, le Ministère de la Culture de la Grèce a annoncé qu’une équipe de chercheurs américains et grecs a mis au jour le squelette vieux de 3 000 ans d’un adolescent, du côté du mont Lykaion, un site archéologique connu pour être un ancien lieu où l’on pratiquait des sacrifices d’animaux pour le Dieu Zeus. Selon les archéologues, ceci pourrait confirmer une vieille légende évoquée par de nombreux auteurs, dont Platon, qui évoque que le Mont Lykaion était également associé aux sacrifices humains.

Comme le déclare le Dr Jan N Bremmer, professeur émérite d’études religieuses à l’Université de Groningen aux Pays-Bas, jusqu’à présent, la plupart des études sur le sacrifice humain dans la Grèce antique avaient conclu qu’il s’agissait probablement de pure fiction. Selon cette légende, on sacrifiait un jeune garçon avec les animaux, avant que la viande humaine et animale soit cuite puis mangée. « Plusieurs sources littéraires anciennes mentionnent des rumeurs que le sacrifice humain a eu lieu à l’autel (de Zeus, situé sur la pointe sud de la montagne), mais jusqu’à il y a quelques semaines, aucune trace d’ossements humains n’avait été découverte sur le site » déclare Jan N Bremmer. Mais ici, qu’il s’agisse d’un sacrifice humain ou pas, les ossements ont été mis au jour à l’endroit exact de l’autel sacrificiel. « Ce n’est pas un endroit où on enterrait des individus. Il ne s’agit en aucun cas d’un cimetière » ajoute le professeur.

1914

De plus, le corps de l’adolescent semble avoir été soumis à un rituel spécifique, puisque la partie supérieure du crâne avait disparu, tandis que le corps a été posé entre deux lignes de pierres sur un axe est-ouest, avec des dalles de pierre couvrant le bassin. Pour savoir s’il s’agissait bien là de sacrifice humain, il faudra procéder à de nouvelles fouilles, les scientifiques n’ayant jusque-là examiné que 7% du site en question.

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