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Vers la guerre civile au Gabon ? L'Assemblée nationale brûle !

par SLT 31 Août 2016, 19:44 Gabon Françafrique Ali Bongo Jean Ping France Elections Articles de Sam La Touch

Vers la guerre civile au Gabon ? L'Assemblée nationale brûle !

Les médias sortent du bois en dénonçant le régime bongolais du Gabon et en dénonçant la présence de la famille Bongo depuis un demi-siècle au pouvoir. Bien sûr, ils ne diront pas que les Bongo ont été mis en place par l'Etat français sous le général de Gaulle et ont toujours été soutenus jusqu'à maintenant par les politiques de la Vème république au pouvoir faisant circuler les mallettes de fric à Paris et arrosant comme il est de coutume un certain nombre de politiques et de journalistes selon les coutumes françafricaines en oeuvre depuis Foccart-De Gaulle (Comment la France a mis la dynastie Bongo au pouvoir au Gabon). Une sorte de racket françafricain participant au "partage de culture" avec la France et au pillage de l'Afrique. Ils ne vous diront pas non plus qu'au Gabon comme dans bon nombre de régimes néocoloniaux, c'est la France qui gère la monnaie (Franc CFA) et donc l'économie et qu'elle dispose de nombreuses bases militaires pour mieux contrôler la population et les politiques et défendre les intérêts des multinationales françaises en particulier le pétrole d'Elf à Total.

Suite aux dernières élections opposant deux candidats françafricains Ali Bongo et Jean Ping, l'Elysée n'ayant pas grand chose à perdre a demandé à ce que les résultats de chaque bureau de vote soient publiés, une action qui n'avait pas été acceptée lorsque le candidat Gbagbo avait dénoncé la fraude massive du camp Ouattara soutenue par l'armée française. Cette fois-ci, le candidat de l'opposition ne gênant pas l'Elysée (Ping est un ancien ministre de Bongo père qui a montré à de multiples reprises son allégeance) est donc soutenu par le parti impérial socialiste.

Depuis la proclamation des résultats où la fraude pour le régime Bongo semble avoir eu lieu à nouveau, de nombreux incidents ont éclaté au Gabon avec ce soir l'incendie du Parlement par une population révoltée face au bourrage des urnes lors des élections et aux résultats publiés par le régime. Reste à savoir quelle attitude l'Elysée va adopter : faire comme sous Chirac lors de l'élection du dictateur Eyadéma fils en 2005 à savoir soutenir politiquement et économiquement le fils du tyran qui massacrait son peuple ou bien soutenir une alternance démocratique. L'Etat français va-t-il exfiltrer son dictateur ami comme ce fut le cas pour Compaoré du Burkina Faso ? (L'ex-dictateur Blaise Compaoré exfiltré en Côte d'Ivoire à la demande du "chef de guerre" François Hollande, aurait-il emporté des dizaines de millions d'euros avec lui ? ; Comment François Hollande a organisé l'exfiltration du dictateur Compaoré en Côte d'Ivoire ). Mais que va donc faire le chef de guerre français avec son ami dictateur ? Et comment se positionne l'ami étatsunien ?

A lire également : La Françafrique au Gabon. Conséquences sociales et économiques d’un pillage érigé en système.

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