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Attentat de Nice : "Quotidien" démonte les versions des autorités françaises (Le Point)

par Le Point 1 Octobre 2016, 09:58 Attentat Nice Cazeneuve Faille Falsification Terrorisme France

Dans son édition du jeudi 29 septembre, l'émission a révélé de nouveaux éléments sur l'attentat du 14 juillet qui a tué 86 personnes et fait 484 blessés.

Le camion qui fonçait sur la foule le soir du 14 juillet à Nice s'est-il arrêté grâce à l'intervention des policiers ? Si Bernard Cazeneuve avait assuré que le véhicule avait été stoppé par les autorités, Le Quotidien, l'émission présentée par Yann Barthès sur TMC, vient contredire les propos du ministre et pointer les incohérences de la version officielle. Dans l'édition du 29 septembre, le journaliste Azzeddine Ahmed-Chaouch a expliqué avoir eu accès au procès-verbal établi par la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire. Et son contenu a de quoi gêner l'exécutif.

Selon l'émission, c'est bien « un fait extérieur » qui a mis un terme à la course folle du camion. En s'appuyant sur le document, le reporter explique que le camion a calé à 22 heures 35 minutes et 46 secondes. « Il ne repartira plus », note alors la sous-direction antiterroriste. Les policiers n'arriveront que 43 secondes plus tard. Un incident technique qui permet alors aux forces de l'ordre d'entamer une fusillade avec le terroriste. Au bout de 1 minute 15 de tirs, « à 22 heures 37 minutes et 44 secondes, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel est abattu par les policiers », avance le rapport de la Sdat.

Des failles et des mensonges »

Autre version contestée par le journaliste de Quotidien : le dispositif policier présent le soir de l'attaque. « La police nationale était présente. Des véhicules de police rendaient impossible le franchissement de la promenade des Anglais », avait indiqué le ministre de l'Intérieur, à la sortie d'un conseil de défense. Faux, à en croire le rapport de la sous-direction antiterroriste : « Sur les vidéos, les enquêteurs ne relèvent qu'une voiture de police nationale sur la promenade des Anglais », note le document des enquêteurs.

Un constat qui avait déjà été partagé par Libération, dans ses éditions des 21 et 22 juillet. À cette époque déjà, le quotidien évoquait « des failles et des mensonges » dans le dispositif de sécurité mis en place le soir du 14 juillet sur la promenade des Anglais.

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