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L’occupation silencieuse d’Haïti par la République Dominicaine (Mondialisation.ca)

par Joël Léon 16 Octobre 2016, 19:50 Haïti République Dominicaine Occupation

Hispaniola

« Il y a des choses qu’on peut refuser de faire avec quelqu’un. Vous pouvez refuser de travailler pour lui, manger avec lui ou lui parler. Par contre, s’il veut se battre contre vous, vous êtes obligés de vous battre .»

« Rome n’a pas été conquérie par l’invasion des barbares…mais par les barbares de l’intérieur

Will Durant

 

Le troisième mandat de l’ex-président dominicain de Leonel Fernandez se voulait être humaniste et sortait de la logique  d’état quémandeur pour s’aventurer sur le chemin capitalisant des pays qualifiés d’émergeants. Les résultats fabuleux que reflètent le taux de croissance économique de la République Dominicaine pendant les 20 dernières années, oscillant entre 7.7% parfois jusqu’à 10%, avait influencé le discours politique du dit président qui pouvait se frotter les mains d’avoir contribué à ce boom économique. Dix(10) chefs d’état étaient présents dans la capitale dominicaine en ce 15 août 2008 pour marquer le troisième mandat de Mr Fernandez, parmi eux René Préval, l’ex-président de la République occupée d’Haïti. Sous les applaudissements du public, incluant le leader haïtien, le président Fernandez a martelé haut et fort que « Le monde doit changer; il doit éliminer toutes les formes d’injustice, de discrimination et d’inégalité.» Quel paradoxe, car plus d’un demi million d’Haïtiens vivent en état d’esclavage dans le pays même de Fernandez. Ce cri assourdissant poussé à la face du monde fut un camouflet à toute l’humanité, spécialement à l’haïtien, indépendamment du lieu où il se trouve. Donc, les dirigeants haïtiens, docilement, acceptent le sacrifice de leur pays au profit du développement socio-économique du voisin dominicain.

Une Entente pour Submerger Haïti.

Tout a commencé avec le refus de Stenio Vincent de déclarer la guerre à la République Dominicaine en 1937, suite à l’odieux massacre de plus de 25.000  compatriotes innocents. Il faut rappeler que ce massacre a eu lieu après que les haïtiens, 7 ans avant, soit en 1930, eurent aidé les dominicains après le terrible cyclone du 3 septembre 1930 qui ravagea entièrement la capitale « Santo Domingo », en envoyant des médecins, beaucoup de médicaments et de la nourriture en solidarité aux peuples dominicains. Depuis lors, tous les dirigeants haïtiens ont emprunté le même chemin, à l’exception de l’élu du 16 décembre 1990.On peut citer en exemple la négociation de contrats obscurs sous Jean-Claude Duvalier en 1982, ou encore le mépris total de l’administration de Michel Martelly vis-à-vis des Haïtiens vivant comme esclaves en République Dominicaine.

La première gaffe diplomatique de René Préval a été sa participation en République Dominicaine à la cérémonie qui a marqué les cent ans du leader révolutionnaire communiste haïtien, Jacques Roumain. Ce dernier fut un dénonciateur intraitable du massacre des Haïtiens de 1937, ce qui lui a valu d’être interpellé en France, là où il séjournait, sous l’injonction directe de l’ambassadeur dominicain de l’époque. Il n’y a aucune relation entre Fernandez et Roumain, car sous l’administration de celui-ci, le massacre continuait de plus belle. Qu’était allé faire Préval dans une cérémonie pareille?

Dans la nuit du 22 au 23 août 2005, trois jeunes haïtiens nommés Gilbert Dominique âgé de 22 ans, Willy Pierre âgé de 20 ans et Paul Marc âgé de 19 ans, ont été brulés vifs dans le pays de Mr Fernandez, « le dénonciateur de l’injustice du monde.»

Le gouvernement haïtien a réagi faiblement après cet acte odieux, ce qui a encouragé la République Dominicaine à se transformer en tombeau d’Haïtiens. Maintenant, la presse parle très peu des déportations massives des compatriotes haïtiens dans les conditions les plus inhumaines ; c’est devenu un fait divers. La société haïtienne est complice des bourreaux dominicains.

Haïti est le troisième partenaire commercial de la République Dominicaine après les Etats-Unis d’Amérique et la Corée du Sud. L’économie dominicaine s’est développée de façon exponentielle, contrairement à celle d’Haïti qui se désagrège à un point tel qu’un vieillard eut à dire que « Ayiti pap fè bak sèlman non, men li kase tèt tounen.» La terre de Dessalines est devenue une province dominicaine qui consomme sans aucun gène toutes sortes de produits de ce pays, en commençant par de l’eau en sachet jusqu’au citron vert. Consommation qui a couté au pays près d’un milliard de dollars US l’an. Par contre,  l’importation dominicaine se chiffre à quelques millions.

En 2007, le voisin dominicain a dépassé Haïti dans la production de mangues. Ce qui est un affront aux élites haïtiennes, parce que c’était seulement à ce niveau que notre production était supérieure à celle de ce pays. Les commerçants et brasseurs d’affaires haïtiens ont tous des investissements en République Dominicaine qui s’élèvent à plusieurs millions de dollars. Comparativement, l’investissement dominicain est presqu’inexistant en Haïti _ le sentiment d’appartenance et national est sacrifié au profit d’un poignet de dollars. Eux aussi, ces levantins, venus au pays avec « 2 bich en main » complotent contre la nation, pourtant leur bienfaitrice.

L’agence de presse Alter-Presse a précisé que, pendant la période de la Toussaint de l’année dernière, plusieurs centaines de touristes haïtiens avaient traversé la frontière et dépensé plus de 3 millions de dollars américains pendant un weekend au pays de Juan Pablo Duarte. Toujours selon Alter-Presse, une source officieuse anonyme a déclaré que : « Si l’on calcule le coût du visa, les taxes d’entrée en République Dominicaine, une moyenne de dépenses par personne pour le logement, la nourriture, le transport et divers achats, les chiffres atteignent les 3 millions de dollars ». Pour illustrer tout cela, le gouvernement dominicain a pris une mesure exceptionnelle pour éliminer les visas d’entrée aux Haïtiens qui sont détenteurs d’un visa américain, canadien ou un quelconque pays européen. Une façon de les encourager à séjourner chez eux, afin d’apprécier d’avantage la culture dominicaine, conformément à leur calcul d’occupation silencieuse d’Haïti.

Ajouter à tout cela, il faut mentionner les 15.000 jeunes Haïtiens qui étudient dans les universités de ce pays, qui dépensent de fortes sommes pour y résider mais dans des conditions très précaires : parfois les filles sont violées et volées en même temps par des xénophobes dominicains.

Beaucoup d’Haïtiens s’attendaient à une occupation militaire du pays par l’armée dominicaine au prix de bombardements terrestres, aériens et maritimes. Mauvais calcul ! L’occupation se fait sous nos yeux avec l’aide de nos élites, mais trop occupées à régler leurs petites affaires. Nous ne nous en sommes pas rendu compte. L’occupation se fait sans un coup de feu, sans troupes et surtout sans trompettes ni tambours. Les troupes viendront après pour des opérations de police .L’occupation économique est presque totale et admise par les élites haïtiennes ; donc, l’occupation politique qui était déjà en cours se renforce et s’impose.

Le dernier coup d’éclat fut la rébellion armée de Guy Philippe contre le régime constitutionnel d’Aristide en 2004 : ses hommes furent recrutés, entrainés, armés, financés et transportés en Haïti avec l’aide de l’armée dominicaine pour semer le trouble dans le pays. Ainsi, le gouvernement Boniface-Latortue issu du coup d’état du 29 février 2004, fut un produit direct de la République Dominicaine_ Gérard Latortue l’avait bien compris et a considéré les mercenaires de Guy Philippe comme des « combattants de la liberté.» La politique haïtienne est désormais déterminée à partir des intérêts vitaux de la République dominicaine en Haïti.

L’octroi de plusieurs millions de dollars à la classe politique haïtienne, notamment : Myrlande Manigat, Michel Martelly, René Garcia Préval…en dernier lieu Jude Célestin, sont autant d’éléments qui renforcent l’idée de l’occupation politique d’Haïti par les dominicains.

Les 15.000 étudiants haïtiens séjournant en république Dominicaine, ajoutés aux autres déjà diplômés, pourraient constituer une bombe à retardement pour le pays. Ce sont eux qui seraient de fers de lance de l’occupation culturelle. Ils maitrisent la langue de Cervantès ; ils savourent les femmes chaudes et hommes bruns de la partie Est de l’île ; ils apprécient la «Cerveza bien fría (la bière bien gelée) »…Ces habitudes n’influencent pas seulement le goût mais aussi l’esprit. Ces dominicains-haïtiens, à cause de leurs formations académiques et techniques, sont appelés à jouer un rôle important dans la gestion des affaires en Haïti, particulièrement l’administration publique. Donc, ne soyez pas étonnés si un jour un décret est pris pour ajouter l’Espagnol à côté du Français et du Créole comme langue officielle. Will Durant a écrit et je cite : « Rome n’a pas été conquérie par l’invasion des barbares…mais par les barbares de l’intérieur.» A l’instar des « Chicago boys » qui ont envahi l’espace de la transition économique de la Russie vers le libre-échangisme après l’éclatement du bloc de l’est en 1989, ces étudiants, s’ils ne sont pas maitrisés et orientés, constitueront la cheville ouvrière contre la culture nationale, l’aspect le plus vital pour une conquête.

République Dominicaine, le Nouvel El Dorado

J’ai toujours lancé une mise en garde contre ce que l’américain appelle « conspiracy theory ». S’efforcer de tout voir via la loupe d’un complot qu’on serait en train d’ourdir quelque part handicape la capacité de créer. Vrai! Par contre, quand on constate ce qu’est devenue la République Dominicaine pendant les 40 dernières années, on est en droit de s’interroger sur les motivations de cette transformation trop rapide.

Donald Trump (actuel candidat a la présidentielle américaine du parti républicain), le milliardaire, a investir 2 milliards de dollars dans l’industrie immobilière dans l’économie dominicaine en 2007. L’Espagne y a investi 3.7 milliards de dollars. Ces nouvelles nous reviennent constamment dans la presse internationale. Pourquoi cela se fait seulement en  République Dominicaine et non pas Haïti ?

Les raisons évoquées sont multiples. D’entre elles: l’insécurité est trop répandue. Á ce propos, essayons de faire un tour d’horizon de la situation sécuritaire au niveau de l’hémisphère américain. En février 2004, les forces américaines, françaises et canadiennes ont débarqué dans le pays avant même d’une résolution de l’ONU dans le but de le « stabiliser ». Approximativement 3 mois après, le département d’état étasunien a fait sortir un communiqué dans lequel il a encore, pour une énième fois, déconseillé à ses ressortissants à ne pas visiter Haïti, car ce pays serait «dangereux et imprévisible.» Qu’étaient-ils venus faire ? Cela signifie-t-il l’échec de leur mission en Haïti ? Si c’est oui, pourquoi ils s’y trouvent encore ?

Des data des Nations Unies ont indiqué en 2007 qu’Haïti pourrait être parmi les pays les plus sécurisés de la région. Sur chaque 100.000 citoyens haïtiens, seulement 5.6 sont victimes d’actes d’homicide. Tandis que la Jamaïque, un pays qui fait fortune dans le tourisme,- soit 2 milliards de dollars l’an _ affiche 49 homicides sur chaque 100.000 citoyens jamaïcains. La République Dominicaine reflète la même réalité en 2006, soit 23.6 de cas d’homicide sur chaque 100.000 citoyens dominicains, en même temps elle a accumulé plus de 3.5 milliards de dollars US dans l’industrie touristique pendant la même période. Entretemps, la situation s’est beaucoup améliorée au cours de ces 10 dernières années en matière de sécurité.

On se souvient de la maladie du SIDA que des chercheurs racistes américains avaient largué au dos des Haïtiens au début des années 80. Ce rapport a donné le plus gros coup à l’industrie touristique haïtienne. Le pays avait été perçu comme une malédiction : les visiteurs ont déserté nos belles plages pour celles de la partie orientale de l’île, de la Jamaïque et autres villes caribéennes. Au cours de l’année dernière, ces mêmes chercheurs ont réintroduit un rapport assassin du même genre, comme quoi que c’étaient des Haïtiens qui introduisaient le SIDA en Amérique du nord via des contacts africains au cours des années 60. Ces racistes veulent punir Haïti, parce que nous étions les SEULS à envoyer massivement des cadres techniques pour la reconstruction des états africains à peine sortis du colonialisme français. Cette contribution humanitaire et digne de la première république noire du monde_  la plus fulgurante pendant tout le 20e siècle _ est calomniée par des soi-disant chercheurs, toujours de l’Amérique impériale. S’agit-il d’une simple coïncidence ou d’un complot ? L’histoire nous enseignera.

Considérations Générales

Nous connaissons la rancœur historique que cultivent les citoyens dominicains à l’ endroit des Haïtiens. Une rancœur injustifiée et raciste, car les Espagnols et les Français furent aussi colonisateurs des Dominicains. Les Américains ont débarqué et occupé le sol voisin pendant 3 fois. Aucune rancœur n’est enregistrée a l’égard de ces états caucasiens blancs. Pourtant, ils n’arrivent pas à oublier l’annexion haïtienne de 21 ans. Il est important de noter que ce furent les Créoles hispaniques dits « Dominicains » aujourd’hui qui avaient fait demande expresse au gouvernement de Jean Pierre Boyer de se ranger sous le drapeau haïtien à l’effet de se soustraire de la colonisation espagnole et française. Boyer fut l’objet d’une réception royale de la part des Créoles hispaniques lors de la cérémonie ayant marqué l’union des deux peuples. Celui-là refusa de recevoir la clef de la ville de Santo Domingo (la capitale) pour ne pas assimiler son arrivée en territoire voisin à une conquête. Lisons un extrait de procès verbal de cette cérémonie dressé par le citoyen Joseph Nuñez de Caserez : « laquelle [cérémonie] consistait à lui [Boyer] remettre les clefs de la ville, comme pour signifier qu’elle se rangeait sous sa domination, ainsi que le territoire dont elle est la capitale; mais S. E., rendant hommage aux principes héroïques d’une vertueuse modestie, ne voulut point s’assujettir à une semblable cérémonie, disant qu’elle était incompatible avec les sentiments qui l’animaient, lesquels n’étaient pas ceux d’un conquérant, mais plutôt ceux d’un père, d’un frère, d’un ami qui venait embrasser avec tout l’épanchement du cœur, les nouveaux haïtiens qui s’étaient réunis à la famille. » Et, je ne mentionnerai pas l’héroïsme des nationaux Lionel Vieux, Capito Lafontant et Jacques Viau pour défendre la souveraineté dominicaine lors de l’invasion yankee en 1965.

Tous ces gestes de bonhommie n’ont pas de prix aux yeux des habitants de l’autre moitié de la péninsule. Certains citoyens de la société civile dominicaine arrivent même a lancé des appels à l’armée dominicaine pour qu’elle occupe Haïti. Le comportement de la République Dominicaine n’a d’autres justifications que le racisme. Un pays composé de 16% de blancs, comment peut-il être raciste si ce n’est pas une illusion confuse à la fois anthropologique et biologique qui envoûte des générations d’hommes et de femmes. C’est un  véritable fantasme au su que les Maures de l’Afrique du nord et les Espagnols avaient mis au monde quantité d’enfants de deux races pendant sept siècles avant le règne du roi Ferdinand II D’Aragon ! Où sont passés, alors,  « los blancos de la tierra (les blancs de la terre)?»

Le tourisme est définitivement un secteur économique clé pour les états des Caraïbes. D’énormes revenus sont perçus par les gouvernements de la région pour balancer leurs budgets nationaux et créer des emplois. Le tourisme a lui seul généré plus de 550.000 jobs en République Dominicaine. Par contre, dans les années 50, Haïti fut désignée « la Mecque pour les touristes américains et du monde », opinion émise par Greg Chamberlain dans « the Guardian » de l’époque. Mais au début du 21e siècle, nous n’arrivons pas à créer aucun emploi sérieux à partir de l’industrie touristique.

C’est vrai que les tumultes politiques ont été trop fréquents dans le pays. Mais Haïti n’a jamais été en guerre, contrairement à l’Israël et l’Irlande. Ces deux pays, quoique en conflits meurtriers, ont réalisé d’énormes ressources financières dans le tourisme. Donc, il faut prendre connaissance d’une colossale hypocrisie, celle des media et des investisseurs blancs dans l’industrie en question. Ces Blancs, sont-ils frappés par le complexe de l’épopée de 1804 ? Ont-ils peur d’une Haïti développée, riche et prospère, capable de tourner les pages de l’histoire universelle encore une autre fois ? Ce qui est évident, c’est que la République Dominicaine s’est élevée à un degré de développement économique et social sans que les conditions indispensables soient réunies.

D’après le département d’état, les investisseurs étrangers se plaignent de l’absence de lois claires sur la compétition et son renfoncement. Les complaintes se multiplient en ce qui a trait à la corruption, aux demandes fréquentes de pots de vin, au retard dans le paiement des employés publics, les échecs répétés des secteurs publics et privés d’honorer les contrats signés, sont autant d’éléments incompatibles avec l’avènement vertigineux de la Dominicanie dans le cercle des pays émergeants. En 2006, la République Dominicaine est passée du rang de 85 à 99 parmi les pays les plus corrompus, selon « Transparency International ». Donc, la réalité d’Haïti n’est pas tellement différente de celle de sa voisine. Pourquoi exercer tant de bonté de cœur envers elle et beaucoup d’animosités à l’endroit des Haïtiens?

Définitivement, la Dominicanie déclare la guerre à Haïti.

Ce qui empêche l’éclatement de la guerre entre les deux états, c’est la démission des dirigeants haïtiens. L’accueil privilégié accordé à tout mercenaire haïtien susceptible de déstabiliser le pays est un acte de guerre. Ce que fit la République Dominicaine lors des atrocités commises par Guy Philipe et sa bande!

Les persécutions étatiques et citoyennes, le supplice du bucher du 22 au 23 août 2005 contre les 3 jeunes haïtiens est un autre acte de guerre. Le rapatriement dans des conditions infrahumaines d’Haïtiens et de Dominicains d’ascendance haïtienne violant toutes les conventions internationales des droits de l’homme est aussi un acte de guerre…Le jour où des citoyens responsables et patriotes saisissent les rênes du pouvoir en Haïti, le conflit prendra place ipso facto.

J’ai lu un écrivain conservateur américain la semaine dernière ; il a écrit ce qui suit :

« Il y a des choses qu’on peut refuser de faire avec quelqu’un. Vous pouvez refuser de travailler pour lui, manger avec lui ou  lui parler. Par contre, s’il veut se battre contre vous, vous êtes obligés de vous battre.»

Joël Léon

L’occupation silencieuse d’Haïti par la République Dominicaine (Mondialisation.ca)

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