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Trente sept crânes de héros de la résistance algérienne conservés au Musée de l'homme (Vidéo)

par SLT 4 Octobre 2016, 07:36 Musee de l'Homme Decapitation Algérie Colonialisme France Massacre Articles de Sam La Touch

Trente sept crânes de héros de la résistance algérienne conservés au Musée de l'homme (Vidéo)

Mohammed Lamjad Ben Abdelmalek, dit Cherif Boubaghla, chef kabyle à la tête d’une insurrection dans la région du Djurdjura, tué en 1854 ; Cheikh Bouziane, exécuté en 1849 après avoir tenu tête à l’armée française dans l’oasis des Zaatchas… Au total 37 crânes d’Algériens, presque tous identifiés, morts lors des décennies de conquête de l’Algérie mi-XIXe siècle figurent parmi la collection du fonds d’anthropologie du Musée de l’homme, à Paris. (La Croix Trente-sept crânes d’Algériens au Musée de l’homme)

Il s'agit pour l'essentiel de prises de guerre de l'armée coloniale qui était prompte à décapiter et à envoyer ses trophées humains dans ses musées d'anthropologie. Ainsi la France a restitué 136 ans plus tard la tête du chef Kanak, Ataï, décapité par l'armée coloniale française . Une vieille tradition coloniale qui rappelle les méthodes actuelles de l'Etat islamique ou des tirailleurs djihadistes au service des intérêts occidentaux au Moyen-Orient.

Selon La Croix, les restes d’Algériens sont parfois identifiés par leur nom complet ou ne sont mentionnés que par un surnom ou des détails sommaires. Ainsi la seule femme est-elle répertoriée sous l’appellation de « sorcière de Blida ». « À la lueur d’un travail d’historien, tous pourraient être plus sûrement identifiés », estime Philippe Mennecier – et donc être restitués si l’État concerné en fait la demande. Mais l’historien Ali Farid Belkadi a eu beau médiatiser ces restes humains algériens, leur État n’a jusqu’à présent formulé aucune requête pour leur rapatriement.

France24 vient de publier des images frappantes sur ces crânes qui furent cachés pendant plus d'un siècle par les autorités françaises dans les sous-sols d’un musée parisien et appartenant à des résistants algériens. « Plus de 150 ans après leur mort, les crânes de ces résistants font partie des collections anthropologiques du Musée de l’Homme à Paris » révèle la chaîne de télévision française. Alors que l’Algérie exige de la France la reconnaissance officielle de ses crimes commis durant sa colonisation de l’Algérie (1830-1962), la chaîne française, qui a enquêté sur les dessous d’une affaire datant d’il y a 150 ans, se demande comment les crânes de ces valeureux résistants algériens sont arrivés à Paris.

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