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Un syndicaliste guadeloupéen traite François Fillon de «raciste» en direct sur France 2 (Russia Today)

par Russia Today 29 Octobre 2016, 17:30 François Fillon Racisme Elie Domota France 2 Colonialisme Débat Primaire Les Républicains France Guadeloupe

Le débat en duplex sur le plateau de l'Emission politique, le jeudi 27 octobre, a été perturbé par une passe d'armes entre le syndicaliste Elie Domota et François Fillon. Le syndicaliste guadeloupéen a traité François Fillon de «raciste».

Elie Domota, le leader syndical du LKP en mars 2009 pendant la grève générale de Guadeloupe

 

Une nouvelle fois, l'émission de France 2 a été l'occasion d'un pugilat entre intervenants. Après Bruno Le Maire, c'est François Fillon qui a été bousculé par un syndicaliste.

Une des principales personnalités de Guadeloupe, Elie Domota, n'a pas supporté les propos de François Fillon sur la colonisation : «La France n'est pas coupable d'avoir voulu faire partager sa culture aux peuples d'Afrique, d'Asie et d'Amérique du Nord. Non, la France n'a pas inventé l'esclavage.»

Le militant guadeloupéen s'est alors emporté et a rétorqué: «Vous considérez les peuples d'Afrique et les peuples d'outre-mer comme des êtres inférieurs. Et les propos que vous tenez relèvent du racisme et de l'apologie de crime contre l'humanité.» 

L'ancien premier ministre et actuel candidat à la primaire de la droite et du centre a tenté de répondre à ces accusations : «Ce que je ne veux pas, c'est faire peser cette responsabilité sur l'Etat d'aujourd'hui, les Français d'aujourd'hui. Il faut considérer notre histoire pour ce qu'elle est, avec ses pages brillantes et ses pages moins brillantes.»

Le syndicaliste guadeloupéen est le porte-parole du Liyannaj Kont Pwofitasyon (LKP), le «Collectif contre l'exploitation outrancière», un syndicat proche de la CGT et qui a été la cheville ouvrière de la grève générale de 2009 dans l'île. 

Cet échange musclé n'est pas le premier ni sans doute le dernier de L'Emission politique. Lors de la précédente émission, le jeudi 20 octobre, une syndicaliste martiniquaise, excédée par la condescendance de Bruno Le Maire à son égard, avait apostrophé le candidat : «Je vous appelle Monsieur Le Maire, je ne me permettrais pas de vous appeler par votre prénom. Vous ne m'appelez pas Ghislaine, je ne suis pas votre amie. Vous êtes dans un camp, je suis dans un autre.» 

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