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Comment Sarkozy va gagner la primaire des Républicains

par SLT 19 Novembre 2016, 19:14 Primaire Les Républicains Sarkozy Fraude Soupçons Côte d'Ivoire Armée française Chef de guerre UMP Elections France Articles de Sam La Touch

Certains mauvais esprits déclarent que Sarkozy qui est à la tête du parti Les Républicains ne peut lui laisser échapper la victoire aux primaires.
D'aucuns diront que le parti de Sarkozy a connu des élections contestées. Le Figaro avait même évoqué il y a deux années les méthodes de triche possible dans le cadre de ce genre d'élections.
Dans un autre registre, on se souvient de la manière dont l'ami ivoirien de Sarkozy a remporté la victoire aux présidentielles ivoiriennes contre Laurent Gabgbo après de multiples fraudes. Face aux protestations légitimes du pouvoir ivoirien en place, Sarkozy avait choisi le crime de guerre pour imposer son candidat sous les applaudissements des médias français : intervention de l'armée française, bombardement d'Abidjan, soutien aux troupes de Ouattara qui ont commis un génocide à Duékoué.

Lire :
- Voici ce qui fait trembler Ouattara : le génocide des Wê perpétré par ses troupes avec le soutien de la France et de l'ONUCI (vidéos) .
- Il y a trois ans, les troupes de Ouattara commettaient des massacres de masse à Duékoué, sous la protection française

Autres pays, autres moeurs, en Autriche les élections de 2016 avaient été récemment invalidées en raison de fraudes massives. Les autorités autrichiennes avaient alors mis en place un nouveau scrutin électoral démocratiquement qui donna un résultat conforme avec le vote des électeurs. Mais sous le régime de la Vème République, nous assistons aux moeurs et coutumes barbares des chefs de guerre dans le pré-carré colonial français.
L'ex-chef de guerre déclarera quelques années plus tard avec le sens du devoir françafricain accompli : "On a sorti Laurent Gbagbo, on a installé Alassane Ouattara, sans aucune polémique, sans rien". Il faut dire que les médias français sont en grande partie sous contrôle dès que l'on évoque des sujets ayant traits à la politique étrangère ou bien à l'exécutif chasse gardée du chef de guerre et de ses conseillers miltaires.

Du côté de la Métropole, les fraudes ne sont pas rares dans les élections internes de la droite française. On se souvient des élections pour la présidence de l'UMP de 2012 où le candidat pro-Sarkozy l'avait emporté dans des conditions suspectes laissant Fillon sur la touche
Et nous passerons sur l'affaire Bygmalion et le financement libyen de Sarkozy mais il est bien évident que les primaires de la droite sont hantées par l'inquiétude que des fraudes électorales se produisent. Si des soupçons de fraudes devaient à nouveau poindre, il y aurait alors un risque de candidatures dissidentes.

L'enjeu de ces primaires est majeur. En effet, celui qui les remporte a de grandes chances d'être le Président de la France et il est fort probable qu'elles n'échapperont pas à l'ex-chef de guerre français au deuxième tour. A moins que comme pour Cameron, Clinton, la malédiction de Kadhafi vienne le frapper en pleine tentative de renaissance politique.

© Jean-Sebastien Evrard Source: AFP

© Jean-Sebastien Evrard Source: AFP

A toute fin utile voici le petit guide des Tricheurs du Figaro :

 

Le préalable pour détecter la triche dans les élections internes à un parti, c'est bien sûr de connaître les méthodes de tricherie. Passons les plus courantes en revue, à la façon d'un «petit guide du tricheur aux élections internes».

● Méthode n°1: L'invalidation ou l'ajout d'électeurs à la dernière minute.

Le camp tricheur modifie la liste des votants à son avantage. L'astuce la plus courante est de fixer la date à laquelle les adhérents doivent être à jour de cotisation en fonction de la tendance politique des vagues d'adhésions.

Symétriquement, le camp tricheur peut aussi essayer de lancer une grande campagne d'adhésion, en misant par exemple sur le fait que l'engouement médiatique récent autour de son champion conduira les nouveaux électeurs à voter pour lui - ou pour elle. Le procédé le plus courant est alors l'offre d'adhésion à tarif très réduit. Plutôt que de fraude, on peut alors parler d'optimisation de ses chances de victoire, par un procédé moralement douteux, mais légal.

● Méthode n°2: Les fausses procurations.

Dans un bureau de vote, en fin de scrutin, la liste d'émargement des électeurs laisse apparaître ceux qui ne sont pas venus voter. Au moyen de fausses procurations, des affidés du camp tricheur votent au nom de ces absents. En théorie, cette méthode a pour principal point faible que faute de pouvoir joindre, comme c'est l'usage, la photocopie d'une pièce d'identité, la procuration risque de ne pas passer. Cependant un affidé du camp tricheur tenant ce bureau de vote peut régler le problème, en profitant de ce que l'assesseur du camp adverse commet l'erreur de s'absenter ou est inattentif. Or dès que le bulletin a rejoint l'urne et que la liste d'émargement est cochée, cette fraude devient difficilement détectable.

En outre, il est toujours possible, même si cela devient plus coûteux et plus fastidieux, de faire de fausses photocopies de carte d'identité. Variante plus simple: sans procurations, un affidé du camp tricheur tenant le bureau de vote glisse des bulletins dans l'urne au nom d'électeurs absents, et coche leur présence sur la liste d'émargement. Cela suppose cependant que le camp adverse ait commis l'imprudence de ne pas dépêcher son propre assesseur dans le bureau de vote.

● Méthode n°3: Les électeurs fictifs.

Il s'agit de membres du parti qui ont dûment payé leur adhésion, mais qui n'existent pas. Pour devenir membre d'un parti, il suffit généralement d'envoyer un chèque, des espèces, ou de faire un virement. Le camp tricheur peut donc fabriquer des adhérents fictifs, pour peu qu'il y mette le prix. Ce procédé est cependant très coûteux. À titre indicatif, soit un parti de deux cent mille membres et un bulletin d'adhésion à vingt euros, créer un électorat supplémentaire fictif pesant seulement 5% de l'électorat total revient à deux cent cinq mille euros. À l'échelle nationale, cette méthode est donc trop onéreuse pour être rentable.

Par ailleurs, puisque ces personnes n'existent pas, elles ne peuvent voter que par procuration, ce qui ajoute des difficultés. De fait, ce type de fraude, relativement rare dans un scrutin national, se pratique plutôt au niveau des scrutins locaux.

● Méthode n°4: Les électeurs fantômes.

Les obligés d'un élu local adhèrent au parti bien avant le scrutin. Ces adhésions sont généralement payées par l'élu lui-même, qui fait ensuite signer des procurations à ces électeurs fantômes. Des affidés du camp tricheur votent alors au nom des absents.

● Méthode n°5: Les bulletins de vote complexes.

Les conditions à remplir - cases à cocher, enveloppes à employer, etc. - sont délibérément compliquées et ne sont pas expliquées aux électeurs. S'ensuivent des invalidations massives, ce qui donne davantage de poids relatif aux bulletins correctement remplis par les affidés du camp tricheur.

● Méthode n°6: L'envoi sélectif du matériel de vote.

Dans les fédérations du parti où le camp tricheur est relativement certain de faire un mauvais score, ses affidés veillent délibérément à ce que nombre d'électeurs ne reçoivent pas leur matériel de vote à temps. Cela suppose que ce matériel soit envoyé par la poste, au lieu d'être mis à disposition dans les bureaux de vote le jour même du scrutin.

● Méthode n°7: La fraude électronique.

Comme son nom l'indique, elle est réservée aux votes par Internet, qui tendent à se généraliser dans les partis politiques depuis une dizaine d'années. Elle a trois grands avantages:

- Premièrement, elle est quasiment indétectable une fois qu'elle a été perpétrée, pour peu que l'informaticien qui s'en occupe ait pris quelques précautions élémentaires, comme de veiller à ce que le nombre de votants et le nombre de bulletins de vote se recoupent.

- Deuxièmement, les personnes compétentes en informatique, plus précisément en codage, sont extrêmement rares dans les partis et plus encore dans leurs états-majors. Le camp adverse a donc peu de chances d'avoir en son sein le savoir-faire pour détecter la fraude ou pour imposer des règles efficaces contre ce type de triche.

- Troisièmement, cette méthode ne requiert que l'accès à la base électorale du vote électronique, et un informaticien de niveau moyen: elle est donc peu coûteuse.

● Méthode n°8: L'annonce unilatérale de faux résultats.

Dès lors que le camp tricheur a la main sur la structure du parti, généralement une commission de contrôle, qui doit proclamer les résultats, il peut tout simplement tenter un coup de force en annonçant de faux résultats. Tout repose alors sur le degré de détermination du camp adverse à ouvrir un conflit en contestant les résultats.

La contestation présente en effet un risque politique. Elle est très mal reçue par les sympathisants du parti, puisqu'elle jette le doute sur la démocratie interne. Elle expose au soupçon d'être un mauvais perdant. Elle peut enterrer la carrière du contestataire s'il s'avère qu'il a bien perdu le vote, quand bien même des bulletins frauduleux seraient ainsi identifiés et retirés des décomptes.

● Méthode n°9: La négociation de faux résultats.

Cette méthode correspond surtout à un parti organisé en «junte» de courants. À un moment donné, la direction du parti négocie avec les chefs des courants les résultats qui seront proclamés, et qui détermineront le poids de chacun dans l'appareil. Pour ménager la paix de la junte, ces résultats sont donc décidés d'un commun accord.

● Méthode n°10: La fraude à fronts renversés.

De très loin la plus perverse, cette méthode consiste à frauder délibérément pour le camp adverse, mais en s'assurant que la fraude sera découverte, généralement par d'autres affidés du camp tricheur. L'idée est d'obtenir ainsi l'invalidation des résultats de tout le bureau de vote, ce qui présente un intérêt certain lorsqu'il s'agit d'un vivier de suffrages pour le camp adverse.

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