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Damas rejette le plan de l’ONU offrant aux « rebelles » une administration autonome à Alep-Est (L'Expression.dz)

par L'Expression.dz 22 Novembre 2016, 19:26 Syrie ONU Rebelles Alep Al-Quaïda Al-Nosra Collaboration Impérialisme

Damas rejette le plan de l’ONU offrant aux « rebelles » une administration autonome à Alep-Est (L'Expression.dz)
 
 

Damas rejette fermement le plan de l’ONU pour Alep, que lui a soumis l’émissaire onusien, Staffan de Mistura

Le gouvernement syrien a rejeté une idée de l’émissaire de l’ONU liée à une «administration autonome» des rebelles dans la métropole d’Alep, a annoncé hier le ministre des Affaires étrangères syrien Walid Mouallem.

Walid Mouallem s’est exprimé peu après avoir rencontré l’envoyé de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, en visite hier à Damas pour discuter d’un plan visant à faire cesser les violences dans la deuxième ville du pays.

M.de Mistura «parlé d’une administration autonome» à Alep-Est, a indiqué M.Mouallem lors d’une conférence de presse. «On lui a dit qu’on rejetait complètement cette idée», a-t-il poursuivi, se demandant comment «est-il possible que l’ONU vienne récompenser les terroristes».

Dans un entretien publié en début de semaine par le quotidien britannique The Guardian, M.de Mistura avait suggéré que le gouvernement syrien reconnaisse l’administration établie de facto par les insurgés dans les quartiers de l’est de la deuxième ville du pays, qui échappent au contrôle du gouvernement depuis 2012. En contrepartie, les centaines d’éléments du groupe terroriste Fateh al-Cham (ex-branche syrienne d’Al Qaîda) devraient quitter ce secteur où vivent plus de 250.000 civils. «Nous lui avons dit que nous étions d’accord sur la nécessité que les terroristes sortent de l’est d’Alep (…) mais qu’il n’était pas possible que 275.000 de nos citoyens (…) restent otages de 5000, 6000, 7000 hommes armés» a encore dit le chef de la diplomatie syrienne. «Aucun gouvernement au monde n’accepterait cela», a-t-il martelé. «Le plus tôt ils (les rebelles) quitteraient (Alep) -et nous leur garantissons qu’ils choisissent leur destination-, le plus tôt ils épargneront de la souffrance aux habitants», a ajouté le ministre. «Il faut que les institutions de l’Etat reviennent à Alep-Est», a aussi indiqué M.Mouallem.

Il a précisé que M. de Mistura n’avait pas évoqué durant la réunion de date pour la reprise du dialogue intersyrien. Cette année, trois sessions de dialogue sous l’égide de l’ONU pour mettre fin à cinq ans de guerre ayant fait plus de 300.000 morts ont échoué. Plus tôt, samedi, l’ONU avait appelé toutes les parties impliquées dans le conflit en Syrie à cesser les attaques à Alep, soulignant la nécessité d’ouvrir un accès pour fournir de l’aide aux habitants.

«Les Nations unies sont extrêmement attristées et horrifiées par la récente escalade des violences dans plusieurs régions de Syrie et appellent toutes les parties à cesser les attaques indiscriminées contre les civils et les infrastructures civiles», ont déclaré le coordinateur humanitaire de l’ONU pour la Syrie Ali al-Zaatari et le coordinateur humanitaire régional Kevin Kennedy.

MM.Zaatari et Kennedy ont dit que l’ONU avait un plan pour porter assistance à la population assiégée d’Alep. «L’ONU a partagé avec toutes les parties au conflit à Alep et les Etats concernés un plan humanitaire détaillé pour fournir une aide urgente aux habitants d’Alep-Est, ainsi que pour mener les évacuations des malades et des blessés», ont-ils affirmé.

«Il est impératif que toutes les parties acceptent le plan et nous permettent un accès immédiat et sûr pour fournir de l’aide à ceux qui sont dans le besoin dans l’est d’Alep, mais également dans toutes les autres parties de Syrie» où les gens ont besoin d’aide, ont-ils ajouté.

L’ONU n’a pas eu accès au secteur rebelle d’Alep, soumis à un siège depuis la mi-juillet. Sur le terrain, au moins sept enfants ont été tués hier par des tirs rebelles sur les quartiers contrôlés par le gouvernement syrien à Alep-Ouest. L’attaque intervient au moment où les quartiers rebelles de l’est de la deuxième ville de Syrie sont soumis à d’intenses bombardements de l’armée syrienne appuyés par des frappes russes.

21 novembre 2016

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