Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Donald Trump président : La responsabilité des Etats-Unis pour un monde apaisé (Expression.dz)

par Chems Eddine Chitour 16 Novembre 2016, 08:11 Donald Trump USA Paix

«Un mal qui répand la terreur, La Peste Faisait aux animaux la guerre. Le Lion tint conseil, et dit: Mes chers amis Que le plus coupable de nous Se sacrifie aux traits du céleste courroux. Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons J’ai dévoré force moutons. Que m’avaient-ils fait? Nulle offense: Je me dévouerai donc, s’il le faut – Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi.Vos scrupules font voir trop de délicatesse. Vous leur fîtes Seigneur trop d’honneur en les croquant ».

« L’Ane vint à son tour et dit: J’ai souvenance qu’en un pré de Moines passant, Je tondis de ce pré la largeur de ma langue. Je n’en avais nul droit, puisqu’il faut parler net. A ces mots, on cria haro sur le baudet. Manger l’herbe d’autrui! quel crime abominable! Selon que vous serez puissant ou misérable Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.»

Jean de La Fontaine.

 

Cette mise en scène d’actualité inspire la terreur, le lion se donne l’apparence d’un être doux, amical, prêt au sacrifice pour sa tribu. Il ordonne la désignation d’un bouc émissaire pour obtenir la guérison commune, il commence son autocritique sans indulgence et c’est là qu’intervient la comédie humaine de la flagornerie, l’abondance de formules flatteuses vise à flatter la vanité du roi. L’âne commet l’erreur fatale de n’avoir pas su décoder le discours du roi. Il n’a fait une erreur qu’une fois et son «crime» est une broutille. C’est là que le loup se mue en procureur et dans un réquisitoire sans concession envoie au bûcher l’âne. Les courtisans sauvés par le maillon faible abondent à qui mieux mieux. L’âne va expier et la morale est là. Malheur à celui qui dérange l’ordre établi par les puissants.

La comédie humaine devant les puissants

 Mutatis mutandis nous vivons la situation de ces animaux. On aura tout dit de Trump qui, pour la première fois dans l’historie récente, est attaqué par les médias qui continuent à lui être hostiles, même après son élection remise en cause à la fois d’une façon marginale aux Etats-Unis, mais surtout d’une façon incompréhensible par les médias européens qui se sentent pousser du zèle. On parle même de «sécession» de la Californie (Calxit). C’est dire si ces novices prennent leurs désirs pour des réalités en enfourchant cette idée qui insinue que les Etats-Unis rejoignent la cohorte des républiques bananières qui votent avec des scores brejnéviens?

Ayant toujours deux fers au feu, comme un seul homme, tous les pays européens « les vassaux » alliés  jouent avec le feu en donnant une surdimension à des manifestations  sous couvert d’expression de la démocratie. Ces efflorescences qui vraisemblablement feront pschiit comme le disait le président  français Jacques Chirac.   Dans le même temps ils font preuve d’une allégeance et se bousculent au portillon du m’as-tu vu ceci après avoir dénigré jusqu’à plus soif le candidat Trump au profit du candidat démocrate Hillary  Clinton. Dans le même ordre t ous les pays arabes ont fait leur allégeance et se déclarent impatients de travailler avec le président Trump.  Les trois grandes puissances  que sont la Russie, la Chine et l’Inde n’’en rajoutent pas. Elles  se disent prêts à restaurer leurs relations avec les Etats-Unis.

Pourquoi Trump a gagné?

Le réalisateur Michael Moore a été l’un des devins à avoir à son corps défendant- prédit l’élection de Trump, il avance cinq raisons:

«Je suis désolé, écrit-il, d’être le porteur de mauvaises nouvelles (…). Donald J. Trump va remporter l’élection du mois de novembre (….). Je vous observe attentivement en ce moment. Vous agitez la tête en disant: «Non Mike, ça n’arrivera pas!». Malheureusement, vous vivez dans une bulle. Ou plutôt dans une grande caisse de résonance capable de vous convaincre, vous et vos amis, que les Américains n’éliront pas cet idiot de Trump. Vous alternez entre la consternation et la tentation de tourner au ridicule son plus récent commentaire, lorsque ce n’est pas son attitude narcissique. Par la suite, vous écoutez Hillary et envisagez la possibilité que nous ayons pour la première fois une femme à la présidence (…). Des millions de gens seront tentés de devenir marionnettistes et de choisir Trump dans le seul but de brouiller les cartes et voir ce qui arrivera.» (1)

«Voici les cinq raisons  écrit Michael Moore, pour lesquelles Trump va gagner: 1. Le poids électoral du Midwest, ou le Brexit de la Ceinture de rouille. «Cela dit, notre plus grand problème n’est pas Trump, mais bien Hillary. Elle est très impopulaire. Près de 70% des électeurs la considèrent comme malhonnête ou peu fiable.» 2. Le dernier tour de piste des Hommes blancs en colère 3. Hillary est un problème en elle-même Les jeunes n’ont aucune tolérance pour les discours qui sonnent faux. 4. Les partisans désabusés de Bernie Sanders 5. L’effet Jesse Ventura. Vous vous souvenez de 1998, année où un lutteur professionnel est devenu gouverneur du Minnesota? Le Minnesota est l’un des États les plus intelligents du pays, et ses citoyens ont un sens de l’humour assez particulier (…). Élire Ventura a été leur manière de se moquer d’un système malade. La même chose risque de se produire avec Trump». (1)

 

La victoire de Trump est de la faute d’Obama

Il fallait bien expliquer cette victoire inexplicable pour les tenants de l’ordre qui ont tout fait pour faire barrage à Trump en vain! . Dans la plus pure tradition de la théorie du complot  on explique aussi que les fondements de cette victoire sont à chercher  non pas dans le programme du candidat qui a su peut être avec une dose de démagogie répondre aux laissés pour compte de l’Amérique profonde.

Le   premier bouc émissaire serait Obama qui a créé le climat favorable à la peur panique ! Pour Claude Jacqueline Herdhuin:

«Depuis le 11 septembre, écrit-elle, les Etats-Unis n’ont fait qu’augmenter les barrières entre les individus. Au nom de la sécurité, ils ont divisé le peuple américain pour mieux stigmatiser l’ennemi. Mais quel ennemi? Les dangereux musulmans d’abord. Rien de plus facile après les attentats du 11 septembre 2001. Le gouvernement américain a su utiliser avec brio la peur légitime de ses citoyens et citoyennes. Comme le disait Amy Goodman dans une entrevue: «Le gouvernement est très fort pour instiller la peur» (…). La victoire de Trump est la victoire de la peur ».  (2)

« La population blanche normale décode l’auteure dont on sent le parti pris  est victime de sa peur et de ses préjugés. Peur de la différence, peur de perdre ses acquis. Mais quels acquis? Le droit de travailler pour un salaire minimum ridicule, de payer des sommes astronomiques pour obtenir des soins de santé, sans parler du droit à l’éducation sous le signe du dollar. Aux Etats-Unis, sans argent on n’est pas grand-chose. Trump, le milliardaire fait rêver. Il incarne à lui seul le rêve américain: immensément riche, il peut tout se permettre. Donald Trump doit sa victoire non pas à ses compétences politiques, mais à son arrogance. Cette arrogance il l’achète avec son immense fortune (…).

Pour conclure Claude Jacqueline Herdhui  fait le procès sans concession des deux mandats de Obama :

« Le gouvernement de Barack Obama a une grande responsabilité dans la victoire des républicains. Il a contribué à maintenir un climat de peur aux Etats-Unis. Au nom de la démocratie et de la lutte contre le terrorisme, il a permis des interventions qui ont fait, directement ou indirectement, des millions de victimes musulmanes dont on parle très peu. Il a armé Al Qaîda. Il a bombardé sept pays musulmans. Il a prévu d’investir un billion de dollars au cours des 30 prochaines années pour augmenter l’arsenal d’armes nucléaires américain. Il a autorisé la surveillance des citoyens et des citoyennes au nom de la sécurité. Il a autorisé des milliers de déportations, entre autres.» (2)

La faute à l’Europe?

Est-ce la vraie raison. A l’autre bout du curseur même appréciation de Christian Makarian qui incirmine l’Europe. Pour lui, il y a homothétie entre ce qui vient d’arriver aux Etats Unis et ce qui a cours en Europe par contagion.

« La victoire du candidat républicain à la présidentielle américaine  écrit-il , n’est pas sans rappeler le repli identitaire vécu dans certains pays européens (…). La victoire de Donald Trump sonne comme le symptôme suprême d’un pays malade. Les Etats-Unis, loin de se montrer «great again», viennent de faire une démonstration de rétrécissement: comme en Europe (Royaume-Uni, Hongrie, Pays-Bas…), les électeurs affirment haut et fort leur peur face à la mondialisation, leur méfiance à l’égard de l’étranger et du monde extérieur, leur désir de sanctionner les dirigeants (mais aussi les médias, les instituts de sondage, les experts attitrés de la «bien-pensance»…), leur croyance en la nécessité de ramener les grandes décisions à l’échelon national même si cela n’a plus grand sens face aux grands défis internationaux ». (3)

Christophe Makarian nous raconte les déboires d’une Europe- forteresse-  devenue chauvine et s’installe dans un repli identitaire :

« Comme en Europe, écrit-il  les partis politiques traditionnels sont bousculés, les élites durement secouées, les classes moyennes pressées d’exprimer leur accablement, les comportements électoraux imprévisibles, les codes du langage politique jetés par-dessus bord. La «maladie» américaine n’est donc pas à proprement parler économique, ni technologique! Ce ne sont pas les ouvriers dévalorisés de la «Rust Belt» (la «ceinture de rouille», l’ancienne région productrice de métallurgie) qui auront suffi à faire élire le magnat de l’immobilier. La maladie des Etats-Unis est morale, elle est sociale, elle est sociétale. Les lourds tracas de la vie quotidienne, le déclassement de millions et de millions d’individus, la perte d’un objectif collectif, l’accumulation des échecs extérieurs conjuguée à la doctrine d’intervention passive d’Obama, ont pris possession des esprits et engendré une angoisse.» (3)

En fait, comme le rappelle  Georges Gastaud, Trump surfe sur les peurs martelées par les idéologues et en a fait un hold-up pour sa cause:

«Comme le Brexit en Angleterre, la victoire de Trump aux présidentielles états-unienne a pris de court la caste médiatique qui, droite néo-thatchérienne et «gauche» bobo unies, refuse d’entendre l’immense clameur des peuples, et d’abord, du monde du travail, contre le néolibéralisme mondial et ses immenses dégâts sur les acquis sociaux, la paix, la démocratie et la souveraineté des peuples. Bien entendu, Trump ne fait que dévoyer dans un sens fascisant cette légitime aspiration des peuples au progrès, à la solidarité et à la sécurité intérieure et extérieure. D’une autre façon que le libre-échangisme cultivé jusqu’au bout par Obama et Clinton, le protectionnisme bourgeois proposé par Trump représente lui aussi à terme un grave danger pour la paix mondiale. (…).» (4)

Donald Trump – Andrew Jackson: la continuité?

Beaucoup d’analystes avancent que l’élection de Trump n’est pas une singularité. Il faut chercher son fondement dans le passé  politique des Etats Unis où on trouve des similitudes avec les programmes de deux présidents. Certains commentateurs voient en la victoire de Donald Trump un bégaiement de l’Histoire. C’est le cas de l’analogie avec le président Andrew Jackson. Celui-ci est le premier président des États-Unis d’extraction modeste. C’est aussi un self made man énergique et fonceur, impétueux et même brutal. Il avait 61 ans quand il est élu une première fois à la Maison-Blanche en 1828. Jackson défend les droits des Etats et engage la lutte contre la finance de New York.

«  Pour le New York Times, il y a une étroite corrélation entre le comportement de Donald Trump et de Andrew Jackson. Nous lisons: «(…) La rhétorique de M.Trump résonne avec une tradition politique américaine particulière. M.Trump a fait exactement cela en émulant un modèle classique de leadership démocratique américain. (…). Consciemment ou non, la campagne de M.Trump fait écho au style de Andrew Jackson, et les Etats où M.Trump est le plus fort sont ceux qui ont le plus constamment favorisé Jackson au cours de ses trois campagnes pour la Maison-Blanche (…). Jackson a fait son nom à Nashville, sur ce qui était alors la frontière. Durant la guerre de 1812, il a gagné la bataille de la Nouvelle-Orléans, qui a fait de lui une célébrité nationale faite (…) » (5)

« Jackson a capturé l’imagination des citoyens ordinaires qui n’avaient jamais voté de cette façon. Il a écrasé ses rivaux qui le considéraient comme une brute, barbare et même un danger pour la République. Jackson avait un style captivant, et non pas seulement à cause de ses cheveux sauvages. Il a fait ce qu’il voulait et a exigé le respect. Dans un duel en 1806, il a tiré et tué un homme qui l’avait insulté dans un journal (…). La proposition de M. Trump pour un «arrêt total et complet» des musulmans qui entrent aux Etats-Unis jusqu’à ce que le gouvernement «peut comprendre ce qui se passe» a une simplicité brutale qui fait écho à Jackson. Il en va de sa promesse de forcer le Mexique à payer pour un mur de la frontière. Les gens qui ont les faveurs M.Trump doivent être protégés de tout mal. Personne d’autre ne compte.» (5)

Ronald Reagan, Donald Trump, même combat?

Un autre président précurseur serait Ronald Reagan. Beaucoup de choses distinguent  cependant les deux présidents des Etats-Unis.  Comme Reagan, Donald Trump ne fait pas de l’orthodoxie des parcours politiques commencés dés le jeune âge. On sait Ronald Reagan fut un acteur  qui n’a pas particulièrement brillé . On peut par analogie évoquer le combat  de Reagan contre l’empire du mal incarnée par l’empire soviétique, son acharnement à installer un néolibéralisme  sauvage et à réduire l’Etat providence stratège qui permet d’assurer un équilibre social aux classes  démunies . Trump  candidat a la même rhétorique  son discours très agressif contre les minorités, les pays étrangers, effraie.  On se moque de lui comme on s’est moqué de Reagan :

«  Des moqueries, Ronald Reagan, le 40e président des Etats-Unis, en a également subi un certain nombre avant son accession au pouvoir. Un «cow boy de pacotille «, «un clown», «un acteur de série B». Ainsi était dépeint le candidat républicain élu en 1980 et réélu en 1984 comme le rappelle l’historienne Françoise Coste  dans une biographie consacrée à Ronald Reagan (…) ».  (6)

Cependant l’auteur dit que l’analogie ne va pals plus loin :

« Considérer que «Make america great again» de Donald Trump s’inspire du «America is back» de Ronald Reagan est une erreur. Peu de points communs entre les programmes. En effet, leurs programmes respectifs ont très peu de points communs. Le principal? Une baisse massive de la pression fiscale pesant sur les ménages, en particulier les hauts revenus (…). Construire un mur pour limiter l’immigration mexicaine, dénoncer les accords de libre-échange, relever les quotas et les tarifs douaniers pour limiter les importations de produits fabriqués en Chine semblent difficilement compatibles avec un retour de la croissance. A moins que les Etats-Unis fassent la preuve que l’isolationnisme encourage l’innovation et la création de richesses.» (6)

Que va faire Trump au Moyen-Orient?

Au Moyen Orient terrain miné par excellence et qui est le barycentre  des religions  monothéistes les  choses ne sont pas simples, à la gabegie des dirigeants arabes sans exception installés dans les temps morts et qui mettent en place des républiques dynastiques, pour le plus grand malheur de leur  peuple  s’ajoute  la tentation d’ivresse de puissance d’Israël qui occupe un territoire : la Palestine originelle.  On le voit la nomination d’Hillary aurait été du pain béni si elle a été élue président elle qui avait ses entrées partout dans les lobbys sionistes notamment l’AIPAC,  mais avec Trump, les choses pourraient être tout autres  même si  comme le claironne à qui veut entendre   le Premier ministre israélien. «Le président élu est un véritable ami de l’Etat d’Israël et je suis impatient de travailler avec lui en faveur de la sécurité, la stabilité et la paix dans notre région».

L’Irak ou ce qu’il en reste  dit attendre «un soutien continu (…) des Etats-Unis (dans) sa lutte contre le terrorisme», a dit le président irakien Abadi.  De plus  au vu de l’animosité d’Israël envers l’Iran, il n’existe aucune garantie pour que le nouveau locataire de la Maison-Blanche ne revienne  pas sur l’ accord sur le nucléaire , d’autant que le processus de sa mise en œuvre est toujours en cours. La Turquie, dit espérer voir l’«alliance avec les Etats-Unis  se poursuivre et que notre partenariat et nos relations vont se développer».

Face à un Orient compliqué, aurait dit le général de Gaulle, les idées simples ne suffisent pas. Donald Trump n’entend pas bouleverser fondamentalement cette «logique» d’Obama. Actuellement en cours, la bataille de Mossoul sera sans doute achevée avant sa prise de fonctions, le 20 janvier 2017.

En Syrie il semblerait que le président laissera faire en confiant le dossier à Poutine.  Trump veut faire gérer le conflit syrien par la Russie, qui est selon lui «mieux placée» (sic) pour régler cette question. Trump ordonnera-t-il le retrait du soutien aérien aux forces kurdes et arabes qui se battent contre l’Etat islamique au nord de la Syrie? Autant de questions qui attendent des réponses.

Dans ce maelström qui n’apportera plus de malheur aux arabes, ils sont à l’asymptote, les Européens s’interrogent  et commencent à deviner que l’Otan ne sera pas nécessairement leur bouclier. Le président Trump ayant annoncé la couleur : pas d’automatisme dans la mise ne œuvre de l’article 5 du Nato. Voilà qui est clair. Trump dit aux Européens : «  Débrouillez vous ! je m’occupe de mon pays » La réunion des ministres des Affaires étrangères européens , boycottée par le Royaume Uni est un signe, n’a débouchée sur rien de tangible  si ce n’est un constat d’une nouvelle situation.

Les prochains mois seront riches en évènements et il est très possible que le président Trump conscient de son rôle et de celui de l’Amérique puisse revenir à plus de pondération dans un monde qui après avoir essayé toutes les aventures en solitaire depuis la chute de l’implosion de l’empire soviétique comprenne qu’il y a de la place pour tout le monde et que l’humanité ballottée en tout sens a besoin de stabilité. Amen.

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

 

1.http://www.huffingtonpost.fr/michael-moore/cinq-raisons-pour-lesquelles-trump-va-gagner/

2. http://www.mondialisation.ca/la-victoire-de-trump-a-ete-preparee-par-obama/5556098

3. Christian Makarian http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-nord/donald-trump-le-syndrome-europeen-de-l-amerique_1848775.html

4. https://www.legrandsoir.info/l-avertissement-trump.html

5. http://www.nytimes.com/2016/02/17/opinion/campaign-stops/donald-trumps-secret-channelling-andrew-jackson.html?_r=0

6.Fabien Piliu  http://www.latribune.fr/economie/international/ronald-reagan-donald-trump-meme-combat-615297.html

 

 

Donald Trump président : La responsabilité des Etats-Unis pour un monde apaisé (Expression.dz)

Haut de page