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Françafrique. Bolloré : "Complement D'enquête" poursuivi au Cameroun. Une façon de contourner la loi française sur la liberté de la presse ? (Arrêt sur images)

par Arrêt sur images 9 Novembre 2016, 02:35 Bolloré France 2 Complément d'enquête Françafrique Poursuite

Bolloré : "Complement D'enquête" poursuivi au Cameroun.Une façon de contourner la loi française sur la liberté de la presse ?
Arrêt sur images

Selon les informations d'@si, France Télévisions et Complément d'enquête viennent d'être convoqués devant la justice pénale camerounaise. Ils sont cités à comparaître le 2 février 2017 devant le tribunal de grande instance de Douala, au Cameroun. La raison ? Une plainte pour "diffamation" déposée par la Socapalm, société agro-industrielle dont Bolloré est actionnaire. Poursuivre les journalistes dans un pays où la diffamation est passible de peine de prison ferme ? C'est la dernière offensive judiciaire du camp Bolloré contre le reportage que France 2 avait consacré en avril à ses activités africaines.

Vincent Bolloré ne renonce pas. Après avoir décidé d'attaquer France 2 devant le tribunal de commerce pour "dénigrement" à la suite du reportage de Complément d'enquête sur ses activités africaines, l'industriel ouvre un nouveau front...au Cameroun.

Mercredi dernier, la rédaction du magazine a en effet reçu au siège de France Télévisions une série d'assignations en justice. Par acte d'huissier, le groupe audiovisuel public et Complément d'enquête se voient convoqués devant la justice pénale camerounaise. En cause: une plainte déposée au Cameroun par la Socapalm, la société agro-industrielle d'huile de palme dont Bolloré est actionnaire.

La présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, la chaîne, le présentateur du magazine, Nicolas Poincaré, ainsi que le journaliste Tristan Waleckx, qui a filmé pour Complément d'enquête les conditions de travail dans les plantations de la Socapalm, sont poursuivis pour "diffamation". Ils sont cités à comparaître le 2 février prochain devant le tribunal de grande instance de Douala dans un pays où la diffamation est passible de prison ferme. Déjà en 2013, à la suite de la mise en détention du journaliste et caricaturiste Charles Fils Elangu, Reporters Sans Frontières (RSF) notait : "Le traitement des dernières affaires de presse jugées à Douala laisse transparaître une tendance inquiétante : celle d'une collusion entre les plaignants – souvent des personnalités locales puissantes dont les actions en justice se multiplient – et des...

 

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