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Syrie: La diplomatie française manipule l’information, elle ne protège pas les civils mais soutient les terroristes (ASI)

par Sylvia Cattori 27 Novembre 2016, 13:14 François Hollande Ayrault Syrie Rebelles Terrorisme Collaboration Impérialisme néocolonialisme Al-Quaïda Al-Nosra

Syrie: La diplomatie française manipule l’information, elle ne protège pas les civils mais soutient les terroristes (ASI)

La stratégie de la diplomatie française persiste à faire croire à l’opinion publique que ce sont des civils, des écoles, des hôpitaux, qui sont intentionnellement ciblés et bombardés par les forces gouvernementales. Et que la Russie occuperait le rôle principal dans ces bombardements, se rendant ainsi coupable de « crimes de guerre ». Ce qui revient à légitimer les actions criminelles des groupes terroristes en Syrie. Jean-Marc Ayrault ne veut pas que les forces qui combattent le terroristes en Syrie – qui seraient sur le point de les déloger d’Alep – gagnent.

Ses diplomates continuent de prétendre que l’Etat syrien et la coalition qui le soutient – sans quoi les coupeurs de gorges seraient déjà à Damas – frappent délibérément les civils, femmes et enfants, ainsi que « les structures de santé dans les zones tenues par l’opposition ». Une distorsion qui veut faire oublier que le gouvernement syrien combat, difficilement et au prix de lourdes pertes, les dizaines de milliers de terroristes venus de partout faire le djihad en Syrie.

La diplomatie française, après avoir répandu sous la direction de Laurent Fabius, la propagande pro-rebelle propagée par des agents d’influence, comme Jean-Pierre Filiu, s’appuie essentiellement désormais, pour justifier sa position belliciste, sur les communiqués d’ONG proches des terroristes, comme, OSDH, MSF, l’UOSSM, Casques blancs. Des ONG, financées par l’UE, et autres Etats hostiles à Assad, qui opèrent illégalement en Syrie dans les zones où ces prétendus groupes « révolutionnaires », principalement al-Nosra, agissent en totale violation de la souveraineté de l’Etat syrien et de la loi internationale et sont de facto complices des actions menées par ces groupes. Des terroristes qui mettent en danger la population civile, comme l’a expliqué le Dr Nabil Antaki dans de nombreuses interventions depuis le début de cette guerre.

Les récentes condamnations proférées par Ayrault, que nous reproduisons ci-dessous, parlent d’elles mêmes.

Syrie – bombardement d’hôpitaux par le régime syrien (16 novembre 2016)

Source: Diplomatie.gouv.fr

La France condamne les attaques aériennes contre des structures de santé dans les zones tenues par l’opposition [c’est nous qui soulignons car qualifier les groupes armés d’ « opposition » est irresponsable, ndlr] au nord de la Syrie. Depuis lundi, trois hôpitaux, à Awijel, à Kafr Naha et à Atareb, ont été les cibles de frappes aériennes.

Les attaques contre des structures humanitaires ou sanitaires constituent un crime de guerre.

La France appelle le régime et ses alliés à cesser immédiatement leurs bombardements qui ont repris avec une nouvelle intensité ces dernières heures. Cette spirale de la violence doit cesser.

Utilisation d’armes chimiques en Syrie – condamnation par le conseil exécutif de l’organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) (11 novembre 2016)

 

La France salue l’adoption, le 11 novembre, par l’organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) d’une décision sur les rapports du mécanisme conjoint d’enquête et d’attribution (JIM). Ces rapports, rendus public les 24 aout et 27 octobre 2016, établissent la responsabilité du régime syrien et de Daech dans l’emploi d’armes chimiques en Syrie.

La décision de l’OIAC condamne, dans les termes les plus forts, l’usage d’armes chimique par le régime syrien dans trois localités en 2014 et en 2015, en complète violation de ses obligations au titre de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques (CIAC). Elle rappelle qu’il est impératif que les responsables de ces attaques répondent de leurs actes. Elle impose un régime de vérification renforcé comprenant de nouvelles inspections sur place.

La France estime qu’il appartient désormais au Conseil de Sécurité des Nations Unies de donner une suite à ces rapports. Elle y travaille à New York avec ses partenaires.

Syrie – Bombardement d’une garderie (6 novembre 2016)

Nous avons appris avec effroi la nouvelle faisant état du bombardement, attribué au régime de Damas, le 6 novembre, d’une garderie à Harasta, qui aurait fait de nombreux morts dont plusieurs enfants.

Si ces faits sont avérés, ils appellent la condamnation la plus ferme de la France.

Nous réitérons notre appel à tout faire pour mettre en oeuvre une solution politique en Syrie, conformément à la résolution 2254 du conseil de sécurité des Nations unies et au communiqué de Genève.

Rencontre avec le président des Casques blancs et une délégation de syriens d’Alep (19 octobre 2016)

Délégation Syrienne et autres personnalités
M. Rahed Al SALEH, Président des Casques blancs
M. Agi Hasan BRITA, Président du comité civil d’Alep
M. Abdulrahman ALMAWWAS, Vice-Président des Casques Blancs, chargé de la coordination opérationnelle
Dr. Tammam ALLODAMI, Médecin à Alep
Dr. Chadi HOMEDAN, Médecin hospitalier au CHU d’Angers
Dr. Anas CHAKKER, Médecin
M. Emmanuel WALLON, Professeur de sociologie politique et membre de l’Appel d’Avignon à la solidarité avec le peuple syrien
DELEGATION OFFICIELLE FRANCAISE
M. Jean-Marc AYRAULT, Ministre des Affaires étrangères et du développement international
Mme. Elisabeth GUIGOU, Députée de Seine Saint-Denis, Présidente de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale
M. Franck GELLET, Ambassadeur de France pour la Syrie

 

 

Note 

La tragédie humanitaire qui touche la Syrie avec ses 300.000 morts, 6,2 millions de déplacés [il n’est pas précisé que 8 millions de Syriens ont fui les prétendus « opposants » et se sont réfugiés dans les zones tenues par le gouvernement, ndlr] , les 4,8 millions de réfugiés, est un sujet de préoccupation majeure pour la France et pour l’Europe.

C’est dans ce contexte que le Président de la République a tenu à recevoir demain Rahed Al SALEH, président des Casques Blancs avec des personnalités venues d’Alep. Les Casques blancs et le Comité civil d’Alep font chaque jour l’impossible dans cette ville martyre, face au déferlement de violence. Leur action a permis de sauver des dizaines de milliers de vies (plus de 60.000). 

La priorité du Président de la République est celle de faire cesser les bombardements à Alep par un arrêt immédiat des survols militaires, une trêve et de permettre un plein accès humanitaire, comme y appelait le projet de résolution que la France a porté auprès de l’ONU le 8 octobre. Hier, une trêve a été annoncée par la Russie et le régime. C’est une preuve qu’il faut maintenir la pression.

Le rôle de la société civile est fondamental pour dénoncer la situation à Alep, les violations du droit international et humanitaire et l’implication directe de la Russie. Le rôle du Comité civil d’Alep, élu par les habitants, qui fait encore son possible pour maintenir certains services publics, doit être encouragé. Le travail réalisé sur place par les Casques Blancs est absolument essentiel, comme l’a rappelé le Président de la République à l’issue de sa rencontre avec des personnalités du monde de la culture et des milieux associatifs au sujet du siège d’Alep, vendredi dernier. [C’est nous qui soulignons; voir les derniers exploits des Casques Blancs: http://arretsurinfo.ch/du-prix-nobel-a-loscar-les-casques-blancs-dans-la-tourmente-apres-une-fausse-video-virale , ndlr]

Le Président de la République est pleinement mobilisé afin d’amener la Russie à renoncer à sa politique désastreuse, qui prolonge le martyre du peuple syrien et hypothèque son avenir, [C’est nous qui soulignons, ndlr] pour favoriser une solution négociée associant l’opposition démocratique. Il a condamné à plusieurs reprises l’offensive engagée sur Alep par le régime soutenu par le gouvernement russe. Dans le prolongement de cette rencontre avec les Casques blancs et la délégation syrienne, le Président de la République se rendra à Berlin pour un sommet en format Normandie où il aura un échange avec Vladimir Poutine.

Les casques blancs

Emanation de la société civile syrienne, la « Défense civile syrienne », plus connue sous le nom de Casques blancs, est l’organisation de la sécurité civile qui porte assistance aux victimes des bombardements du régime et ses alliés, au péril de la vie de ses volontaires (141 d’entre eux sont morts). Cette initiative est née pour remplir le vide créé par le retrait du régime des zones contrôlées par l’opposition et l’absence de services publics qui en a résulté. Ce projet s’est progressivement organisé et institutionnalisé : les Casques blancs gèrent aujourd’hui 121 centres et un réseau d’environ 3.000 volontaires (dont une centaine de femmes), actifs dans une très grande partie de la Syrie. Leur action a permis de sauver la vie de plus de 60.000 personnes.

Les Casques blancs jouent également le rôle d’observateur impartial de la situation sur le terrain. Leurs nombreux relais sur le terrain leur ont permis d’établir des rapports quotidiens précis sur le nombre de victimes civiles imputables à l’aviation russe pendant son intervention en Syrie (septembre 2015 à mars 2016) et sur les violations de la trêve par toutes les parties depuis son entrée en vigueur depuis le 27 février. Ils ont enfin recueilli des informations sur les allégations d’usage d’armes chimiques. L’organisation mène par ailleurs des campagnes actives de sensibilisation à l’étranger et sur les réseaux sociaux.

La Défense civile syrienne se veut indépendante de tout parti ou organisation politique. A cet égard, elle prend soin de préserver sa neutralité, qui constitue pour elle la garantie de pouvoir travailler dans toutes les zones. Elle jouit aujourd’hui d’une forte légitimité à l’intérieur de la Syrie comme à l’étranger, ce qui lui permet d’acheminer du matériel dans chacun de ses centres sans entrave de la part des forces armées sur le terrain. Au-delà, cette organisation incarne avec courage l’esprit du soulèvement démocratique et de la résistance pacifique contre le régime syrien dans le respect des valeurs du droit et de l’humanisme. Elle montre un autre visage de la Syrie, celui d’une société civile vivante qui continue de se battre au quotidien après plus de cinq ans de guerre. C’est à ce titre qu’elle a été consultée par l’Envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie, en parallèle des négociations entre le régime et l’opposition à Genève en janvier et mars 2016. Leur engagement a valu aux Casques Blancs d’être internationalement soutenus et pressentis pourle prix Nobel de la Paix.

Sans entité juridique propre ni en Syrie ni à l’étranger, les Casques Blancs se sont graduellement institutionnalisés et ont élu un comité de direction en août 2014, composé d’un président, d’un vice-président, d’un secrétaire général et d’un vice-secrétaire général. A cette occasion, une charte de valeurs a également été approuvée de manière unanime par l’ensemble des représentants.

Les membres participant à l’entretien

Raed Al SALEH, président des Casques blancs

Vendeur d’équipements électriques avant la crise, M. Raed Saleh a participé à l’organisation de manifestations contre le régime dès le début du soulèvement syrien. Contraint à fuir la Syrie pour la Turquie en juin 2011, il est retourné à Idlib en 2012. M. Raed Saleh a suivi, l’année suivante, une formation en défense civile durant laquelle il s’est distingué. Il a activement participé à l’unification des équipes syriennes de secours au sein des Casques blancs, qu’il préside.

Abdulrahman ALMAWWAS, vice-président des Casques blancs

M. Abdulrahman Almawwas est coordonnateur opérationnel des Casques blancs, dans toutes les zones de la Syrie tenues par l’opposition.

Le conseil local d’Alep

Créé en mars 2013, le Conseil local d’Alep (équivalent d’un conseil municipal) a apporté à la population des services essentiels dans les domaines de l’électricité, de l’eau, de l’assainissement, de l’éducation, de la santé et de l’alimentation, et joue un rôle essentiel dans cette ville assiégée. La France a construit des relations avec ses représentants depuis l’origine et son président M. Agi Hasan BRITA a été reçu par M. Jean-Marc AYRAULT, ministre des Affaires étrangères et du développement international, le 6 juin dernier.

Agi Hasan BRITA, président du conseil local d’Alep

Ingénieur en télécommunications au sein de la fonction publique avant le début de la guerre, Agi Hasan BRITA a été élu, par une assemblée générale, à la tête du conseil local d’Alep en novembre 2015. Son mandat d’une durée d’un an se termine en décembre prochain.

Il a été en contact étroit avec les agences onusiennes concernant les tentatives successives de faire parvenir des convois d’aide humanitaire à Alep-Est. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, l’a reçu avec plusieurs autres représentants du conseil local d’Alep, le 6 juin 2016. Il s’est également rendu à Metz à l’occasion du 3ème anniversaire de la signature de la charte d’entraide Metz-Alep, signé avec son homologue Dominique Gros.

Depuis sa création en mars 2013, le conseil local de la ville d’Alep supervise la gestion des zones d’Alep contrôlées par l’opposition (Est de la ville) et les services dans le domaine de l’électricité, de l’eau, de l’assainissement, de la protection civile, de l’éducation, de la santé et de l’aide humanitaire.

Syrie – Situation à Alep – Déclaration de Jean-Marc Ayrault (1er octobre 2016)

Je condamne avec la plus grande fermeté le bombardement qui a frappé l’hôpital M10, l’un des principaux hôpitaux d’Alep.

Dans le déluge de violence qui submerge Alep depuis plusieurs jours, le ciblage systématique des structures et des personnels de santé est particulièrement inqualifiable. Comme l’a rappelé le secrétaire général des Nations unies, ces attaques sont constitutives de crimes de guerre. Leurs auteurs devront rendre des comptes.

Cette nouvelle attaque ne vient que confirmer l’urgence absolue d’une cessation des hostilités à Alep et d’un accès des populations civiles à l’aide humanitaire dont elles ont cruellement besoin. En ce moment-même, au Conseil de Sécurité, la France se mobilise pour mettre un coup d’arrêt à ce drame inacceptable.

19 octobre 2016

Source: Diplomatie.gouv.fr

La France joue un rôle de tueur en Syrie

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