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Une présidente américaine au cerveau endommagé, le doigt sur le bouton nucléaire ? (NEO)

par F. William Engdahl 4 Novembre 2016, 23:34 Hillary Clinton Santé Elections Donald Trump USA

Une présidente américaine au cerveau endommagé, le doigt sur le bouton nucléaire ?
Par F. William Engdahl
Article original en anglais : A Brain-damaged US President with Finger on the Nuclear Button?, New Eastern Outlook, 24 août 2016


Traduit par Jean Maxime Corneille, vérifié par Wayan, relu par Catherine  pour le Saker Francophone

Une présidente américaine au cerveau endommagé, le doigt sur le bouton nucléaire ? (NEO)

Hillary Rodham Clinton nous donne l’impression ces derniers temps que plus on la secoue, plus il en sort de nouveaux scandales. Nous avions déjà les scandales de Mena, Arkansas, là où son mari, «Bubba», était aussi connu en tant que William («Bill») Jefferson Clinton, Procureur général et ensuite Gouverneur. Ambrose Evans Pritchard, le fameux journaliste d’investigation du Telegraph britannique, produisit une documentation magistrale au sujet de la vie secrète de Bill Clinton, quand Bill était président et faisait face à une menace d’impeachment dans les années 1990 [1. The Secret Life of Bill Clinton, Regnery Publishing, 1997]. Il y eut ensuite les scandales de la Fondation Clinton, documentés dans le livre de Peter Schweitzer en 2015 : L’argent des Clinton : l’histoire non racontée de comment les gouvernements étrangers et autres affairistes aidèrent à rendre Bill et Hillary riches [2. Clinton Cash: The Untold Story of How and Why Foreign Governments and Businesses Helped Make Bill and Hillary Rich],  racontant la façon dont Hillary abusa de son poste de Secrétaire d’État pour orienter d’énormes «donations» de la part des saoudiens et consorts vers la Fondation Clinton au Conseil de laquelle elle siégeait, à peine venait-elle de quitter son poste de Secrétaire d’État. Il y a évidemment le scandale de son serveur de courriels relevant de la sécurité nationale, qu’un procureur général corrompu et un autre directeur du FBI aussi corrompu ont fini par escamoter en douce. Mais le dernier scandale en date relègue tous les autres à l’arrière-plan. Il s’agit du refus de Hillary de rendre public ses antécédents médicaux, détaillant ses prises de traitement et son véritable état de santé, des suites de sa commotion cérébrale de 2012. La candidate démocrate semble en effet souffrir médicalement d’une démence irréversible.

Le 8 août 2016, un blogueur et animateur d’une radio du New Jersey a divulgué ce qu’il alléguait être des copies ayant fuité des antécédents médicaux d’Hillary Clinton datant de 2014, provenant de sa doctoresse, Lisa Bardack, du Groupe Médical du Mt. Kisco, sis au nord de l’État de New York. D’après ces documents, le Dr. Bardack écrivit que Clinton souffrait de l’«apparition d’une démence vasculaire subcorticale», apparue après sa sérieuse commotion cérébrale dont elle souffrit des suites d’une chute lorsqu’elle était Secrétaire d’État, le 7 décembre 2012. Après cette chute, elle passa six mois en soins hospitaliers constants, d’après Bill Clinton qui révéla à ABC News en 2014 que cette blessure «nécessita six mois de traitement très sérieux afin de s’en remettre». Le 1er février 2013, la Secrétaire d’État et future candidate à la Présidence Hillary Clinton, démissionna abruptement de son poste de Secrétaire d’État, sans qu’il soit fait mention de son état de santé.

En mai 2014, ABC News citait l’extrait suivant provenant de ses docteurs, dont l’un d’eux était en effet le Dr. Lisa Bardack : «À l’occasion d’une IRM de suivi routinier ce dimanche, l’analyse a révélé […] un caillot dans la veine qui se trouve dans l’espace entre le cerveau et le crâne derrière l’oreille droite. Il n’a pas donné lieu à un accident vasculaire cérébral, ni à des dommages neurologiques. Pour aider à dissoudre ce caillot, son équipe médicale a commencé à traiter la Secrétaire d’État avec des anticoagulants.» – Dr Lisa Bardack, Groupe Médical du Mt. Kisco, et Dr Gigi El-Bayoumi, Université George Washington 1.

D’après l’Institut National de la Santé de Bethesda, Maryland, la démence vasculaire [ischémique] sous-corticale [DVISC] «est une maladie dégénérative ; il n’y a pas de remède. Les symptômes comprennent l’oubli, les changements dans la parole, une démarche instable, la maladresse ou des chutes fréquentes, des changements de personnalité ou de l’humeur». Or la candidate Clinton a été filmée trébuchant et tombant fréquemment sans raison apparente, par les médias au cours des dernières semaines. Elle apparaît souvent sur le podium avec un homme dont la fonction semble d’être là au cas où elle perdrait l’équilibre. La copie de l’examen de suivi du 5 février 2014 par le Dr Bardack, si elle est authentique, affirme que Mme Clinton lui a rapporté à elle que les «trous de mémoire, étourdissements et contractions incontrôlables ont empiré […] les scores de la patiente se sont significativement détériorés dans le test d’aujourd’hui, par rapport au test de 2013 […] la patiente montre aussi des signes plus fréquents de crises épileptiques complexes».

La Centre Clinique Lou Ruvo pour la santé mentale de Cleveland, un centre renommé mondialement pour ses recherches sur Alzheimer et d’autres maladies du cerveau, définit la DVISC comme suit : «Aussi appelée la maladie de Binswanger, elle est causée par des zones microscopiques mais répandues de dommages au cerveau, résultant d’épaississement et de rétrécissement (athérosclérose) des artères qui irriguent les régions sous-corticales du cerveau»2.

À présent, le 17 août, le quartier général de la campagne de Clinton a rendu publique une déclaration alléguée comme étant celle du Dr. Bardack, et fournie au site FactCheck.org [vérification des faits]. Dans cette déclaration, la Dr. Bardack est citée, déclarant que les documents de santé fuités ne sont pas authentiques, ajoutant qu’ils sont«faux, n’ont pas été écrits par moi et ne sont basés sur aucun fait médical»3

Malgré le degré de gravité des problèmes de santé d’une candidate qui deviendrait possiblement la prochaine Présidente américaine, il n’est pas satisfaisant que la déclaration ayant été produite par la campagne de Clinton pour le site FactCheck.org n’ait pas été rendue publique directement par la Dr Bardack elle-même, afin de dissiper toute rumeur. À présent cette dernière se refuse à répondre aux questions de la presse. Dès lors, les dénégations citées ne sont pas du tout suffisantes, étant donnés les enjeux extrêmement élevés pour la Nation et le monde. Quelle que soit la vérité quant à ce rapport médical du Dr Bardack allégué comme étant une fuite, il demeure indéniable que Clinton a été filmée de manière répétée durant la campagne, trébuchante et tombante. Un mauvais équilibre est généralement associé en effet, à des accidents vasculaires cérébraux [AVC] ou à des traumatismes crâniens. 4 A-t-elle subi un accident vasculaire cérébral en décembre 2012 qui aurait pu provoquer sa chute et engendrer par suite une commotion cérébrale, ou bien serait-ce la commotion cérébrale qui aurait pu provoquer l’AVC ? Est-ce que ses sévères et fréquentes quintes de toux sont le résultat des médicaments contre ces attaques épileptiques ? Si oui, de quels types sont-elles ?

Est également significatif l’article réalisé par le site d’information en ligne, Infowars,mené par le journaliste Paul Joseph Watson, rapportant une information fournie par son associé lors de la récente Convention nationale républicaine de Cleveland par un «lanceur d’alerte» au sein des services secrets, qui aurait déclaré, sur la base d’observations réalisées par d’autres agents des services secrets à l’occasion de la campagne de Clinton :

  • Hillary souffre d’une très sérieuse dégénérescence neurologique qui pourrait être la maladie de Parkinson.
  • Autour d’un demi million de dollars a été dépensé afin d’adapter trois véhicules spéciaux pour les voyages de Hillary, afin de fournir des planchers surbaissés et des accès modifiés l’empêchant de trébucher.
  • L’équipe de Hillary est tellement fébrile à tenter d’éloigner les journalistes le plus possible de Clinton, parce qu’elle est soumise au risque d’attaques épileptiques déclenchées par les flashs des caméras.
  • Hillary souffre de problèmes majeurs d’équilibre, de difficultés de marche et ne cesse de tomber.
  • La campagne de Hillary va être forcée de faire une importante annonce bientôt, au sujet de sa condition médicale 5.

Ceci a été rapporté sur le site Internet d’Infowars le 15 août. Deux jours plus tard, ce n’était pas le Dr. Bardack mais [le personnel de] campagne de Clinton qui produisait les dénégations alléguées concernant l’authenticité des documents de santé fuités. S’agissait-il là de l’annonce majeure que l’on attendait ? Si c’est le cas, elle semblerait bien pauvre.

Que révèlent alors les vraies pièces attribuées au Dr. Bardack ? Que signifient, quant à sa condition de santé, les rapports concernant les antécédents médicaux de Hillary Rodham Clinton, lorsqu’elle dut passer les six mois en traitement intensif, rapportés par les médias dans le centre médical de l’Université de Columbia, à New York ? Et quel traitement prend-elle aujourd’hui, le cas échéant ? Est-ce qu’elle est encore sous anticoagulants ? Des antidépresseurs ? De l’aspirine ? Si c’est le cas, lesquels et à quelle dose, ces informations devant servir à des experts médicaux compétents susceptibles de commenter les risques réels de santé qui pèsent sur Hillary.

Il est en tout cas clair qu’un candidat à un poste public, et spécialement pour le plus haut poste de la nation, n’est plus vraiment dans ce cas une personne privée. Elle a la responsabilité de se montrer transparente quant à sa condition médicale réelle. Jusqu’à présent, Hillary Clinton l’a refusé. Ce n’est pas uniquement irresponsable, c’est alarmant, c’est même effrayant. Les médias de gauche PC 6/ Politiquement Corrects.] aux États-Unis n’évoquent pas ces enjeux de façon sérieuse. Nous avons le droit d’accéder à une analyse complète et non biaisée de son état de santé et de ses traitements médicaux. Elle est candidate à la Présidence américaine, c’est-à-dire qu’elle va avoir le doigt sur le bouton nucléaire. Elle n’est pas en train de concourir pour le Conseil municipal de Mt. Kisco ou pour la présidence d’une association locale de parents-profs. Si son propre mari a été capable de déclarer aux médias en 2014 qu’elle avait souffert d’une «terrible concussion qui avait nécessité six mois de traitement très sérieux pour en venir à bout», il ne s’agit pas là d’un événement mineur.

F. William Engdahl

Article original en anglais :

A Brain-damaged US President with Finger on the Nuclear Button?, New Eastern Outlook, 24 août 2016

Traduit par Jean Maxime Corneille, vérifié par Wayan, relu par Catherine  pour le Saker Francophone

 

  1. Ibid 
  2. Ibid. NdT : voir ici «Les démences vasculaires», Bull. Acad. Natle Méd., 2012, 196, no 2, 409-430, séance du 21 février 2012. 
  3. Ibid 
  4. NdT : détresse neurologique dans les deux cas. À défaut, ce pourrait être des troubles de l’oreille interne, mais qui ne produiraient pas des symptômes proches de la crise d’épilepsie et autre pertes de mémoire, de connaissance et autre phénomène de désorientation (typique des détresses neurologiques). 
  5.   Traduit en français ici  : Le comportement étrange d’Hillary Clinton – Info ou intox du camp Trump ? (E&R, 8 août 2016) ; voir aussi Karma imprévu : Le Système sera-t-il «victime» de la santé déclinante d’Hillary ? (Chroniques de la Vieille République, 8 août 2016). 
  6. Principaux Courants [Mainstream 

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