Le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman a prévenu que l'aviation israélienne détruirait les systèmes syriens de défense aérienne si de nouveaux missiles étaient tirés contre des avions israéliens en opération en Syrie. Israël et la Syrie, voisins et techniquement toujours en état de guerre depuis des décennies, ont connu leur plus sérieux accrochage depuis le début du conflit en Syrie il y a six ans.
Le ministre israélien de la défense Avigdor Lieberman
L'armée de l'air israélienne a ciblé en Syrie un convoi d'armes, présenté comme destiné au Hezbollah libanais, qui combat aux côtés des troupes gouvernementales. Ce raid a provoqué une riposte anti-aérienne de l'armée syrienne et un des missiles tirés en direction du territoire israélien a été intercepté. L'armée syrienne a affirmé avoir abattu un avion israélien et en avoir atteint un deuxième, ce qu'Israël a réfuté. 
 

Il est exceptionnel qu'Israël confirme sur le coup de tels raids, même si le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou avait admis il y a un an qu'Israël avait attaqué des dizaines de convois d'armes destinés au Hezbollah. Son ministre de la Défense, l'ultra-nationaliste Lieberman a réitéré les mises en garde.
« La prochaine fois que les Syriens utilisent leurs systèmes de défense aérienne contre nos avions, nous les détruirons sans la moindre hésitation», a-t-il averti sur la radio publique. «A chaque fois que nous repérerons des transferts d'armes de Syrie vers le Liban, nous agirons pour les en empêcher. Sur ce sujet, il n'y aura aucun compromis », a-t-il précisé.


L'Etat hébreu répète régulièrement ne pas vouloir prendre parti dans la guerre civile qui ravage la Syrie, mais les relations entre les deux voisins sont d'autant plus tendues que la Syrie est soutenue dans sa bataille par le Hezbollah chiite libanais et l'Iran, deux grands ennemis d'Israël. 

« Les Syriens doivent comprendre qu'ils sont tenus pour responsables de ces transferts d'armes au Hezbollah et que tant qu'ils continueront à les permettre, nous ferons ce que nous devons faire », a souligné Avigdor Lieberman. « Je répète que nous ne voulons pas nous mêler de la guerre civile en Syrie ni provoquer une confrontation avec les Russes, mais la sécurité d'Israël prime sur tout », a-t-il conclu.