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Après l'impérial-socialiste Hamon, c'est au tour du chef de guerre français d'insulter Assad

par SLT 13 Avril 2017, 19:20 François Hollande Assad Insulte "Massacreur chimique" Khan Cheikoun Propagande Impérialisme Syrie France OTAN Atlantisme Articles de Sam La Touch

Le président syrien "porte désormais l'étiquette de massacreur chimique" dixit le chef de guerre François Hollande (Reuters).

Après le porte-parole de la Maison Blanche qui a traité Assad d'"Hitler" (et a du s'excuser, voir vidéo plus haut),  l'impérialiste socialiste Hamon qui a traité Assad de "salaud", c'est au tour du chef de guerre français d'insulter Assad en le traitant de "massacreur chimique" sans l'once d'une preuve. Ce va-t-en guerre français qui a à son actif 6 guerres en l'espace de 5 ans (Mali, Centrafrique, Syrie, Yemen, Irak, Libye) décidées par le fait du prince sans véritable contrôle parlementaire et dans le sillage de l'impérialisme étatsunien, après avoir voulu éliminer Assad, l'accuse, sans aucune preuve d'être "un massacreur chimique" pour légitimer une guerre qu'il appelle de toute son âme depuis son arrivée au pouvoir en 2012.

En 2015, le chef de guerre Hollande voulait "neutraliser" Assad.

Cet impérial-socialiste dont on connaît l'atlantisme forcené à l'instar de l'ex-chef de guerre Sarkozy, aboie avec les loups. Pourtant l'imprécateur de guerre ne peut s'étayer sur des preuves pertinentes pour justifier ses propos. Comme en 2013 lors de l'attaque de la Ghouta où il avait joué au petit coq gaulois guerrier avant d'en rabattre face aux décisions parlementaires britanniques et étatsuniennes de ne pas intervenir (ce qui n'existe pas dans la Vème République puisque le Parlement n'a pas contrôle sur l'exécutif). Un camouflet qu'il n'a jamais digéré en monarque de la République dans son royaume français avec ses pouvoirs exorbitants que la graine de despote Erdogan lui envie.

Les preuves des services de renseignement fournis par le rapport de la Maison Blanche sur l'attaque chimique de Khan Cheikroun (4.04.17) n'en sont pas selon un expert du prestigieux MIT.
En effet, selon le professeur, Theodor Postol du Massachussetts Institute of Technology ce rapport "ne contient absolument aucune preuve que cette attaque fut le résultat de munitions bombardées d'un avion." Il ajoute : "aucun analyste un tant soit peu compétent ne se prononcerait sur le fait que le cratère présenté comme la source de l’attaque au sarin soit une preuve que le projectile proviendrait d’un avion. Aucun analyste un tant soit peu compétent ne pourrait se prononcer sur le fait que la photo de la carcasse de la cartouche de sarin soit effectivement une cartouche de sarin. N’importe quel analyste compétent aurait des doutes quant à savoir si les débris dans le cratère sont réels ou une mise en scène. Aucun analyste compétent n’aurait laissé passer le fait que la cartouche de sarin a été écrasée avec force par le dessus, plutôt que explosée à l’aide d’une charge explosive à l’intérieur." Et il note que "la conclusion la plus plausible est que le sarin a été diffusé par un dispositif de dispersion improvisé fait d'une rocket de 122mm de section rempli de sarin et fermée des deux côtés." Il poursuit même en critiquant le rapport comme impropre à la publication dans son format : "le fait que ces informations aient été fournies dans ce format amène les questions les plus sérieuses sur le traitement de notre sécurité nationale".
 

En somme, compte-tenu des preuves insuffisantes et surtout en l'absence d'enquête véritable sur le terrain, personne ne peut se prononcer sur ce qui s'est réellement passé à Khan Cheikoun. Le chef de guerre français plutôt que d'attendre les résultats d'une enquête impartiale accuse et insulte pour mieux légitimer une nouvelle guerre criminelle au Moyen-Orient tant souhaitée par ses mentors étatsuniens et israéliens. Une logique impérialiste et totalitaire qui condamne avant toute investigation scientifique et avant toute enquête et instruction juridique. Imposé le châtiment avant même toute enquête relève d'une attitude impropre à un démocrate et plus en phase avec des pratiques despotiques.

Après l'impérial-socialiste Hamon, c'est au tour du chef de guerre français d'insulter Assad

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