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Silence de l’Occident face à l’usage de l’arme chimique par les terroristes à Mossoul (Press TV)

par Press TV 10 Avril 2017, 10:00 Mossoul EI Gaz sarin Occident Médias Attaque chimique

Les armes chimiques présumées de Daech découvertes par les troupes françaises et irakiennes à Mossoul, en Irak, le 28 janvier 2017. ©YouTube
Les armes chimiques présumées de Daech découvertes par les troupes françaises et irakiennes à Mossoul, en Irak, le 28 janvier 2017. ©YouTube

Les civils de la ville irakienne de Mossoul ont subi ce vendredi une attaque aux armes chimiques de la part des terroristes de Daech, a déclaré Abdul Sattar Al Habu, maire de la ville, lors d’une interview avec l’agence russe Sputnik.

« Daech a utilisé aujourd’hui des obus contenant des gaz et du chlore contre les civils et les militaires de l’armée gouvernementale se trouvant dans les régions déjà libérées de Yarmouk et de Matachin », a-t-il confirmé.

Selon lui, pour l’instant, le nombre exact de victimes de cette attaque terroriste n’a pas encore été communiqué. 

Ce n’est pas la première fois que Daech utilise des armes chimiques en Syrie et en Irak. Les pays occidentaux restent très largement silencieux face à cette réalité, malgré les preuves présentées par les deux États moyen-orientaux et l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). 

Le ministère russe des Affaires étrangères a fustigé, le 8 avril, l’usage de gaz chimique en Syrie par les terroristes et le mutisme des pays occidentaux, notamment des États-Unis. « Moscou ne peut tolérer l’attitude de l’Occident ni la falsification de la réalité », a-t-il déclaré.  

Le communiqué du ministère russe évoque l’attaque chimique contre Khan Assal, en banlieue d’Alep, qui avait fait 28 morts parmi les civils et 200 asphyxiés.  

Face à l’inertie de l’Occident, Moscou avait insisté auprès du Conseil de sécurité de l’ONU pour qu’une enquête soit ouverte, mettant en garde, à maintes reprises, contre la menace chimique en Syrie et en Irak. Mais cela n’a pas suffi pour casser bras et jambes aux terroristes. 

Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe, a indiqué que les experts onusiens et les observateurs de l’OIAC avaient tout à fait connaissance de l’usage d’armes chimiques par les groupes terroristes contre la population civile. « Leur silence et leur obstination à ne pas condamner cet acte criminel contre la population civile de Mossoul sont inacceptables », a-t-il ajouté. 

Le général Igor Konachenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense, avait eu une réaction identique.  

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