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Vél’ d’Hiv : La rafle de Le Pen sur l’Histoire de France (Leplacide.com)

par Leplacide 12 Avril 2017, 09:43 Le Pen Marine Le Pen Vel d'Hiv Rafle Histoire Déni

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La candidate frontiste a suscité, à deux semaines du premier tour de la présidentielle, une vive polémique sur un sujet épidermique pour l’image du FN, la mémoire de la Seconde Guerre mondiale, appliquant au Vél’ d’Hiv un dogme frontiste variable, le « refus de la repentance ». La candidate FN à la présidentielle s’est attiré une volée de critiques en déclarant dimanche que « la France n’est pas responsable du Vél’ d’Hiv » alors qu’elle était interrogée sur la rafle et la décision du président Jacques Chirac de reconnaître en juillet 1995 la responsabilité de la France.

Emmanuel Macron, son principal adversaire d’après les sondages, y a vu lundi dans un tweet « une faute politique et historique lourde ». Benoît Hamon, candidat socialiste, s’est quant à lui exprimé sur RTL : « Non, [Marine Le Pen] n’a pas raison. Elle n’aime pas l’Histoire, je pense qu’elle l’arrange. Elle l’arrange parce que la responsabilité de la France est évidente. Il n’y avait pas un soldat allemand pour prêter main-forte aux policiers pour opérer cette rafle du Vél’ d’Hiv. » Et d’ajouter : « Si on doutait que Marine Le Pen est d’extrême droite, on ne peut plus en douter. »

François Fillon, candidat LR à la présidentielle, en marge d’un déplacement dans les Hauts-de-Seine, avant d’ajouter : « Je trouve que le Front national est extrêmement mal placé pour parler de ces sujets, lui qui compte encore dans ses rangs beaucoup de nostalgiques du régime de Vichy. » De son côté, le candidat Jean Lassalle a simplement déclaré sur France 2 : « Ce qu’avait dit Jacques Chirac était très beau, ce que dit Marine Le Pen est inutile et dangereux. »

Marine Le Pen, qui s’était déjà expliquée la veille par un communiqué, initiative rare, s’est dite lundi « indignée par cette opération d’instrumentalisation politique ». Elle s’estime « du côté des gaullistes historiques », de « François Mitterrand ou, de nos jours, Henri Guaino, Jean-Pierre Chevènement, ou Nicolas Dupont-Aignan », face à Jacques Chirac, suivi par Nicolas Sarkozy et François Hollande, et qui a eu « tort », selon elle, de changer la position officielle sur la responsabilité de l’État français.

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