Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

En Marche ... vers la dictature ?

par SLT 9 Juin 2017, 17:56 Macron Task Force Vème République Armée française Françafrique DGSE Etat d'urgence France Articles de Sam La Touch

En Marche ... vers la dictature ?

Le régime de la Vème République n'est pas une démocratie. Suite au coup d'état constitutionnel du général de Gaulle en 1958 dans le cadre des "évènements d'Algérie", les Français ont été dépossédés de leur pouvoir d'accéder à la politique étrangère de leur pays et de droit de regard sur le pouvoir exécutif. Ainsi leurs élus au Parlement n'ont pas de réel contrôle sur les volontés guerrières du chef de guerre. Ainsi lorsque François Hollande a voulu en 2013 déclaré la guerre en Syrie, le Parlement français n'a pas eu de possibilité de voter cette guerre. Si le chef de guerre français a renoncé à lancer une nouvelle guerre (sous la pression du lobby militaro-industriel il en a lancé six en 5 ans : Mali en 2013, Centrafrique en 2013, Syrie en 2015, Irak en 2016, Libye en 2016, Yémen en 2015) c'est parce que les parlementaires britanniques et étatsuniens ont refusé d'accorder à leur gouvernement respectif le droit de faire la guerre à ce pays en 2013.

Un chef de guerre qui peut déclarer une guerre sans que le Parlement (ou le peuple) ait réellement son mot à dire n'est pas une démocratie ! Il s'agit d'un régime semi-militaire ou semi démocratique, un régime présidentiel fort admiré par les apprentis tyrans comme Erdogan qui s'est taillé une constitution à la de Gaulle suite à un référendum controversé. Le président dans le domaine de l'exécutif à les pleins pouvoirs, le Parlement aucun et il dispose de l'amnistie totale. Les médias sont donc sous contrôle et du fait de la vacuité du débat national sur la politique étrangère et l'exécutif, ont peu accès aux informations et sont souvent obligés de marcher au pas avec le petit doigt sur la couture du pantalon. Des médias sous contrôle dès qu'il est question d'affaires touchant au complexe militaro-industriel. Ainsi les nombreux tyrans françafricains installés  au Tchad, au Congo-Brazzaville, au Gabon, au Togo avec le soutien actif du régime de la Vème dans son pré-carré africain sont accueillis au Château mais ne sont pas critiqués par les médias traditionnels ou libres en France. De plus des universitaires français font croire que la France est entrée dans une ère post-coloniale alors que le régime français est un régime néocolonial : l'économie des "anciennes" colonies françaises est contrôlée par Paris au travers de la monnaie coloniale du franc CFA imprimée par Paris tandis que les leaders indépendantistes ou présidents panafricains sont assassinés ou emprisonnés (OlympioRuben Um Nyobe, Thomas Sankara, Laurent Gbagbo, Kadhafi,...). Les réceptions somptueuses à l'Elysée des gouverneurs françafricains installés par Paris ne sont pas traitées dans les médias. Ces dictateurs plus sanguinaires que Kadhafi et Assad réunis ont un traitement de faveur de la presse qui leur propose même des publireportages à coup de "M. le Président" à foison.

Mais ce régime dont le "chef de guerre" est en fait prisonnier du complexe militaro-industriel à défaut de réel contre-pouvoir parlementaire pourrait encore plus se durcir avec la prolongation de l'Etat d'urgence. Le nouveau favori de la Françafrique et de l'Etat-major a déjà constitué une "task force" autour de sa personne pour lutter contre le terrorisme. Il a concentré le pouvoir des services de renseignement à l'Elysée sans aucun contrôle parlementaire et gouvernemental. Les services pourraient échapper encore plus aux regards du Parlement avec toutes les dérives que cela présume.

Mieux le gouvernement actuel envisage de faire passer des dispositions de l'Etat d'urgence dans le droit commun. Un Etat d'exception en passe d'être la règle où la justice perdra de ses prérogatives est en passe de s'installer en France. Après l'exécutif, la justice va-t-elle passer complètement sous la fourche caudine du chef de guerre français ?

Selon Le Monde, le projet de loi antiterroriste, censé permettre de sortir du régime d’exception, fait entrer dans la loi ordinaire les assignations à résidence ou les perquisitions administratives. 
Interdiction de circulation, interdiction de manifestation, fermeture de certains lieux, interdiction de manifester et perquisitions administratives, assignation à résidence sont autant de mesures qui seront décidées sous l'autorité du ministère de l'Intérieur et des préfets, sans la moindre intervention d'un juge !

 

En Marche vers la dictature ?

Haut de page