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Macron et la "fin de l'Etat de droit" en France (Vidéos)

par SLT 22 Septembre 2017, 07:07 Macron Etat de droit Démocratie Vème République France Articles de Sam La Touch

L'inquiétude monte quant à l'évolution du régime de la Vème et de l'Etat de droit en France suite à l'arrivée de Macron au pouvoir. Sa volonté de faire entrer dans la loi des dispositifs de l'Etat d'urgence vont indéniablement renforcer les pouvoirs policiers au détriment du pouvoir judiciaires. Selon Le Monde, le projet de loi antiterroriste, censé permettre de sortir du régime d’exception, fait entrer dans la loi ordinaire les assignations à résidence ou les perquisitions administratives.  Interdiction de circulation, interdiction de manifestation, fermeture de certains lieux, interdiction de manifester et perquisitions administratives, assignation à résidence sont autant de mesures qui seront décidées sous l'autorité du ministère de l'Intérieur et des préfets, sans la moindre intervention d'un juge.

« Selon le texte, que Le Monde a pu consulter, les mesures les plus sévères du régime d’exception créé en 1955 pendant la guerre d’Algérie, notamment les assignations à résidence, la fermeture de certains lieux, l’interdiction de manifester et les perquisitions administratives de jour et de nuit vont se retrouver dans le droit commun avec quelques modifications marginales. ».(Lire également : Christine Lazerges: le projet de loi antiterroriste est «une grave régression de l’Etat de droit»).


Alors ces critiques ont-elles pu monter aux oreilles du gouvernement où tour à tour le ministre de l'intérieur puis le Président ont fait le même lapsus sur la "fin de l'état de droit" en France ? Le dernier en date est celui de Macron lors de son discours devant les Français de l'étranger à New York, le 19.09.17.

Mais Macron ne s'arrête pas en si bon chemin en ayant rogné les prérogatives de l'Assemblée nationale sur la réforme de la loi travail. En la faisant passer par ordonnances, il court-circuite le débat au Parlement et donc la démocratie. Mais cela ne l'empêche pas de dire qu'il "croit en la démocratie" mais que "la démocratie n'est pas dans la rue". Pourtant le débat démocratique éjecté de l'Assemblée nationale ne peut, par ses décisions, que s'exprimer dans la rue. Oui, en l'absence de débat parlementaire : "la démocratie c'est la rue".

 

(c) AFP

(c) AFP

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