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L’audiovisuel public français, officine de propagande (BDA)

par Billets d'Afrique 18 Novembre 2013, 18:48 médias France néocolonialisme Colonialisme Françafrique

L’audiovisuel public français, officine de propagande (BDA)
Billets D'Afrique L’audiovisuel public français, officine de propagande (1/2)

Le 17/10 on nous annonce un documentaire exceptionnel dans l’émission "Envoyé spécial" de France 2, "Serval, quand l’armée filme sa guerre".

Un général vient annoncer qu’il n’y a eu aucune censure, même si on précise qu’aucun plan ne montrera des morts, ennemis ou alliés, la guerre sans la guerre quoi. On a donc des vues aériennes du désert, des images des soldats et matériels français, en déplacement et au repos, un service médical qui prodigue ses soins à des soldats blessés. "Tu ne vas pas avoir mal" dit l’infirmière à un Tchadien elle sait comment on parle aux indigènes.

On ne manque pas de nous préciser que les masses de munitions trouvées dans des caches ont été prises par les djihadistes à l’armée malienne, ce qui défie la vraisemblance tant l’armée malienne au Nord était démunie à Aguelhoc, n’ayant plus une seule cartouche, les Maliens se sont rendus et ont été massacrés.

En résumé un excellent document publicitaire de recrutement : jeunes Français, engagez-vous rengagez-vous dans l’armée coloniale !

BDA L’audiovisuel public français, officine de propagande (2/2)

Le 12/10, sur France-Culture, dans son émission "Répliques" à propos de "L’Afrique du Sud aujourd’hui", Alain Finkielkraut reçoit Bernard Lugan et Achille Mbembe.

On apprend par Lugan que l’apartheid était une volonté que soient préservés les traits culturels des différentes ethnies qui composent l’Afrique du Sud, même si ce projet louable a été tant soit peu détourné par les Blancs.

Finkielkraut serine que les Noirs étaient profondément divisés, que l’ANC le parti qui a lutté pendant plus de quatre vingts ans pour l’émancipation des Africains s’est imposé aux Noirs par une extrême violence, que Robert Mugabe, président du Zimbabwe, est actuellement l’idole des jeunes Noirs.

Mbembe se permet de brèves et timides remarques pour dire à ses chers "Alain" et "Bernard", que certes ils ont raison mais que la violence était générale et que l’Afrique du Sud est "complexe".

Le plus acharné à noircir les Noirs est notre auteur du fameux "black, black, black", qui aurait dû en principe être l’arbitre des échanges. Lugan paraît du coup un parangon de modération.

Mbembe, honte à lui, a accepté de cautionner l’exhibition indécente, sur les ondes nationales, de ces deux racistes patentés. Il faut bien qu’il vende son livre "Critique de la raison nègre", au prix de le voir figurer en faire valoir de "L’histoire de l’Afrique du Sud" par Lugan.

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