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Le dictateur Idriss Déby soutenu par le « chef de guerre » Hollande organise la répression au Tchad

par Sam LaTouch 6 Octobre 2013, 00:53 France Tchad Afrique Françafrique François Hollande Idriss Déby

Le dictateur Idriss Déby soutenu par le « chef de guerre » Hollande organise la répression au Tchad

Le dictateur Idriss Déby Itno a été porté au pouvoir par les militaires et les services français en 1990. "Le 2 décembre 1990, avec l'appui de la France, il chasse du pouvoir son ancien compagnon d'armes Hissène Habré après une période de lutte armée menée à partir du Soudan et le remplace le 4 décembre avec le titre de président du Conseil d'État. Il est ensuite désigné président de la République du Tchad le 28 février 1991 après l'adoption de la Charte nationale." (Wikipedia). Rappelons que si Hissène Habré est accusé de crimes contre l'humanité et de tortures au Tchad, son bras droit de l'époque n'était autre qu'Idriss Déby (Afriquinfos Il n’y a pas Crimes contre l’humanités si Idriss deby Itno n’était aux commandes du systeme Hissene Habré DDS/ANS – ECOUTER). On comprend mieux l'empressement du dictateur tchadien à financer le procès et à s'y présenter comme partie civile.
Ce soutien indéfectible de l'Etat français au dictateur sanguinaire Idriss Déby ne s'est jamais démenti depuis plus de 20 ans. Mis à mal en 2008 par une rébellion, il a été maintenu au pouvoir grâce à une intervention militaire française sous Sarkozy II.

Il en a profité pour éliminer, avec la bienveillance française, l'opposant démocratique le plus important du pays : Ibni Oumar Mahamat Saleh.

A son tour le "chef de guerre" Hollande l'a pris sous son aile protectrice montrant ainsi une conception très sélective des droits de l'homme. A côté d'Idriss Déby, Bachar el-Assad passerait pour une vierge effarouchée. Mais en Afrique, dans le pré-carré français, Hollande comme ses prédécesseurs conjugue le cynisme de la real-politik à l'horreur des pratiques néocoloniales françaises en Afrique.
Ainsi le président de la République française s'affiche ouvertement avec son protégé au plus haut niveau : à l'ELysée, à l'Unesco lors de la remise de son prix pour la paix au Mali...
C'est donc logiquement que les troupes du kleptocrate françafricain défileront sur les Champs-Elysées lors de la fête nationale du 14 juillet. C'est dire la conception racialiste des droits de l'homme en vigueur à l'Elysée et plus généralement ailleurs en France lorsqu'il s'agit de l'Afrique...Pourtant comme le souligne l'article de La Croix, les crimes de Déby n'en finissent pas. Profitant du regain de protection française, le dictateur a décidé de réprimer l'opposition politique et les médias dans son pays.

Lire aussi : Les nouveaux barbares : comment les USA et la France pillent l'Afrique

La Croix 12 juillet 2013 Un vent répressif s’abat sur le Tchad.
...l’heure n’est pas aux réjouissances dans ce pays. La peur d’être arrêté, emprisonné, éliminé par les agents du président Idriss Déby domine les esprits depuis des semaines. Arrestations d’opposants, villes quadrillées par l’armée, population contrôlée, surveillée et fouillée à tout moment, le climat est particulièrement tendu....

« COUP D’ÉTAT MANQUÉ »
Cette fois, tout a commencé, avec la nouvelle d’un « coup d’État manqué », le 1er mai. Ce jour-là, les forces de sécurité ont investi une concession où Moussa Tao Mahamat, un ancien chef rebelle, participait à une réunion politique. Selon les autorités, il se préparait un coup d’État. Bilan de l’opération selon Amnesty International : huit morts, de nombreux blessés et une trentaine de jeunes gens arrêtés.

Au cours de cette intervention, les forces de sécurité auraient trouvé la liste des membres du futur gouvernement putschiste. Cinq députés – Saleh Makki, Malloum Kadre, Gali Gatta Ngothé, Ngarlejy Yorongar et Routouang Yoma Golong – sont arrêtés par les forces de l’ordre entre les 1er et 7 mai. Un sixième, Saleh Kebzabo, leur échappe car il est à l’étranger.

L’OPPOSITION MUSELÉE
Le 2 mai, au tour de l’armée d’être touchée. Trois officiers supérieurs – le directeur de la justice militaire, le général David Ngomine Beadmadji ; le gouverneur de la région de Salamat, le colonel Ngaro Ahidjo ; le général Assie Assoue – sont arrêtés.

Les journalistes n’échappent pas à cette vague. Deux sont arrêtés, Éric Topona, le secrétaire général de l’Union des journalistes tchadiens (UJT), Moussaye Avenir de La Tchiré, rédacteur en chef du journal Abba Garde. Un mois plus tôt, le 30 mars, le blogueur Jean Laoukolé avait été jeté en prison....

IDRISS DÉBY « TOUT PUISSANT » DEPUIS L’INTERVENTION AU MALI
« En aidant la France au Mali, Idriss Déby a gagné le droit, à ses propres yeux, de faire le ménage avec son opposition, analyse Valentin Baldal. Il se sent tout-puissant. Il pense qu’il peut agir comme il veut, quand il veut et contre qui il veut. Ce climat d’impunité soulève la crainte des gens. Personne n’ose critiquer ouvertement le président. »...

Merci qui ?

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