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Madagascar: la France a évincé l'ex-président Ravalomanana en 2009 (Ratsiraka)

par Sam La Touch 28 Septembre 2013, 11:46 Françafrique France Afrique Madagascar

Madagascar: la France a évincé l'ex-président Ravalomanana en 2009 (Ratsiraka)

Selon Ratsiraka, ancien potentat françafricain à la tête de Madagascar, le président Ravalomanana aurait été déposé en 2009 par un coup d'Etat orchestré par Paris.

AFP 12 septembre 2013 Madagascar: la France a évincé l'ex-président Ravalomanana en 2009 (Ratsiraka)

ANTANANARIVO, 12 septembre 2013 (AFP) - "L'ancien chef d'Etat malgache Didier Ratsiraka a affirmé que la France lui avait demandé son aide pour évincer le président Marc Ravalomanana en 2009, dans une intervention télévisée mercredi soir sur la chaîne privée "TV plus Madagascar". "La France m'a demandé d'aider Andry Rajoelina pour évincer Marc Ravalomana", a-t-il déclaré, en évoquant les événements de début 2009 qui ont conduit au renversement de M. Ravalomanana. "J'ai répondu, je ne suis pas en faveur des coups d'Etat" (....), a-t-il déclaré avant d'expliquer qu'il avait finalement accepté après qu'on lui ait montré qu'il ne s'agissait pas d'un coup d'Etat. "On s'est mis d'accord que Marc Ravalomanana quitterait le pouvoir sans bain de sang. Et après son éviction, on devrait instaurer une transition concertée. (...) Andry Rajoelina a été d'accord (...)", a-t-il raconté. Il a aussi rapporté que M. Rajoelina était alors venu chez lui à Paris, dans sa maison de Neuilly-sur-Seine baptisée "Villa Madrid", et l'avait assuré que lui-même serait bien accueilli à son retour à Madagascar. En janvier 2009, M. Rajoelina, alors jeune maire d'Antananarivo et en conflit avec le régime, avait provoqué un soulèvement populaire pour dénoncer la fermeture de sa chaîne de télévision Viva, qui venait de diffuser une interview de l'ex-président Ratsiraka, alors exilé en France. Prenant la tête de la contestation, M. Rajoelina s'était ensuite proclamé président d'une haute autorité de transition, acculant M. Ravalomanana, laché par l'armée, à la démission...."

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