Jamais, depuis un quart de siècle, autant de soldats et de moyens militaires français n’ont été projetés, sur l’ordre du chef de l’État, sur des champs de bataille étrangers. En Afrique, l’opération contre les djihadistes au Mali a peut-être permis d’enrayer une déstabilisation globale du Sahel, mais l’intervention en Centrafrique, très mal entamée, risque de se terminer sur un scandale désastreux pour la réputation de l’armée française.
Depuis son entrée à l’Élysée, le 15 mai 2012, François Hollande a ordonné quatre interventions militaires à l’étranger. En janvier 2013, ce fut l’opération « Serval », au Mali, contre la rébellion islamiste qui avait pris le contrôle du nord du pays et menaçait Bamako. En décembre de la même année, l’opération « Sangaris », en République centrafricaine, pour rétablir la sécurité dans le pays, en proie à l’affrontement des milices rivales, et renforcer la mission militaire de l’Union africaine, en mauvaise posture...