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Centrafrique: les violences persistent, nouvelles tueries en province et nettoyage ethnique à Bangui (AFP)

par AFP 30 Avril 2014, 11:28 Centrafrique France Sangaris Tueries Bangui Musulmans Chrétiens

Centrafrique: les violences persistent, nouvelles tueries en province et nettoyage ethnique à Bangui  (AFP)
Centrafrique: les violences persistent, nouvelles tueries en province (et nettoyage ethnique à Bangui)

AFP

Bangui (AFP) - Attaques de villages, embuscades: la Centrafrique continue de subir quotidiennement les violences d'anciens rebelles et de milices chrétiennes armés jusqu'aux dents, groupes ennemis dont les populations civiles sont les premières victimes.

Lundi, un groupe armé a attaqué le convoi de 1.300 musulmans parti la veille de Bangui vers le Nord pour fuir les violences, faisant deux morts et six blessés, a-t-on appris mardi auprès de la force d'interposition africaine en Centrafrique (Misca).

Dans la région de Dékoa, à 300 km au nord de Bangui, "le convoi a été attaqué lundi en fin d'après-midi (...) par des hommes armés perchés sur des arbres qui ont ouvert le feu sur les passagers", a déclaré une source au sein de la Misca.

"Deux personnes ont été tuées et six autres blessées" parmi les civils musulmans, a affirmé cette source, estimant que les assaillants étaient des miliciens anti-balaka.

Fréquemment attaqués par ces milices à dominante chrétienne, quelque 1.300 musulmans qui se terraient en périphérie de Bangui sont partis dimanche sous escorte militaire de la Misca en direction du Nord, près de la frontière tchadienne.

Juste après leur départ, des centaines de jeunes, qui se tenaient en attente à quelques dizaines de mètres des camions, ont afflué sur le PK-12, le Point kilométrique 12 où vivaient les musulmans, pour piller la zone.

Depuis, au moins 200 maisons appartenant aux musulmans du PK12 ont été totalement détruites, a constaté l'AFP mardi.
© AFP Des Banguissois, dont des membres des milices chrétiennes anti-Balaka, font éclater leur joie au départ d'un convoi de soldats tchadiens, le 4 avril 2014
© AFP/Archives Miguel Medina

Les musulmans qui y habitaient étaient des déplacés qui avaient déjà dû fuir leurs domiciles, de Bangui et d'ailleurs, et s'étaient retrouvés piégés là il y a cinq mois, à la sortie nord de la capitale, alors qu'ils tentaient de monter dans des convois humanitaires à destination du Tchad pour fuir les attaques des anti-balaka.

Ces groupes de jeunes s'en prennent particulièrement aux musulmans pour, disent-ils, venger les chrétiens, majoritaires dans le pays (environ 80%), des graves exactions infligées par l'ex-rébellion Séléka, à dominante musulmane, lorsqu'elle était au pouvoir de mars 2013 à janvier 2014.


- Recrudescence de l'insécurité -
La capitale, désormais quasiment vidée de sa population musulmane, connaît un relatif retour au calme depuis plusieurs semaines, tandis que les violences se poursuivent dans l'intérieur du pays.

Ce week-end, 22 personnes, dont trois employés locaux de Médecins sans frontières (MSF), ont été tuées dans l'attaque, attribuée à d'ex-rebelles, d'un centre de soins du nord-ouest de la Centrafrique.

"Des hommes armés assimilés aux ex-Séléka et aux Peuls ont attaqué samedi en fin d'après-midi un hôpital soutenu par MSF dans la région de Nanga Boguila (à 450 km au nord de Bangui), tuant au moins 22 personnes, parmi lesquelles trois Centrafricains employés de MSF", avait déclaré lundi un officier de la Misca.

L'ancien numéro 2 de la rébellion Séléka, Mohamed Dhaffane, a contesté mardi ces affirmations...

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