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Obama déclare la guerre à la Syrie (ICH)

par Stephen Lendman 27 Août 2014, 18:35 Syrie USA Impérialisme Obama Guerre EIIL Articles de Sam La Touch

Obama déclare la guerre à la Syrie (ICH)
Obama déclare la guerre à la Syrie
Article originel : Obama Declares War on Syria
Par Stephen Lendman
Information Clearing House

Traduction libre SLT

L'État islamique est le prétexte. La Syrie est la cible. L'idée étant d'effectuer un changement de régime.

Il s'agit de confisquer l'indépendance souveraine de la Syrie par une gouvernance fantoche pro-occidentale et d'assurer un contrôle incontesté de la région.

Avec pour objet l'exploitation de ses ressources pour ses compagnies pétrolières,...l'isolement de l'Iran et la mise en oeuvre du Grand Moyen-Orient d'Israël.

Et ainsi rendre le monde plus sûr pour les profiteurs de guerre. C'est à dire les pays colonisateurs.

Il s'agit d'assurer la souveraineté et l'impérialisme états-unien, d'assurer le découpage des continents entiers jugés belliqueux, pour y imposer sa domination et faire des profits.

Il s'agit de justifier et faire prédominer la force sur le droit. Il s'agit de détruire les nations pour les sauver.

Il s'agit de renommer la prédation impérialiste : développement économique. Il s'agit de glorifier la guerre au nom de la paix.

Cela n'a rien à voir avec les valeurs démocratiques. Il ne s'agit pas d'intervention humanitaire ou de responsabilité de protéger les civils.


L'idée étant de favoriser l'expansion de l'agression transfrontalière d'Obama en Irak. A savoir violer la base du droit international.

Aucune nation ne peut attaquer une autre, sauf en cas de légitime défense. Nul ne peut le faire sans l'autorisation du Conseil de sécurité.

Il n'y a aucune autorisation. Obama a ajouté plus de crimes à son casier judiciaire. Il est un multi-criminel de guerre.

Washington utilise l'Etat islamique, Al-Qaïda et d'autres groupes extrémistes, tant comme alliés que comme ennemis. Il le fait dans différents théâtres de guerre. Parfois en même temps.

Les manchettes des journaux reflètent ce qui est probable. Obama a autorisé des vols de surveillance au-dessus de la Syrie. Il l'a fait sans loi.


La violation de l'espace aérien d'un autre pays sans autorisation est illégale. Le faire en prévision d'effectuer de probables frappes aériennes révèle la véritable intention d'Obama.


Selon le New York Times:

"Les vols de drones et peut-être d'un avion espion de surveillance U2 sont une étape importante vers l'action militaire états-unienne directe en Syrie ..."

"Les fonctionnaires de l'administration US ont déclaré que les Etats-Unis n'avaient pas l'intention d'informer le gouvernement Assad des vols prévus."

"Le Pentagone est en train d'élaborer des options militaires ...". Lundi, le porte-parole du département d'Etat, Jen Psaki, a justifié l'action unilatérale des États-Unis, en déclarant :

"Quand les vies états-uniennes sont en jeu, quand nous parlons de la défense de nos propres intérêts, nous ne sommes pas à la recherche de l'approbation du régime syrien."

"Nous n'allons pas être limités par des frontières ... Et nous ne serrions certainement pas (du fait de la confrontation avec l'État Islamique en Syrie) de leur côté juste parce qu'il y a un ennemi commun. "

Le soi-disant «ennemi commun» a été l'allié de Washington tout au long de plusieurs mois de conflit. Le changement de régime reste la politique officielle des USA.


Washington ne fonctionne pas conjointement avec la Syrie contre l'État islamique. Selon le conseiller adjoint à la sécurité nationale Benjamin Rhodes :


"Nous ne considérons pas que l'ennemi de mon ennemi est mon ami. Unir nos forces avec Assad serait essentiellement aliéner définitivement la population sunnite en Syrie et en Irak ..."

Le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest a déclaré que les "ailes entières" du Pentagone sont "dédiées à s'assurer que le président dispose d'une gamme de plans et d'options qui peuvent lui être présenté quand cela sera nécessaire".

"Beaucoup de pressions mutuelles (sont en jeu) ici. Il n'y a pas de doute à ce sujet."

"Mais notre politique en ce qui concerne la poursuite des intérêts US dans cette région du monde est en fait très clair, nous voulons nous assurer que nous protégeons le personnel états-unien."

Faux ! La politique officielle des États-Unis favorise la domination régionale. C'est le contrôle des ressources et l'élimination de gouvernements indépendants l'objectif.

Il s'agit de les remplacer par des gouvernements pro-occidentaux et de mener des guerres d'agression pour y parvenir.

C'est le ravage et la destruction de nations l'une après l'autre. Le côté obscur de la "grande Amérique".

Cela n'a rien à voir avec "la protection du personnel états-unien" ou de protéger la sécurité nationale.

Cela a tout à voir avec l'avancement de l'impérialiste de Washington.

Earnest a faussement prétendu qu'Obama avait le pouvoir constitutionnel de violer l'espace aérien d'un territoire ou de protéger les citoyens états-uniens en enfreignant les lois d'un autre pays.

Une telle instance n'existe pas, pas plus que d'autorisation du droit international.

Mardi, le ministre syrien des Affaires étrangères Walid al-Mouallem a déclaré que son gouvernement "est prêt à coopérer et coordonner aux niveaux régional et international la lutte contre le terrorisme conformément à la résolution du Conseil de sécurité no. 2170 dans le cadre du respect de la souveraineté et de l'indépendance de la Syrie."

Le 15 août 2014, la Résolution SC 2170 a été adoptée à l'unanimité. Elle "condamne de nombreuses violations des droits humains par des groupes extrémistes en Irak (et) en Syrie."

Elle "appelle les États membres à prendre des mesures nationales pour prévenir les combattants de partir de leur pays pour rejoindre des groupes terroristes..."

"Elle s'est déclarée prête à envisager de mettre sur la liste des sanctions ceux qui ont facilité le recrutement et le voyage de combattants étrangers."

Elle n'a pas souhaité éclairer la responsabilité directe de Washington. Ni des Etats voyous partenaires de l'OTAN (France, Grande-Bretagne, ndlr), Israël, Arabie Saoudite, que d'autres États du Golfe avec la Jordanie partagent.

Al-Mouallem a déclaré de façon pertinente que "toute violation de la souveraineté syrienne par une partie serait considérée comme un acte d'agression."

Dans le même temps, il a salué tous les pays prêts à lutter contre le terrorisme en Syrie en collaboration avec le gouvernement Assad.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré que Moscou soutient les efforts syriens et irakiens contre les terroristes de l'Etat ​Islamique.

Washington réclame un droit unilatéral à fonctionner de manière extrajudiciaire. Pour cibler un pays pour une raison quelconque. De violer le droit international inexplicablement.

Lavrov a dit : "chaque effort militaire ne peut être accordé sans le consentement du pays concerné."

"Nous serons entièrement prêts à travailler ensemble et à coordonner les efforts avec les pays qui relevaient de menaces terroristes directes, et ici je veux dire en particulier l'Irak et la Syrie, qui nous aiderons à consolider leurs capacités de lutte contre le terrorisme armé."

"Nous allons défendre fermement toutes les opérations d'anti-terrorisme pour qu'elle soit menée en accord avec le pays concerné et dans le respect de sa souveraineté."

La Maison Blanche a refusé de commenter sa stratégie. Selon la porte-parole du Conseil national de sécurité Caitlin Hayden:

"Nous n'allons pas faire des commentaires sur l'intelligence ou les questions opérationnelles. Comme nous l'avons dit, nous allons utiliser tous les outils à notre disposition quand il s'agit de la protection de notre peuple."

D'autres responsables états-uniens ont déclaré que la politique US ne fait pas de la Syrie une alliée.

Le 25 août, les éditeurs du Washington Post titraient "L'administration Obama doit mettre des troupes sur le terrain pour arrêter l'Etat islamique", en déclarant :

Kerry déclare que le «mal» doit "être détruit". Chuck Hagel dit que "c'est le groupe qui est le plus sophistiqué et le mieux financé que nous ayons vu ".

Le général Martin Dempsey dit qu'il "devra être vaincu" en l'attaquant en Syrie au travers de la frontière.

Ce qui reste inexpliqué, c'est le soutien états-unien aux combattants de l'Etat islamique et des groupes extrémistes ayant les mêmes idées. Ce fut le fait de la politique états-unienne tout au long des trois ans et demi de la guerre par procuration que mena Obama contre la Syrie.

Ces actions ont consisté à l'importation de tueurs, d'escadrons de la mort de dizaines de pays. Cela comprenait le financement, l'armement, la formation et leur commandement.

Ils ont été utilisés pour poursuivre le changement de régime. Cela s'est fait sans l'autorisation du Conseil de sécurité ou l'autorisation du Congrès états-unien.

Et cela sans soutien populaire. A une époque où la grande majorité des Etats-Uniens veulent la paix et non la guerre.

Les gens veulent que leurs demandes soient prises en compte. Ils veulent la justice sociale si longtemps négligé.

Ils veulent ce qu'ont leur a longtemps refusé. Ils veulent ce qu'ils n'obtiendront pas.

Obama est le dernier d'une longue lignée de présidents guerriers. La guerre permanente est la politique officielle des États-Unis qu'ils mènent préventivement.

Les règles des principes de droit n'ont pas d'importance tout comme les valeurs démocratiques. Renforcer l'impérialisme US est la politique officielle de longue date.

Des millions de vies perdues sont un petit prix à payer tout comme la misère humaine indicible. La soi-disant guerre des Etats-Unis contre le terrorisme est une guerre de terreur.

Elle sévit de manière extrajudiciaire. Elle est faite en grande partie contre les populations sans défense. Une intervention états-unienne directe contre la Syrie semble probable. La guerre contre l'Humanité pourrait suivre.



Stephen Lendman vit à Chicago. Il peut être contacté à lendmanstephen@sbcglobal.net. Son nouveau livre en tant que rédacteur et collaborateur est intitulé "Flashpoint in Ukraine: US Drive for Hegemony Risks WW III." http://www.claritypress.com/LendmanIII.html - Visitez son blog à sjlendman.blogspot.com. Écoutez les discussions d'avant-garde avec des invités de marque sur la Progressive Radio News Hour sur le réseau de la radio progressiste. Elle est diffusée trois fois par semaine : en direct le dimanche à 13 heures, avec deux autres programmes archivés préenregistrées. - Http://www.progressiveradionetwork.com/the-progressive-nouvelles-heure

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