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Bouaké. Dominique De Villepin, Michèle Aliot Marie et Michel Barnier en passe d'être convoqué devant la Cour de justice de la République

par Canard Enchaîné 18 Février 2016, 19:16 Bouake Côte d'Ivoire Chirac Villepin MAM Barnier CJR Françafrique Articles de Sam La Touch

Bouaké. Dominique De Villepin, Michèle Aliot Marie et Michel Barnier en passe d'être convoqué devant la Cour de justice de la République

La juge française Suzanne Kheris a proposé au procureur de Paris de convoquer devant la Cour de la Justice de la République Dominique De Villepin, Michèle Aliot Marie et Michel Barnier respectivement ministres de l'intérieur, de la défense et des affaires étrangères au moment du bombardement de Bouaké occasionnant la mort de 9 soldats français et la destruction des avions de combat ivoiriens. Elle cherche à savoir pourquoi l'armée française à laissé filer les pilotes Biélorusses.

Bouaké. Dominique De Villepin, Michèle Aliot Marie et Michel Barnier en passe d'être convoqué devant la Cour de justice de la République
Dominique de Villepin, Michèle Alliot-Marie, et Michel Barnier, naguère respectivement ministre de l’Intérieur, de la Défense, et des Affaires Etrangères, seront-ils bientôt traduits devant la Haute cour de justice de la République (CJR) ? C’est en tout cas le sens de la proposition faite il y a quelques jours par la juge Sabine Kheris au procureur de Paris, auquel elle a communiqué le dossier du bombardement de Bouaké (Côte d’Ivoire). Lequel, en 2004, avait causé la mort de 9 soldats français. La procureure soupçonne les trois anciens ministres d’avoir sciemment laissé filer les pilotes biélorusses des avions responsables du massacre. Deux ans plus tôt, voyant le président ivoirien Gbagbo assailli par des rebelles, Chirac avait enclenché l’opération Licorne pour proteger les français sur place. En 2004, alors que Gbagbo bataille contre les rebelles à Bouaké, deux Sukhoï SU-24 de l’armée ivoirienne lâchent leurs roquettes sur un camp militaire français. Peu après, les mercenaires tentant de s’enfuir au Togo sont identifiés par des barbouzes tricolores, arrêtés et mis à la disposition de la France. Et pourtant relâchés. Si elle est approuvée, la requête de la juge Sabine Kheris sera transmise au procureur général près la Cour de cassation, seul habilitée à saisir la CJR. Pour Jean Balan, avocat de plusieurs familles de victimes, qui soupçonne une manipulation franco-française ayant mal tourné, ce serait une première victoire… (Le Canard enchaîné, 17.02.16)

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