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L'administration Obama mène une guerre secrète au Yémen sans l'aval du Congrès

par Sam La Touch 24 Octobre 2013, 09:47 Articles de Sam La Touch Yemen Human Rights Watch USA

L'administration Obama mène une guerre secrète au Yémen sans l'aval du Congrès

Les Etats-Unis participent activement à la guerre civile au Yemen selon The Guardian (No more foreign wars? Yet America is fighting in Yemen's civil war). L'article s'appuie sur un rapport de Human Rights Watch ( US: Reassess Targeted Killings in Yemen) qui dénonce l'implication excessive de l'administration Obama au côté des forces militaires Yéménites gouvernementales en dehors du cadre légal délimité par le Congrès. Les Etats-Unis s'attaqueraient aux militants combattants le gouvernement Yéménite sous prétexte de lutte contre le terrorisme. Dans ce rapport HRW, révèle que les drones US ont tué 57 civils yéménites en six attaques. (Human Rights Watch: US drones killed 57 Yemeni civilians in six separate strikes)

Il n'y a pas de rôle plus crucial pour un gouvernement que d'appeler au débat et à délibérer sur la décision d'entrer en guerre. La guerre civile récente en Syrie a suscité un débat national au Congrès des États-Unis afin de déterminer les orientations de la politique étrangère états-unienne. Mais la Syrie n'est pas la seule guerre qui préoccupe l'administration Obama. EN orchestrant le retrait partiel d'Afghanistan et en envisageant ouvertement une intervention en Syrie, le président semble avoir secrètement entraîné les États-Unis dans une guerre civile au Yémén.

Aujourd'hui, l'armée Yéménite est renforcée par des opérations militaires états-uniennes afin de ramener l'ordre face à une insurrection civile. Des détails dérangeants de certaines de ces opérations ont été révélées mardi, dans un rapport de Human Rights Watch sur la portée des frappes militaires états-uniennes au Yémen. L'image du président en est terni : il mène une guerre secrète au Yémen et il est temps pour lui de dire la vérité.

Pendant longtemps, les représentants de l'administration ont assuré au public que l'implication du gouvernement états-unien au Yémen était extrêmement circonscrit et se faisait pour de bonnes raisons. Selon un compte-rendu majeur du fonctionnement interne de l'administration Obama, le président avait décidé de cibler les membres des groupes affiliés à Al-Quaïda au Yémen, dans la péninsule arabe (AQAP : Al-Quaïda en Péninsule Arabique),

une résolution que les politiciens au Congrès avaient légitimé après le 11 septembre 2001. Mais étendre la cible aux forces rebelles de toute la péninsule arabique (AQAP) est tout autre chose. Le Département d'Etat a exprimé de manière censé des réserves quant à la poursuite d'un tel dessin en juin 2011. Et en mai 2012, le porte-parole du conseil de sécurité nationale a publiquement affirmé :

" Nous poursuvonsune campagne anti-terroriste au Yémen conçu pour empêcher et dissuader des complots terroristes qui menacent directement les intérêts états-uniens aux États-Unis ou à l'étranger...Nous ne sommes pas, et nous ne serons pas, impliqués dans un effort de contre-insurrection plus large. Ce ne servirait pas nos intérêts à long terme et irait à l'encontre des désirs du gouvernement Yéménite et du peuple yéménite".

En aout 2012, John Brennan, alors le tsar de la lutte anti-terroriste, avait assuré à une audience du Conseil de Relations avec l'Etranger (Council on Foreign Relations) que bien que les Etats-Unis continueraient à aider et construire les capacités de lutte anti-terroriste du gouvernement yéménite, "dans le cadre de cette insurrection, nous ne sommes pas impliqués en terme d'action directe ou létale dans notre travail avec le gouvernement yéménite".

Le rapport publié par HRW mardi demande des éclaircissements. Selon les enquêteurs de l'ONG sur le terrain :

"Certaines personnes, bien que peu nombreuses, tuées par les Etats-Unis étaient en dehors de l'AQAP et étaient des combattants impliquées dans l'insurrection contre le gouvernement yéménite".

Dans une des six situations passées en revue, le président d'un think thank yéménite,Abaad Studies and Research Center, déclare qu'un lieutenant-colonel de l'armée Yéménite, fut la cible d'une attaque états-unienne en novembre 2012 et tué non "pour avoir travaillé avec les groupes extrémistes mais pour avoir soutenu les groupes s'opposant au régime actuel". Il fut tué, autrement dit, (prétendument) pour son rôle dans la guerre civile au Yémen et non parce qu'il était une menace à la sécurité nationale états-unienne...

Lire la suite sur The Guardian No more foreign wars? Yet America is fighting in Yemen's civil war


Le rapport de Human Rights Watch US: Reassess Targeted Killings in Yemen

Ahmed Al-Sabooli holds the photos of his father, mother and 10-year-old sister who were killed in 2012 drone strike. (Human Rights Watch)

Ahmed Al-Sabooli holds the photos of his father, mother and 10-year-old sister who were killed in 2012 drone strike. (Human Rights Watch)

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