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Le nouvel axe Riyad-Tel-Aviv (Irib)

par Kamel Moulfi 21 Juillet 2015, 12:59 Israël Arabie Saoudite Collaboration

Le nouvel axe Riyad-Tel-Aviv (Irib)
Le nouvel axe Riyad-Tel-Aviv
Par Kamel Moulfi
Irib

Le grand événement que constitue la signature, à Vienne, de l'accord sur le programme nucléaire iranien, a été qualifié d’historique – il le mérite à bien des égards – et salué par le monde entier, comme un acte exceptionnel de paix. Sauf, par Israël et l’Arabie saoudite. Une coïncidence ? Une conjonction d'intérêts ? En tout cas, leur position commune et unie contre cet accord confirme que l'entité sioniste et le régime wahhabite, en apparence, ennemis jurés, sont, en fait, de mèche. L'Iran, affaibli par le blocus et les sanctions, était, déjà, vu comme le principal danger, aussi bien, par l’Arabie saoudite et les autres pays du Golfe, que par Israël. Bientôt, l’économie iranienne connaîtra une croissance plus forte, grâce aux apports nouveaux, générés par l’amélioration de ses relations extérieures et de sa position, sur le marché pétrolier, notamment. Cette perspective, à elle seule, sème la panique à Riyad et à Tel-Aviv. On comprend, parfaitement, Israël, qui considère l’Iran comme une menace, depuis la chute du Shâh, en 1979, et la décision de ce pays de fermer l’ambassade d’Israël, à Téhéran, et de la remplacer par la première ambassade de Palestine au monde. Les dirigeants iraniens n’ont jamais caché leur volonté de soutenir le combat contre l’entité sioniste et n’ont pas cessé de le faire, sur le terrain, par l’aide massive qu’ils fournissent aux mouvements de résistance, en Palestine occupée et au Liban. Quant à l’Arabie saoudite, c’est son statut de serviteur, soumis, excessivement, aux intérêts occidentaux – Israël compris – dans la région, qui lui dicte sa position d’hostilité vis-à-vis de l’Iran, vu comme principal obstacle à ces intérêts. De plus, la stabilité et la sécurité au Moyen-Orient, facilitées par l’accord, ne sont pas bien vues par Israël et l’Arabie saoudite, qui sont plutôt des instruments de tension et de guerre. Et c’est d’autant plus inquiétant,pour eux, qu’il s’agit du second accord, après Cuba, signé par leurs protecteurs, les Etats-Unis, avec un pays classé sur «l’axe du mal». Certes, pour les partisans de la paix, rien n’est, encore, définitivement gagné, les fauteurs de guerre, au sein de l’administration américaine, peuvent renverser le cours des choses. Mais cet accord avec l’Iran a, au moins, eu le mérite de dévoiler la convergence des intérêts entre Israël et l’Arabie saoudite.

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