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Syrie : La RTS dénature les faits à l’avantage des groupes terroristes (ASI)

par Sylvia Cattori 29 Mai 2016, 15:58 Syrie Médias RTS Desinformation Alep Suisse MSF Hôpital Bombardements

Dans une démocratie, les gens doivent pouvoir se fier aux informations répandues par les médias et les acteurs politiques. A la différence des guerres qu’on ne peut fomenter qu’à l’aide de désinformation, de mensonge et de propagande. Le vivre-ensemble pacifique n’est possible que sur le fondement de la bonne foi. Dans le domaine du journalisme et des médias, ce sont l’éthique et le sens de la responsabilité civique envers le bien commun qui doivent en former la base. [Urs Knoblauch]


L’histoire de deux hôpitaux à Alep, ou comment la RTS falsifie les faits

Le 3 mai 2016, un hôpital, situé dans la partie Ouest d’Alep sous l’administration du gouvernement a été bombardé par des tirs d’obus attribués selon diverses sources aux groupes armés « rebelles ».

Quelques jours plus tôt, le 27 avril, c’est un hôpital situé dans la partie Est d’Alep qui a été détruit par un bombardement aérien attribué aux forces gouvernementales selon l’OSDH, une ONG proche des « rebelles »[1].

Dans les deux cas, la RTS n’a donné la parole qu’à des personnes résidant dans la zone tenue par les groupes armés ou travaillant avec eux. Dans son reportage du 3 mai elle n’a précisé ni le nom de l’hôpital détruit ni qu’il avait été bombardé par les « rebelles ». Un flou voulu?

Une désinformation flagrante.

Dans une guerre où s’affrontent deux forces, d’une part l’armée gouvernementale; et de l’autre divers groupes armés [Alep est tenue principalement par le groupe terroriste al-Nosra, affilié à al-Qaïda], la RTS s’appuie, depuis le début de la guerre [2], quasi exclusivement sur ce que rapportent des ONG comme l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) ou MSF [3] qui se trouvent dans les zones tenues par les groupes terroristes.

N’interroger que les parties proches des groupes armés – groupes qui, faut-il le préciser, agressent l’Etat syrien, détruisent ses infrastructures, persécutent ses habitants – en entretenant la confusion sur la localisation des images, revient à ne pointer le doigt que sur la partie gouvernementale que la RTS présente, depuis 2011, comme étant coupable de bombarder délibérément les civils et les structures médicales. Accusations fermement réfutées par des Syriens qui, comme le Dr Nabil Antaki, vivent dans la partie Ouest d’Alep. [4]

La couverture de deux hôpitaux d’Alep, que nous prenons en exemple ici, montre la façon outrageusement biaisée avec laquelle la télévision suisse romande [RTS] persiste à rendre compte de la guerre en Syrie. Le point de vue des Syriens qui fuient les « rebelles » pour se refugier dans les zones gouvernementales, ni la version de l’Etat syrien, ne sont jamais pris en compte.

Rappelons que la ville d’Alep est, depuis l’arrivée des groupes armés en 2012, divisée en deux parties: les quartiers de la partie Ouest d’Alep sous contrôle de l’armée gouvernementale représente 75% de la superficie de la ville et abrite environs 1,5 million de personnes; le quartier de la partie Est occupé par les groupes armés abritant quelque 300’000 personnes.


Premier exemple

Bombardement par les groupes armés d’un hôpital dans la partie Ouest d’Alep contrôlée par le gouvernement, le 3 mai 2016

alep hopital 3

L’hôpital al-Dabhet détruit le 3 mai 2016 par des obus « rebelles »

Les faits

La presse en général a précisé que les groupes armés ont pilonné d’obus la partie Ouest d’Alep, détruisant entre autres infrastructures, l’hôpital Al-Dabhet et faisant de nombreux blessés et tués parmi les civils. Faits confirmés par des images nettes, non manipulées, où on reconnait les rues et les immeubles touchés.

Les faits racontés par l’agence officielle Sana :

« Front Al-Nosra [branche syrienne d’Al-Qaida], Ahrar Al-Cham et Jaïch Al-Islam ont lancé une grande attaque sur plusieurs fronts d’Alep après des bombardements intenses sur des quartiers résidentiels et un hôpital, faisant des morts et des blessés parmi les civils ».

Les faits racontés par un témoin, le Dr Nabil Antaki [5]

« Aujourd’hui déluge de bombes sur la partie Ouest d’Alep, dont une sur le principal hôpital d’obstétrique, Al-Dabhet. De nombreux tués et blessés ».

[Le Dr Nabil Antaki réside dans la partie Ouest d’Alep bombardée depuis l’arrivée des groupes armés en 2012]

Les faits racontés par la rédaction de la RTS – TJ 19.30 du 3 mai 2016 [6]
Voir la vidéo : cliquez ici

 

Le présentateur Darius Rochebin annonce en titre :

« Les appels se multiplient pour faire cesser le martyr d’Alep. Un médecin témoigne. Il ne reste que 70 à 80 médecins pour 300’000 personnes alors que les hôpitaux sont bombardés ».

[La confusion est installée d’entrée. Le chiffre de 300’000 ne se rapporte qu’à un quartier à l’Est d’Alep occupé par les groupes armés. Le public ne peut pas savoir que ce chiffre ne concerne pas toute la ville d’Alep. M. Rochebin ne signale pas en ouverture que l’hôpital détruit ce 3 mai se trouve dans la partie Ouest d’Alep tenue par le gouvernement, ni que ce sont les groupes armés qui l’ont bombardé.]

Darius Rochebin : « Le Conseil de sécurité de l’ONU donne aussi de la voix, il appelle à protéger les hôpitaux et les médecins. C’est pour l’instant un vœu pieux. Alep devient la ville symbole du martyr des Syriens. La quasi-totalité des médecins est exilée ou décédée. Il en reste seulement quelques dizaines qui travaillent dans des conditions héroïques dans des hôpitaux bombardés. L’un d’eux témoigne. Attention à la dureté des images. »

Journaliste Jean-Pierre Schaller :

« Un immeuble détruit comme tant d’autres mais derrière la façade écroulée c’est bien un hôpital qui a été frappé. Des deux côtés du front les centres de soins ne sont pas épargnés par les bombes. Le médecin Aziz, est médecin en zone rebelle. Pour des raisons de sécurité il préfère user d’un nom d’emprunt. »

[Le commentaire de M. Schaller, ne précise pas ce que recouvrent les images de destruction. Ni le nom de l’hôpital, ni que ces sont les groupes armés qui l’ont détruit. Le public ne peut que supposer qu’il s’agit, une fois de plus, d’un crime de guerre perpétré par les forces gouvernementales »].

Médecin Aziz : « Vous devez imaginer qu’il y a très peu de médecins encore sur place. A Alep 300’000 personnes vivent encore dans la ville. Il n’y a plus que deux chirurgiens orthopédiques pour s’occuper d’un très grand nombre de blessés. » (00.49)

[Ici le public ne peut pas comprendre que ce médecin, dont on ne connait pas le vrai nom ni le visage, ne parle que du point de vue des Syriens qui vivent dans le quartier en main « rebelle ». Il ne peut pas comprendre que ce sont le 1,5 million des habitants qui vivent dans la partie ouest, soit environ 80% de la ville d’Alep, qui ont été ce 3 mai bombardés par les groupes armés faisant de nombreuses victimes civiles dont le médecin Aziz parle.]

Journaliste Jean-Pierre Schaller : « La semaine passée c’est un établissement en zone rebelle qui a été durement touché. Sur ces images […01.15] Il était l’un des derniers pédiatres de la ville».

[Le journaliste, fait allusion à l’hôpital détruit le 27 avril dans la zone Est tenue par les « rebelles » qui a ameuté la presse contre Assad. « Rebelles » est une terminologie trompeuse. Il s’agit en majorité des combattants du groupe terroriste al-Nosra. L’OSDH, une source partiale, a accusé les forces d’Assad et l’aviation russe. L’armée russe et syriennes ont affirmé que les avions n’ont pas survolé cette zone ce jour-là [7]. M. Schaller n’indique pas que l’hôpital détruit ce 3 mai, se trouve en zone gouvernementale, à l’Ouest d’Alep, habitée par 1,5 million de personnes ; il ne précise pas qu’il a été détruit par les groupes armés.]

Médecin Aziz « Les hôpitaux sont une cible depuis le début de la crise syrienne… »

Journaliste Jean-Pierre Schaller : « Autres victimes les membres de la défense civile. 5 des leurs sont morts cette semaine à Alep. »

[La « défense civile », alias Casques blancs, est une ONG qui opère uniquement dans les zones occupées par les groupes armés [8]]

Médecin Aziz « Ceci est une sorte de punition…si vous voulez tuer la vie…vous n’avez qu’à tuer les médecins… »

Journaliste Jean-Pierre Schaller : « L’exil ou la mort. Selon MSF 95 % des médecins d’Alep sont partis ».

[La conclusion de la RTS est mensongère. Sa rédaction ne peut ignorer qu’il y a encore de nombreux médecins et soignants à Alep. La RTS réussit le tour de force de présenter les évènements de ce 3 mai du pont de vue d’un médecin resté anonyme basé dans la partie est d’Alep d’où les « rebelles » tirent tous les jours des obus sur les civils dans la partie Ouest. En clair, un « reportage » qui ne mentionne explicitement ni les lieux bombardés, ni ses auteurs, ni ne donne la parole aux victimes. Le tout accompagné d’images de destructions qui ne permettent pas de savoir quel lieu cela concerne. Le téléspectateur, à qui la RTS répète jour après jour que le « régime Assad bombarde délibérément les civils » ne peut comprendre que ce sont les « rebelles » qui les bombardent.]

On peut comparer le salmigondis de la RTS avec les faits concis présentés par RT

Deuxième exemple

Bombardement d’un hôpital en zone « rebelle » le 27 avril attribué aux forces syriennes et russes 

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Image de la destruction d’un hôpital attribué au »régime » par les ONG proches des « rebelles » 

Les faits

Médecins sans frontières (MSF), rapporte qu’au moins 14 patients et membres du personnel médical, dont trois médecins, ont été tués dans le bombardement aérien de l’hôpital Al-Qods situé dans un quartier de la ville d’Alep tenu par les « rebelles ». La défense civile [une ONG proche des groupes armés] affirme que ces bombardements ont été menés par les forces gouvernementales. Le ministère russe de la Défense a démenti les informations selon lesquelles un hôpital aurait été la cible d’un raid aérien à Alep, dans le nord de la Syrie le 27 avril.

Les faits racontés par la rédaction de la RTS, TJ 19.30, 28 avril 2016 [9]
Voir la vidéo : cliquez ici

Séquence: 02.00 minutes

Présentateur Darius Rochebin :

« Les espoirs de Genève semblent compromis pour la Syrie. L’envoyé spécial Staffan de Mistura lance un cri d’alarme. Les dernières heures lui donnent raison. La guerre se déchaîne dans toute son atrocité à Alep. Plus de 200 morts en une semaine. Attention à la dureté des images. »

Journaliste Jean-Pierre Schaller :

« Le feu, les bombes, la mort partout. Au moins 49 civils tués aujourd’hui dans les quartiers rebelles et gouvernementaux. Et la peur d’être la prochaine victime   comme l’exprime le délégué du CICR sur place. »

Rédaction RTS : « Aucun quartier de la ville n’est épargné. Les habitants prennent des risques en permanence. Tout le monde craint pour sa vie. »

[Les images de rues et façades ne permettent pas de situer les lieux. Cela pourrait s’être passé n’importe où, n’importe quand. ] 

CICR. Un extrait :« La population renoue avec un degré de conflits, d’intensité de conflits tout simplement effrayante et qui renoue avec les violences que nous avons malheureusement connues en Syrie. »

[Cela est très général mais ajoute à l’émotion]

Journaliste Jean-Pierre Schaller : «La trêve en vigueur depuis le 29 février est en train de voler en éclat. Les forces d’Assad préparent une offensive majeure pour reprendre les quartiers rebelles d’Alep. Ce qui explique ces bombardements meurtriers qui ont fait plus de cent morts en une semaine. »

[La RTS donne la parole à jeune homme non identifié dans une rue du quartier Est d’Alep tenu par les groupes terroristes d’Al-Nosra, etc]

« Les missiles russes ainsi que ceux d’Assad ont perpétré deux massacres. Ces attaques ont pris pour cible des civils et des enfants et ont fait des dizaines de martyrs et de blessés… ».

[Selon les deux poids deux mesures. Le 3 mai les auteurs des massacres ont été tout de suite identifiés; la RTS ne les a pas mentionnés. Ici, il n’y a aucune preuve: la RTS propage la propagande de la partie qui accuse les Russes et Assad]

Journaliste Jean-Pierre Schaller :

« De leur côté les rebelles répliquent au mortier, comme ici dans ce village au nord d’Alep».

[Image d’hommes en civil en zone non urbaine, ambiance bucolique dépourvue de destructions. Le journaliste sous-entend par « répliquent… » que les « rebelles » se défendent, que ce ne sont pas des agresseurs]

« La nuit dernière un bombardement attribué au régime détruisait un hôpital soutenu par MSF et le CICR faisant au moins 30 morts dont trois enfants et des soignants ».

[On voit des destructions sans que même les habitants d’Alep à qui nous les avons soumises ne peuvent situer où cela s’est produit. Si ce sont des images manipulées ou pas.]

Conseiller de l’ONU Jan Engdal, extrait d’une déclaration à la presse :

« Le dernier pédiatre d’Alep a été tué… »

[C’est une fausse information qui a été abondamment reprise en Occident. Un gros mensonge relayé par des ONG proches des groupes armés. Il y a encore des pédiatres en fonction dans la ville d’Alep, notamment dans la partie de la ville sous contrôle gouvernemental.]

Journaliste Jean-Pierre Schaller:

« Hier soir Staffan de Mistura ne pouvait qu’en appeler aux Russes et aux Américains pour sauver une trêve moribonde. » (Image ONU et officiels)

[Le public dans ce patchwork, où chaque morceau doit incriminer Assad, le public maintenu est maintenu dans la conviction que le « régime » bombarde son propre peuple.]

Les faits racontés par le Dr Nabil Antaki

« Depuis le début de la guerre à Alep il y a 4 ans, les médias ne rapportent pas du tout les faits dans leur ensemble. …Alep est bombardée tous les jours depuis 2012 par des groupes terroristes causant des morts et des blessés…. Nous sommes très révoltés ici à Alep par leur manque d’impartialité et d’objectivité. Ils ne parlent que des souffrances et des pertes humaines dans la partie Est de la ville contrôlée par al-Nosra, un groupe terroriste affilié à al-Qaïda.

Les médias n’ont rien dit des bombardements continus et des carnages qui ont eu lieu depuis une semaine, dans la partie Ouest de la ville où aucun quartier n’a été épargné et où il y a tous les jours des dizaines de morts. Ces omissions sont d’autant plus révoltantes que ces quartiers représentent 75 % de la superficie d’Alep et comptent 1.5 millions d’habitants – contre 300.000 dans la partie Est occupée par les groupes terroristes.

Leur information laisse entendre que les groupes terroristes qui nous attaquent sont les victimes (…). Les attaques et les pertes dont nous souffrons sont présentées de manière à laisser le public dans le flou quant aux véritables responsables de ces crimes…Depuis trois jours les médias accusent le « régime Assad » et les Russes d’avoir bombardé et détruit un hôpital (al-Qods) soutenu par l’ONG Médecins sans Frontières à l’Est de la ville. Ils affirment que le « dernier pédiatre d’Alep » a été tué dans ce bombardement. Nous avons encore de nombreux pédiatres à Alep. Cela montre bien que, pour les médias, seule compte cette partie Est occupée par les rebelles, et que les trois quarts de la ville d’Alep administrée par l’Etat syrien, où pratiquent encore de nombreux pédiatres, ne comptent pas.

L’hôpital mentionné n’est pas sur la liste des hôpitaux de Syrie établie avant la guerre par le ministère de la santé. Donc, s’il existe, il a été installé dans un immeuble après la guerre. Je ne crois pas que les forces gouvernementales ou l’aviation russe bombardent délibérément un hôpital…Nous sommes écœurés et révoltés par cette désinformation permanente. [Nabil Antaki, 30 avril 2016 |Arretsurinfo.ch]

Conclusion

 

Concernant le traitement unilatéral et mensonger de la guerre en Syrie, par la RTS, une plainte a été déposée auprès de l’Autorité indépendante d’examen des plaintes [AIEP] en 2015, qui a été comme attendu rejetée. En cause toujours la même histoire déséquilibrée : le journal télévisé de 19.30 des 15 et 6 mars 2015.

Les informations présentées par la rédaction de la RTS, et celles qui sont omises, concourent immanquablement à faire apparaître la partie Est d’Alep tenue par les groupes armés, comme victime du « régime Assad ». Les crimes perpétrés intentionnellement contre la population d’Alep par les  « rebelles », ne cadrant pas avec la narration mensongère de la RTS, on évite de les exposer.

« Mais pourquoi ne parle-t-on pas en France [et ailleurs, ndlr] du million et demi de loyalistes d’Alep d’ailleurs ? Pourquoi on ne parle que de la petite partie de la ville qui est envahie par les djihadistes ? Même en terme de chiffres, puisqu’ils sont moins de 200 000, ce n’est pas logique» demande l’ambassadeur Michel Raimbaud [10].

Chacun connait ici la réponse.

 Slvia Cattori | 28 mai 2016

[1]  http://arretsurinfo.ch/alep-linformation-mensongere-continue-par-nabil-antaki/

[2] http://arretsurinfo.ch/syrie-la-television-suisse-rts-trompe-le-public/

[3] http://arretsurinfo.ch/syrie-nabil-antaki-decrit-ce-qui-se-passe-reellement-a-alep-et-refute-les-propos-de-msf/

[4 http://arretsurinfo.ch/syrie-la-television-suisse-rts-trompe-le-public/

[5] http://arretsurinfo.ch/deluge-de-bombes-sur-alep-lhopital-dobstetrique-a-ete-detruit-de-nombreuses-victimes/

[6] http://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/syrie-le-conseil-de-securite-de-lonu-appelle-a-mieux-proteger-les-medecins-et-hopiaux?id=7697042

[7] http://arretsurinfo.ch/moscou-dement-des-frappes-aeriennes-sur-un-hopital-dalep/

[8] La « défense civile », alias Casques blancs, est une ONG qui opére dans les zones « rebelles » http://arretsurinfo.ch/une-forte-propagande-fait-rage-autour-de-la-bataille-dalep/

[9]  http://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/syrie-la-treve-nest-plus-du-tout-respectee?id=7684776

[10] https://blogs.mediapart.fr/adeline-chenon-ramlat/blog/130516/ayssar-midani-la-juste-voix-franco-syrienne


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