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Un ambassadeur algérien vilipende la France pour son rôle déstabilisant en Afrique (Russia Today)

par Russia Today 21 Mai 2016, 04:46 Algérie France Françafrique Colonialisme néocolonialisme Pillage Contestation

L'ambassadeur de l'Algérie au Cameroun, Merzack Bedjaoui, jette de l'huile sur le torchon qui brûle entre la France et l'Algérie. «L'Algérie n'a pas besoin de la France. C'est ce pays qui a besoin de l'Algérie !», a déclaré le diplomate.

 

Le diplomate a sévèrement réprimandé les autorités de Paris lors d'une intervention au café politique du Club des journalistes politiques du Cameroun. Il accusé la France d'être responsable de toute la déstabilisation de l'Afrique subsaharienne. «Si la guerre en Libye n'avait pas eu lieu, Boko Haram n'aurait pas existé. L'Algérie a fermement combattu le terrorisme à travers la déradicalisation. L'Algérie a eu une attitude claire dès le début. Certains pays étrangers ont mis la pression sur l'Algérie, mais elle a refusé d'effectuer tout paiement», analyse l'ambassadeur Bedjaoui, qui appuie la position de l'Algérie concernant le versement de rançons finançant les groupes terroristes en Afrique.

 

Il défend son président

L'ambassadeur algérien n'a pas manqué aussi de souligner l'état de santé d'Abdelaziz Bouteflika, dont la capacité à diriger fut mise en doute par l'ancien Président du Parlement français et du Conseil constitutionnel français, Jean-Louis Debré, qui a fait des révélations sur la maladie de Bouteflika dans un livre paru en France sous le titre : 'Ce que je ne pouvais pas dire'. 

«On ne dirige pas un pays avec les pieds, mais avec sa tête. N'écoutez pas ce qui est propagé par les pays étrangers. En Allemagne, le ministre de l'Économie est sur un fauteuil roulant ; aux États-Unis, Roosevelt qui a fait quatre mandats avait des soucis de santé [la polio], il en est de même de l'ancien Président d'un pays dont je ne vais pas citer ici. Jacques Chirac a fait deux mandats et menti sur sa santé. Mais quand c'est chez nous, ils affirment que c'est un drame», dénonce enfin Merzack Bedjoui.

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