Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Selon Debkafile, l'accord secret entre Poutine et Obama au G20 est à l'origine de l'intensification des bombardements russes sur la Syrie avant le règlement politique du conflit

par Debkafile 19 Novembre 2015, 23:07 Poutine Obama Accord secret Russie USA Syrie Bombardements Rebelles EI

Selon Debkafile, l'accord secret entre Poutine et Obama au G20 est à l'origine de l'intensification des bombardements russes sur la Syrie avant le règlement politique du conflit

L'accord secret pour une solution politique au conflit en Syrie passé entre les présidents Barack Obama et Vladimir Poutine en marge du sommet du G20 à Antalya ce week-end a radicalement changé la donne et a vu l'intensification des frappes aériennes de la Russie dans les 24 dernières heures.
Pour la première fois l'intervention militaire russe s'est intensifiée dans la guerre civile syrienne, les avions de l'armée de l'air russe ont décollé mardi 17 novembre pour des attaques sur des cibles des rebelles syriens et de l'Etat islamique (EI), à partir de la base aérienne de Morozovsk dans le quartier sud de Rostov. Jusqu'à présent, les bombardiers russes avaient décollé de la base aérienne de Hmeymim près de Lattaquié.

Aussi pour la première fois, des bombardiers Tupolev Tu-160 et Tupolev Tu-95 ont été utilisés. Le Tupolev Tu-160 Blackjack est un bombardier stratégique à long terme et le plus grand avion de combat dans le monde, tandis que l'ours Tu-95 est un énorme bombardier stratégique avec quatre turbopropulseurs puissants également utilisés pour lancer des missiles.

Les sources militaires de Debkafile notent que l'entrée de ces bombardiers lourds marque une augmentation de la fréquence des attaques et de la puissance de feu utilisée par la Russie contre les rebelles et l'EI. Combiné avec les tirs de missiles de croisière russe Kalibr sur des cibles en Syrie, ces changements ont augmenté sensiblement l'effort militaire russe en Syrie.
Des sources occidentales rapportent que ces changements stratégiques signifient que Poutine veut régler ses comptes avec l'État islamique après la chute de l'avion russe dans le Sinaï le 31 octobre, et qu'il coordonne cet effort avec le président français François Hollande, qui est attendu à Moscou dans les prochains jours.

Cependant, selon Debkafile l'intensification de l'offensive aérienne russe semble cibler avant tout les groupes rebelles syriens qui sont les cibles prioritaires de Moscou, tandis que l'EI vient au second plan.
Dans leur conversation de 30 minutes ce dimanche 15 novembre, nos sources révèlent qu'Obama a secrètement accepté la plupart des points du plan proposé par Poutine pour une résolution politique du conflit syrien, à l'exception du point relatif à l'avenir de Bachar al-Assad.
La Maison Blanche et le Kremlin, par conséquent ont annoncé une décision commune sur un cessez-le-feu en Syrie qui pourrait être suivi par une médiation de l'ONU favorisant des négociations entre les rebell
es et le régime d'Assad.


Le premier point du plan directeur de la Russie appelle à l'intensification des frappes aériennes des Etats-Unis et de la Russie contre les groupes rebelles qui refusent d'entrer dans ces négociations afin de les forcer à rentrer dans le rang.

À la suite de l'accord entre les deux présidents, 75% des attaques russes en Syrie mardi ont été dirigées contre les différents groupes rebelles (autour de Hama et d'Alep), et seulement 25% contre l'EI (qui a son siège à Raqqa) et le Front al-Nosra .

Obama a accepté que la Russie puisse élargir sa campagne aérienne à cette fin pendant au moins trois semaines. Il a également été décidé que la Russie pourrait renforcer ses frappes par l'adjonction de 25 bombardiers lourds et d'avions de chasse.

Pendant ce temps, également ce mardi, la Russie a publié les résultats de son enquête sur l'attentat contre un avion russe le 31 octobre dans la péninsule du Sinaï qui a causé la mort de des 224 passagers et membres d'équipage.

Poutine et les chefs de la communauté du renseignement russe ont conclu que la destruction du Vol 9268 de Metrojet, peu après son décollage de Charm el-Cheikh était le résultat d'une bombe placée à bord par des terroristes. L'Egypte a rapidement rejeté la conclusion, affirmant qu'il n'y avait pas la preuve de quoi que ce soit. Mais le constat a conduit Poutine à offrir une récompense sans précédent de 50 millions de dollars pour toute information menant à la capture de ceux qui ont posé la bombe.

Selon nos sources antiterroristes, les chefs de renseignement russes sont convaincus que certains officiers de l'armée et des services de sécurité égyptiens savent exactement qui était responsable de l'attentat. L'énorme récompense a été offerte pour les amener à rompre les rangs avec la résistance acharnée du président égyptien Abdel-fatteh El-Sisi face aux accusations d'une main terroriste à l'œuvre derrière la catastrophe aérienne touchant l'avion russe. Après tout, il est difficile de résister à 50
millions de dollars.

Haut de page