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Plus de 170.000 morts civiles en Irak: Blair exprime sa “peine” et ses “excuses” (Sputniknews)

par Sputniknews 7 Juillet 2016, 12:16 Tony Blair Grande-Bretagne Excuses Crimes de guerre Irak Impérialisme

Plus de 170.000 morts civiles en Irak: Blair exprime sa “peine” et ses “excuses” (Sputniknews)
Plus de 170.000 morts civiles en Irak: Blair exprime sa “peine” et ses “excuses”
Sputniknews

Qu’est-ce qu’on fait si l’on est coupable de quelque 170.000 morts ? Demandez-le à Tony Blair ! Une fois ça vous arrive, il faut présenter ses excuses ! Suite aux révélations de John Chilcot sur l’implication du Royaume-Uni dans la guerre en Irak en 2003, l’ancien premier ministre britannique Tony Blair a daigné exprimer sa « peine« , ses « regrets » et ses « excuses« … Mais sont-ils utiles pour quelque 170.000 civils violemment tués en raison de ses décisions qu’il regrette aujourd’hui?

Le Royaume-Uni n’avait pas d’option de suspendre l’invasion en Irak et Tony Blair dit avoir pris cette décision avec le cœur lourd. La décision qui a coûté la vie à entre 160.400 et 179.312 civils documentés, alors qu’au total le nombre des morts, les combattants inclus, est estimé à 251.000. Et une douzaine d’années plus tard, M. Blair exprime ses regrets. « C’était la décision la plus difficile que j’ai jamais prise, je l’ai prise de bonne foi. J’en endosse l’entière responsabilité. J’exprime ma peine, mes regrets et mes excuses », a déclaré l’ex-chef du gouvernement britannique lors d’une conférence de presse à Londres. Il était important que les Etats-Unis ne battent pas seuls sur le sol irakien contre la terreur, a ajouté M. Blair. Est-il donc là la raison de l' »impossibilité » d’ajourner l’invasion, dans la nécessité de soutenir l’ami au besoin en volant les vies à centaines de milliers de personnes…

Au Royaume-Uni, dans le cadre de l’enquête sur la légalité de la participation des troupes britanniques dans la guerre en Irak, 29 lettres de l’ex-premier ministre britannique Tony Blair à l’ancien président américain George W. Bush ont été publiées le 5 juillet. Des députés britanniques avaient déjà l’intention, en amont, de lancer des poursuites judiciaires à l’encontre de Tony Blair dans le cadre de l’enquête sur les circonstances de la participation de Londres dans l’intervention internationale en Irak en 2003.

La commission dirigée par l’ancien vice-ministre permanent des Affaires intérieures du Royaume-Uni John Chilcot, étudie la légalité des ordres sur la participation à l’invasion de l’Irak. Les dernières audiences publiques ont eu lieu en 2011, cependant, la publication des résultats a à plusieurs reprises été reportée depuis lors.

TONY BLAIR RECONNAÎT QUE L’INVASION DE L’IRAK A ENFANTE DEACH

L’ex-premier ministre britannique s’est en outre excusé pour les erreurs commises lors de cette guerre. L’intervention des forces armées des Etats-Unis et de leurs alliés en 2003 est une des causes principales de l’émergence de l’Etat islamique, a reconnu l’ex-premier ministre britannique Tony Blair . « Je crois qu’il y a une partie de vérité dans cela. Sans aucun doute, vous ne pouvez pas dire que ceux qui ont renversé Saddam Hussein en 2003 ne sont pas responsables de la situation en 2015« , a-t-il fait savoir en répondant à la question d’un journaliste lui demandant si l’intervention US en Irak était « la cause principale » de l’émergence du groupe extrémiste. Dans le même temps, Tony Blair s’est excusé pour les erreurs commises dans cette guerre. « Je demande pardon pour les fausses informations des services de renseignement. Je demande aussi pardon pour certaines erreurs commises lors de la planification et les erreurs concernant les conséquences possibles du changement du régime », a-t-il souligné.

Il est à noter qu’une des raisons de la démission de Tony Blair en 2007 a été la chute de sa cote de popularité, une des causes étant le mécontentement des Britanniques en raison de la participation du pays à la guerre en Irak. La coalition occidentale a déclenché la guerre en Irak en alléguant la possession d’armes de destruction massive par le président irakien de l’époque Saddam Hussein, selon les services de renseignement occidentaux. Or, il s’est avéré par la suite que l’Irak ne détenait pas de telles armes, ce qui a contribué à la propagation de l’idée selon laquelle Tony Blair et George Bush avaient avancé de faux arguments afin de justifier l’intervention militaire en Irak.

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